La Cité de l’architecture et du patrimoine présente « La saga des grands magasins de 1850 à nos jours ». « Une exposition inédite par son envergure temporelle. Elle met l’accent sur la naissance d’architectures à la fois éblouissantes et fonctionnelles, dédiées aux nouveaux modes de consommation et dont l’influence irrigue nos sociétés contemporaines. De 1850 à nos jours, les grands magasins n’ont eu de cesse de se réinventer à travers le monde, de Paris à Brazzaville, en passant par Nancy ou Mexico. Leur architecture comme leurs décors éblouissants ont accompagné les grandes métamorphoses de nos sociétés et leur capacité à saisir et à anticiper leur époque les ont mis au cœur de notre imaginaire. »
« La saga des grands magasins de 1850 à nos jours »
« Les Galeries Lafayette, Paris », par Elke Werry
« KaDeWe, Berlin » par Elke Werry
« Macy's, New York » documentaire par Janos Kereszti
« Les Galeries Lafayette, Paris », par Elke Werry
« KaDeWe, Berlin » par Elke Werry
« Macy's, New York » documentaire par Janos Kereszti
L’histoire sous les pieds. 3000 ans de chaussures
La Mode retrouvée. Les robes trésors de la comtesse Greffulhe (Proust’s Muse, The Countess Greffulhe)
« Shocking ! Les mondes surréalistes d’Elsa Schiaparelli »
Madame Grès, la couture à l’œuvre
Madame Carven (1909-2015)
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« Assassinat d'une modiste » de Catherine Bernstein
« Stitching History from the Holocaust »
Coco Chanel
« Stitching History from the Holocaust »
Coco Chanel
La France d’Avedon. Vieux monde, New Look L'Art de l'automobile. Chefs-d’œuvre de la collection Ralph Lauren
Sonia Rykiel (1930-2016)
Sonia Rykiel (1930-2016)
« Au bonheur des dames. L'invention du grand magasin », par Sally Aitken et Christine Le Goff
« Les Galeries Lafayette, Paris », par Elke Werry
« Les Galeries Lafayette, Paris », par Elke Werry
« Le design pour tous : de Prisunic à Monoprix, une aventure française »
« KaDeWe, Berlin » par Elke Werry
« Macy's, New York » documentaire par Janos Kereszti
« KaDeWe, Berlin » par Elke Werry
« Macy's, New York » documentaire par Janos Kereszti
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, apparaissent des « magasins de nouveautés » proposant des articles concernant la toilette de la femme : « Au Grand Mogol », « Le Tapis rouge » « La Fille d'honneur », « Les Deux Magots », « La Barbe d'or », « Aux Dames élégantes », « À la Belle Jardinière », « Le Bazar des Bons Marchés »). Leur localisation ? Dans des rues-galeries, des rues-salons et des passages couverts, des espaces au chalandage au calme, protégé de la pluie et d'une circulation bruyante et parfois dangereuse.
« Au début du XIXe siècle, de nombreuses formes de commerce existent à travers le monde, tels que les boutiques, les passages, les magasins de nouveautés ou encore les bazars. Les grands magasins s’inscrivent dans un paysage vaste et pluriel. Derniers nés, ils proposent au milieu du siècle une synthèse novatrice, favorisée par la Révolution industrielle. »
« Ainsi, le spectaculaire développement des transports et de l’industrie, suivi de l’importante urbanisation des villes dynamisées par l’essor démographique, occasionnent au XIXe siècle une véritable métamorphose du commerce et l’émergence d’un genre nouveau, le grand magasin. Cette révolution commerciale bouleverse profondément les codes de la consommation, en France mais aussi dans les grandes métropoles internationales. »
« La modernité des grands magasins tient au développement de techniques de vente inédites accompagnées d’une organisation sociale et professionnelle inconnue jusqu’alors. »
« Cette rhétorique de la modernité s’illustre à travers un genre architectural nouveau développé par les grands magasins qui se présentent comme les promoteurs de la nouveauté au sein de la société du XIXe siècle. »
« L’acte d’achat devient une expérience sensorielle qui convoque, pour la première fois, les notions de plaisir et de divertissement, savamment entretenus afin d’alimenter le désir. »
Construire pour éblouir
« L’architecture des grands magasins est à la fois époustouflante et rationnelle. »
« À la suite d’habiles opérations immobilières, les bâtiments se transforment par des extensions successives. Au fur et à mesure des agrandissements et des constructions, le modèle du grand magasin s’impose : dômes, vitrines, marquises à l’extérieur ; espaces organisés autour d’un hall monumental surmonté d’une verrière aux vitraux chatoyants à l’intérieur. Au cœur de l’atrium central, les escaliers majestueux pourvus de garde-corps aux ferronneries ouvragées distribuent l’espace dans un apparat digne des théâtres ou des opéras ».
« Cette nouvelle organisation spatiale fait sensation. »
« Tout concourt à transformer la visite en spectacle éblouissant : les rayonnages, les mobiliers chargés de marchandises, les circulations qui permettent de multiplier les points de vue, les éclairages au gaz puis électriques. »
« Certaines enseignes conçoivent des édifices nouveaux et font appel à des architectes de renom qui réalisent des bâtiments spectaculaires. »
« S'imposant comme de véritables repères urbains, les grands magasins façonnent des îlots reliés au monde extérieur. Les bâtiments deviennent supports de publicités, façades et vitrines offrent une scène idéale aux opérations promotionnelles. »
« Les innovations techniques favorisent la rationalisation du travail et de la vente et deviennent des atouts de taille. À l’affût des nouveautés technologiques, les grands magasins ne cessent de se transformer afin de rester à la pointe du progrès et de la modernité. »
« Dès le troisième quart du XIXe siècle, des grands magasins sont fondés partout dans le monde. »
« Chaque grande métropole accueille son enseigne. »
« Les réflexions architecturales qui animent les architectes parisiens trouvent des échos dans ces nouvelles constructions internationales. Certains bâtiments sont l’oeuvre d’élèves étrangers qui étudient à l’École des beaux-arts de Paris où la conception d’un grand magasin est devenue sujet de concours. D’autres sont réalisés par des architectes européens sollicités à l’international. Raoul Brandon signe ainsi les Magasins Kouyoumdjian à Sofia en Bulgarie, après avoir dessiné les Établissements Orosdi-Back au Caire. Des entrepreneurs émigrés fondent leur enseigne, à l’image de la diaspora de Barcelonnette au Mexique où l’influence française devient le véhicule privilégié de la modernité. »
« L’implantation des grands magasins se fait aussi en contexte de protectorat colonial, comme pour les Magasins Modernes de Casablanca dus à l’entreprise des frères Perret. Dans tous ces cas, le modèle est approprié et adapté, tant sur le plan architectural que commercial. »
« En relatant plus de cent cinquante ans d’activité, en France comme à l’étranger, l’exposition La Saga des grands magasins propose de découvrir les coulisses de ces grandes enseignes, à la fois familières et méconnues, à travers près de 500 œuvres. »
« L’exposition est inédite à plusieurs titres :
• L’histoire des grands magasins est abordée à une échelle mondiale, couvrant une période allant du XIXe siècle à nos jours.
• Près de 500 œuvres de différentes natures (dessins, peintures, éléments d’architecture, mobiliers, maquettes, vêtements, etc.) sont présentées. Nombre de ces pièces proviennent des collections patrimoniales des grands magasins, et certaines sont exposées pour la première fois.
• Une scénographie immersive plonge le visiteur dans l’atmosphère de ces temples de la consommation, en interprétant l’expérience sensorielle et divertissante qui leur est propre.
• Plusieurs dispositifs interactifs, spécialement conçus pour des découvertes en famille, rythment la visite. »
« Suivant un déroulé mêlant approches chronologique et thématique, croisant repères historiques et culturels, l’exposition invite le visiteur à une expérience sensorielle propre à l’univers très particulier des grands magasins. »
« Tout au long de son parcours, l’approche architecturale et patrimoniale invite le visiteur à un voyage à travers les évolutions stylistiques et techniques de ces bâtiments. Apparus sous le Second Empire, les grands magasins symbolisent à la fois un nouveau phénomène architectural ainsi qu’un nouveau mode de consommation. Ils sont le théâtre de profonds bouleversements économiques et sociétaux. Nouveaux espaces publics dans la ville, ils deviennent les vitrines des changements sociologiques, culturels et artistiques des époques qu’ils traversent. »
On a du mal à imaginer le succès des grands magasins à Paris ou en province, et leur attrait pour un public populaire : rayon bricolage et nocturne le mercredi soir du BHV situé au sous-sol de l'immeuble de la rue de Rivoli. Au fil des XIXe et XXe siècles, certains grands magasins ont fermé définitivement leurs portes, tels les Grands magasins du Louvre fermés en 1974 et ayant laissé la place en 1978 au Louvre des Antiquaires qui a cessé toute activité en 2020. Les espaces seront prochainement occupés par la Fondation Cartier.
A l'aube du XXIe siècle, l'économie des grands magasins n'est plus florissante : gestion catastrophique de la pandémie de coronavirus (fermeture), concurrence de la vente sur Internet, etc. En témoigne la transformation de la Samaritaine rue de Rivoli - la Samaritaine de Luxe située boulevard des Capucines (75001) avait fermé en 1981 - rachetée par le groupe LVMH : à la grande façade rue de Rivoli détruite, a été substitué un édifice aux parois de verre ondulé, les articles de quincaillerie et de mercerie ont été remplacés par ceux de luxe (mode, parfumerie, maquillage, joaillerie)... Des "logements sociaux" à la mode "hidalgoienne" ont été créés.
Le commissariat de l’exposition est assuré par Isabelle Marquette, conservatrice du patrimoine, et Elvira Férault, attachée de conservation, Cité de l’architecture et patrimoine, le commissariat associé par Christelle Lecoeur, architecte, docteure en architecture (Laboratoire ACS - ENSA Paris-Malaquais UMR AUSser - CNRS 3329 Université PSL), avec Anjali Pasquion Somaradjalou, chargée de recherche Cité de l’architecture et du patrimoine, et Cléa Calderoni, assistante de recherche pour le catalogue.
MÉDIATION DANS L'EXPOSITION « LES ÎLOTS »
« Trois « îlots » ponctuent le parcours de l’exposition : sensoriels, ludiques ou créatifs, ces dispositifs de médiation accompagnent les visiteurs dans leur découverte. Accessibles et inclusifs, ils s’adressent à tous les publics, des adultes aux plus jeunes. »
ÎLOT 1
« Le premier îlot, installé dans la section I. de l’exposition, consacrée à la période de 1850 à 1930, invite les visiteurs à faire l’expérience sensible et sensorielle d’un grand magasin fictif du début du XXe siècle. »
« Ils découvrent un comptoir où échantillons de tissus et articles de mercerie servent à imaginer son propre modèle de confection. Devenu client de l’enseigne « Au Trocadéro », chacun essaye une capeline 1900 ou découvre des fragrances à la dernière mode, recomposées pour l’occasion par l’Osmothèque, Conservatoire International des parfums. »
« L’évocation ne serait pas complète sans un extrait issu de l’émission Au Bonheur des Dames produite par France Culture qui permet de se (re)plonger dans le roman de Zola. »
ÎLOT 2
« Le deuxième îlot, faisant le pont entre les sections II et III, invite les visiteurs à comprendre les évolutions des aménagements intérieurs de ces machines à vendre. Deux coupes du grand magasin fictif « Au Trocadéro » imaginées par l’illustratrice Hélène Balcer permettent sous la forme d’un « cherche et trouve », d’être plongé tour à tour, de manière ludique et humoristique, à la Belle Époque et dans les Sixties. »
Hélène Balcer
www.helenebalcer.com
ÎLOT 3
« Dans un espace dédié, à proximité d’une évocation artistique contemporaine des vitrines de Noël, le troisième îlot propose des ateliers créatifs et activités manuelles aux petits comme aux grands. L’occasion de tester son imagination ! »
« L’Osmothèque, Conservatoire International des parfums est une institution culturelle de référence dédiée à la préservation du patrimoine olfactif. Elle conserve à Versailles dans ses collections plus de 6000 parfums, dont un millier de parfums anciens et disparus, qui permettent de retracer plus de 2000 ans d’histoire. Parfums antiques (Khyphi des égyptiens, Parfums Royal des Romains 1er siècle), ancêtres des eaux de Cologne (Eau de la Reine de Hongrie), premiers parfums incorporant des molécules de synthèse (Fougère Royale de Houbigant - 1884), grands archétypes des différentes familles olfactives (Ambre Antique de Coty - 1904, Le Chypre de Coty - 1917), ou encore parfums de l’âge d’or des couturiers parfumeurs (Le Fruit défendu de Paul Poiret - 1914, Vent Vert de Balmain - 1945, Fracas de Piguet - 1947), les trésors des collections du conservatoire invitent à un voyage dans le temps par le sens olfactif. Au travers de médiations olfactives mettant en valeur ses collections, ou de collaborations avec des établissements culturels, elle contribue à valoriser et faire connaitre l’art du parfum et son héritage qui rayonne dans le monde entier. »
www.osmotheque.fr
Autour de l'exposition, diverses activités sont proposées : tables-rondes, visites guidées pour enfants et adolescents…
Atelier Mon grand magasin de poche
8-12 ans
« Et si on faisait tenir un grand magasin dans une mini boîte ? Les enfants visitent l'exposition La Saga des grands magasins puis en atelier fabriquent leurs maquettes. Décors, escalier monumental, coupole sont autant d'éléments indispensables à la réalisation de leurs grands magasins de poche ! Accompagnés par une conférencière, les enfants découvrent l'histoire des grands magasins de 1850 à nos jours. En atelier, ils manipulent différents types de papiers, dessinent selon leur inspiration et s'essaient à des techniques de découples et plis. »
Projection-débat
avec Julie Bertuccelli et Frederick Wiseman
The Store, de Frederick Wiseman, États-Unis, 1983, couleur, 1h58.
« Dans le cadre de la rétrospective intégrale « Frederick Wiseman, nos humanités », portée et organisée par La Cinémathèque du documentaire à la Bpi/Centre Pompidou et des lieux associés »
L’Âge d'or des grands magasins (1850-1930)
La mise en scène de la consommation
« L’entrée libre sans obligation d’achat, les prix fixes et affichés, l’abondance des marchandises, la possibilité de toucher les articles puis de les échanger si besoin, la livraison des achats à domicile ainsi que le développement de la vente par correspondance caractérisent les nouvelles techniques commerciales systématisées par les grands magasins. La marchandise, abondante et à bas coût, y est mise en scène. Ces innovations modifient radicalement l’acte d’achat et les relations entre vendeur et client. »
« La plupart des grands magasins pratiquent la vente au comptant, les achats étant payés sur place et en totalité. Plusieurs enseignes, plus populaires, à l'image des Grands Magasins Dufayel, apparaissent simultanément. Elles développent la vente à crédit et constituent une porte d’entrée vers la consommation pour une clientèle plus modeste. »
« Tout est pensé pour attirer et fidéliser la clientèle. »
« Des expositions temporaires, des périodes de soldes et d’occasions, devenues régulières, rythment les saisons et maintiennent l’attractivité de l’enseigne, entretenue par une riche production publicitaire (affiches, cartes-réclame, produits dérivés, cartes de vœux, …). »
« Dès le dernier quart du XIXe siècle, les grandes enseignes développent une variété de services services afin de séduire une clientèle toujours plus nombreuse. Dans un esprit de loisir, les grands magasins deviennent des lieux de visite et de distraction où les clients peuvent désormais passer la journée et s’adonner à diverses activités. »
« Salons de lecture, boudoirs, salles de spectacles et de concerts, espaces de restauration, d’expositions mais aussi salons de coiffure, cours de maintien et défilés de mode sont proposés aux clients. »
« Certaines de ces occupations popularisent les grandes inventions du siècle. Il est ainsi possible de se faire tirer le portrait à l’atelier de photographie du magasin À la Place Clichy ou d’assister, dès 1896, à une séance de cinéma aux Grands Magasins Dufayel. Le développement de ces services se conjugue avec l’accroissement des espaces de vente, les grands magasins connaissant alors d’importantes campagnes d’agrandissement. »
Une nouvelle organisation sociale
« L’histoire des grands magasins a retenu la forte personnalité, ambitieuse et visionnaire, des pères fondateurs. Certains sont passés à la postérité comme Aristide et Marguerite Boucicaut, Ernest Cognacq et Marie-Louise Jaÿ ou Harry Gordon Selfridge. Ces hommes, souvent accompagnés de leur épouse ou d’associés, personnifient l’entreprise et fédèrent la communauté des employés. »
« Le succès des grands magasins se ressent à l’augmentation rapide de leur masse salariale. »
« En 1882, Zola estime que 2 500 employés travaillent au Bon Marché, alors qu’ils n’étaient qu’une douzaine lors de son ouverture. »
« Les grands magasins emploient un personnel nombreux dont l’organisation du travail est soigneusement hiérarchisée. Cadres, chefs de rayons, vendeurs et vendeuses, livreurs, comptables, cuisiniers… »
« La composition des employés, majoritairement masculine au XIXe siècle, se féminise progressivement au cours des décennies. »
« Une nouvelle gestion du personnel voit le jour : le paternalisme. Les employés sont logés et nourris, ils bénéficient dans certains cas d’assistance médicale, de cours du soir, de pouponnières, de fonds de retraite ou de prévoyance. Ces dispositions ont pour objectif de fidéliser le personnel afin qu’il soit le plus rentable possible. Cette supervision des différents aspects de la vie des salariés peut être contraignante dans la mesure où les acquis sociaux sont obtenus en échange d’une grande corvéabilité et la soumission à des conditions de travail pénibles. »
« Rapidement après l’émergence des grands magasins, les employés se fédèrent pour obtenir des assouplissements. »
« Les premières grèves éclatent dès les années 1860. »
« Elles sont suivies par d’autres mouvements de contestation à l’instar des 10 jours de grève menés en 1905 par le personnel des magasins Dufayel pour obtenir la journée de 10 heures et un repos hebdomadaire de 36 heures. »
« Durant l’entre-deux-guerres, les grands magasins connaissent une période faste, ils incarnent le luxe, le bon goût et la joie de vivre. Après des décennies de croissance, ils présentent toutefois leurs premiers signes d’essoufflement durant les années 1920. Plusieurs enseignes diversifient alors leur offre en créant des magasins à prix unique qui proposent des articles de grande consommation à bas coûts et conquièrent ainsi une clientèle plus modeste. »
« Après la Seconde Guerre mondiale et pendant les Trente Glorieuses, les grands magasins ne sont plus les fers de lance de la modernité. Si leur succès est encore manifeste, ils doivent s’adapter aux nouvelles réalités de la société de consommation de masse. Les enseignes entreprennent alors des changements en profondeur et se lancent dans une quête de rentabilité en diversifiant leurs activités, en investissant dans d'autres secteurs et en développant de nouvelles filiales. Ce tournant pris, les années 1950 et 1960 marquent l’apogée commercial de la formule du grand magasin. »
« Au cours de ces décennies l’expérience du shopping est cependant progressivement perdue au profit de l’acte d’achat. Cette quête de rentabilité atteint ses limites après les chocs pétroliers des années 1970. »
Optimiser l’espace
« Au cours des années 1930 puis après la Seconde Guerre mondiale, les grands magasins repensent leur modèle architectural. Ils entreprennent des aménagements extérieurs et intérieurs qui participent à une stratégie d’efficacité commerciale. »
« Pour ce faire, d’importants travaux sont réalisés. »
« Les façades deviennent des enveloppes fonctionnelles aux ouvertures obstruées, tandis que les halls sont comblés et entresolés afin d’accroître les surfaces de vente. Les étages se transforment en vastes plateaux soumis à l’éclairage artificiel et à l’air conditionné. »
« À la monumentalité théâtrale des anciens halls succèdent des espaces standardisés. Les escaliers d’apparat, autrefois situés au cœur des magasins, sont remplacés par des escalators mieux adaptés aux aspirations modernistes de l'après-guerre. »
« Ces escaliers mécaniques optimisent la gestion des flux des clients, améliorant de fait l'efficacité commerciale. Ludique et sans efforts, leur utilisation augmente le confort du public tout en offrant des vues plongeantes et inédites sur les rayons.
« Parallèlement à l’optimisation des circulations verticales, les cheminements horizontaux sont repensés. Il s’agit d’attirer les clients depuis les parkings ou les transports publics puis de les faire évoluer d’un bâtiment à l’autre sans sortir des magasins grâce à l’aménagement de passerelles. »
« Ainsi, conformément aux théories développées aux États-Unis par les promoteurs des nouveaux centres commerciaux, la qualité des espaces laisse place à la qualité des ambiances nécessaires à la réussite de l’entreprise commerciale. »
Rationaliser l’acte d’achat
« Dès 1928, les directeurs de grands magasins à travers le monde se regroupent en association afin de favoriser l'échange d'expériences et de développer des stratégies commerciales à l'échelle internationale. Des rencontres, des débats, des voyages sont fréquemment organisés. Parmi les centres d’intérêts des membres de l’association, l’étude des clients occupe une place centrale. »
« Des bureaux de recherche sont créés au sein des grands magasins afin d’analyser les clientèles. »
« Les premiers travaux sont surtout statistiques, puis ces études s’affinent pour intégrer des paramètres comportementaux et psychologiques. Les résultats de ces recherches trouvent des applications immédiates dans l’aménagement ou la présentation des grands magasins. Ils viennent également alimenter les études marketing, discipline qui se développe considérablement après la Seconde Guerre mondiale. »
« Ces nouveaux centres d’intérêt s’accompagnent de transformation au sein même de l’organisation interne des grands magasins qui se fait de plus en plus scientifique. Cela provoque notamment une scission avec le modèle patriarcal qui avait prévalu jusqu’alors. De nombreux services sont ainsi mutualisés et externalisés, notamment l'approvisionnement des marchandises. »
Le grand magasin, une machine à vendre (1930-1980)
« Alors que le chef de rayon était auparavant seul responsable du choix des articles, cette tâche est désormais prise en charge par une centrale d'achat. »
« Avec la centralisation des achats, les produits vendus deviennent identiques dans tous les magasins relevant d’une même enseigne. »
« Les politiques de recrutements évoluent également, les nouveaux salariés, souvent plus qualifiées, ont suivi des études spécialisées dans la vente ou le commerce. »
« Les procédures d'embauche se standardisent et les candidats doivent passer des tests et des entretiens. »
« De nouveaux métiers émergent enfin, tels que celui de chargé de publicité et de communication ou de designers. »
Rester attractif
« Pendant les Trente Glorieuses, la concurrence s'intensifie avec l'essor des centres commerciaux et des malls en périphérie des villes. Face à ces nouvelles formes de commerce, certains grands magasins confirment leur positionnement vers le luxe, tout en investissant dans ces nouveaux espaces commerciaux. L’une des stratégies essentielles des grands magasins consiste à maintenir une effervescence permanente. L’attractivité devient un enjeu fondamental. De nombreux évènements, comme des grandes expositions ou des défilés de mode, sont organisés, donnant lieu à de véritables créations scénographiques. Les dirigeants n'hésitent pas à solliciter des artistes, architectes et designers pour créer des environnements capables de faire rêver leur clientèle. Les grands magasins deviennent les showrooms de la vie moderne. »
« Les études sur les clients et leurs habitudes ont conduit les grands magasins à davantage segmenté leur cible et a porté un discours spécifique en fonction de la clientèle visée. Ainsi, après le baby-boom, l’importante place occupée par les adolescents dans la société se reflète dans la stratégie des grands magasins qui développent des rayons spécifiquement dédiés à cette nouvelle clientèle. Les lignes de vêtements destinées aux jeunes se multiplient : la maison Dior crée Miss Dior en 1967 et Pierre Cardin invente à la même époque Pierre Cardin Jeunesse, dont les modèles sont diffusés jusque dans les grands magasins japonais. L’après-guerre marque aussi l’arrivée du prêt-à-porter en France. »
« Dès les années 1950, les boutiques de retail se multiplient et s’imposent comme de sérieuses concurrentes. Désormais, les vêtements s’achètent à des tailles standards, favorisant l’achat en direct auprès des fabricants. En amenant le « vêtement tout fait » dans leurs rayons, les grands magasins résistent à la concurrence. L’introduction du prêt-à-porter est l’occasion d’inviter de jeunes créateurs. Ainsi, Sonia Rykiel, sous la marque Laura, est la première créatrice à avoir un corner spécial aux Galeries Lafayette. »
« Suite aux crises qui ont bouleversé le monde économique et financier à la fin des années 1970, le paysage commercial des grands magasins est encore modifié. Certaines enseignes, pourtant présentes dès le XIXe siècle, ne se relèvent pas suite aux chocs pétroliers. Elles sont dans certains cas rachetées par d’autres grands magasins, ceux-ci se trouvant alors à la tête de nombreux points de vente disséminés sur un vaste territoire. »
« Parallèlement, l'influence des centres commerciaux et de leur logique d'aménagement, qui privilégie des espaces dédiés à chaque marque, appelés « stands trois murs », se fait ressentir. S’inspirant de cette organisation interne, les grands magasins délaissent la structuration en rayon qui prévalait jusqu’alors. Ce rapprochement contribue à diluer les grands magasins dans un système de distribution uniforme et mondialisé. »
« En outre, au milieu des années 1990, une nouvelle forme de concurrence émerge : la vente par Internet. L'achat n'est alors plus conditionné par le déplacement, ce qui oblige les grands magasins à offrir un attrait supplémentaire à leurs visiteurs, se situant au-delà de la consommation. »
« Ces différents constats ont conduit les grandes enseignes à repenser leur identité dans le paysage de la distribution. Nombre d’entre elles optent pour une montée en gamme et cherchent à se distinguer en opérant un retour aux sources. Une prise de conscience patrimoniale leur permet de revendiquer une histoire longue qui devient un objet de mise en valeur. »
« En revisitant leur histoire, les grands magasins renouent avec leur magnificence originelle, mettant en avant une architecture de la théâtralisation qui entre en résonance avec la tradition. »
« De nouvelles constructions et aménagements visent également à retrouver une certaine théâtralité, en laissant entrer la lumière naturelle et en favorisant les perspectives intérieures et extérieures. »
« À la croisée du patrimoine et de l'innovation, les grands magasins cherchent à établir un équilibre entre héritage et modes. En tant qu'acteurs de la société de consommation, ils s'engagent également sur des sujets contemporains tels que l'écologie, le développement durable, les questions de genre ou les nouvelles technologies. »
Redécouverte patrimoniale
« La rationalisation des grands magasins, mise en oeuvre durant les années 1950 et 1960 par un développement horizontal des surfaces, la disparition des verrières et la fermeture des façades au profit de la lumière artificielle, a progressivement conduit à une uniformisation des surfaces de vente. »
« Afin de pallier cette dilution identitaire, les grandes enseignes cherchent, depuis les années 1980, à renouer avec leur histoire. Elles redécouvrent la valeur patrimoniale et commerciale de leur architecture un temps négligée. À la fin du XXe siècle, le grand magasin s’affirme comme un bien culturel remarquable. Un regard nouveau est porté sur cette architecture et plusieurs édifices obtiennent des protections au titre des Monuments historiques ou bénéficient d’opérations de restauration. La conduite d’importants travaux de réhabilitation permet de remettre à l’honneur façades et décors. Source d’attractivité, les bâtiments historiques véhiculent une identité retrouvée. Les produits dérivés de l’architecture des grands magasins se multiplient. Entre objets promotionnels et bibelots souvenirs, l’iconographie des grands magasins se fige dans l’imaginaire collectif. Aux quatre coins du monde, les enseignes célèbrent les anniversaires de leur fondation ou l'inauguration de leurs édifices originels. »
« Au sein des espaces intérieurs, la réaffirmation de la singularité des grands magasins passe également par la recherche d'une nouvelle unité d'ambiance. »
« Au modèle des stands trois murs succède la réimplantation d’aménagements qui met en avant la personnalité du grand magasin avant celle des marques. »
Le renouveau des grands magasins (1980-2025)
S’inscrire dans la ville
« À partir des années 1990 et 2000, l'émergence de nouvelles dynamiques redonnent vie à un programme longtemps négligé. »
« Signe de ce nouvel intérêt, Rem Koolhaas produit une importante recherche avec ses étudiants de la Harvard Design School, publiée sous le titre Guide to shopping, dans laquelle il étudie l’évolution des lieux de commerce, depuis les premiers passages parisiens du XVIIIe siècle jusqu’aux centres commerciaux de la fin du XXe siècle. Il y explore tout à la fois les espaces, les techniques, les idéologies et les inventions par lesquels le shopping a remodelé les villes en Europe, en Amérique ainsi qu’en Asie. »
« Qu’il s’agisse de nouvelles constructions ou de réhabilitations, les grands magasins redeviennent conscients de l’importance de l’implantation et de la visibilité du magasin au sein de l’espace urbain, notamment en cœur de ville. L’implantation urbaine des magasins apparaît en effet comme un vecteur d’attractivité, plébiscité par les politiques publiques pour contrer le phénomène de désertification que connaissent les centres-villes dans les années 2000. Dès la fin du siècle, les grands enseignes confient à des architectes de premiers plans le design, la réhabilitation ou la construction de nouveaux édifices. La concurrence toujours plus forte du commerce en ligne les incite à revenir à la théâtralisation des espaces afin de renouer avec leur magnificence. »
Être acteur des mutations contemporaines
« Aujourd’hui, les grands magasins se trouvent confrontés à une nouvelle équation : continuer à faire du profit tout en prenant en compte les grandes mutations contemporaines. Ils doivent témoigner de leur engagement face aux enjeux environnementaux, sociaux, sanitaires ou technologiques. »
« Le shopping, qui associe plaisir et acquisition, avait constitué la grande révolution du XIXe siècle mais doit se réinventer à l’aube du XXIe siècle. Les notions de plaisir et d'expérience s'associent désormais à une idée d'engagement. En conséquence, la stratégie commerciale des grands magasins évolue et s'approprie des secteurs d'implication tels que l'écologie, la lutte contre la surconsommation, l'inclusion sociale ou encore la diversité. »
« La publicité des grands magasins a longtemps véhiculé une représentation stéréotypée de la femme, ancrée dans des imaginaires réducteurs : blanche, éternellement jeune, élégante et séduisante, beauté classique ou iconique, incarnant une certaine bourgeoisie. Aujourd’hui, plusieurs enseignes adoptent l’image d’une communauté inclusive et engagée, ouverte à tous. Néanmoins, cette volonté d’inclusivité reste superficielle, se heurtant notamment à la permanence, dans les vitrines, de mannequins aux mensurations filiformes. »
« Les grands magasins se confrontent aussi aux enjeux environnementaux. Les dépenses énergétiques, les déchets liés à l’emballage et au transport ou le renouvellement constant sont autant d’écueils écologiques à considérer. Si les innovations architecturales restent difficiles à mettre en œuvre compte tenu des exigences de fonctionnement, les tentatives pour proposer des marchandises biosourcées, recyclées ou de seconde main se multiplient jusqu’à devenir un argument publicitaire. »
« Les intérêts économiques affleurent derrière ces initiatives. Les études de consommateurs soulignent en effet que les préoccupations écologiques sont de plus en plus partagées, surtout parmi les plus jeunes, clients potentiels de demain. »
« Enfin, s'inscrivant dans la continuité des initiatives des Trente Glorieuses, ces établissements se rapprochent du milieu culturel en organisant des expositions, créant des fondations et en soutenant la création contemporaine. Cet intérêt pour la culture va de pair avec une volonté de rester à la pointe des tendances. »
« Tout au long de leur histoire, parfois fameuse, parfois houleuse, les grands magasins ont su maintenir leur cap et demeurent aujourd’hui encore des acteurs économiques tout autant que des vecteurs d’imaginaires forts. »
Mécènes
« L’histoire de la Samaritaine commence à la fin du Second Empire lorsqu’en 1870, le jeune camelot Ernest Cognacq décide d’ouvrir un magasin de nouveautés au pied du Pont-Neuf : À la Samaritaine. Secondé par son épouse, Marie-Louise Jaÿ, il agrandit son commerce rapidement jusqu’à devenir au tournant du XXè siècle, l’un des grands magasins les plus emblématiques de Paris. Avec ses façades Art nouveau et Art déco, respectivement des architectes Frantz Jourdain et Henri Sauvage, les bâtiments sont inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques en 1990. Fermée en 2005, la Samaritaine réouvre ses portes en 2021 pour son 151ème anniversaire, après cinq années de travaux titanesques et de restaurations patrimoniales haute couture afin de retrouver sa splendeur d’antan. La Samaritaine est heureuse de participer à l’exposition La Saga des Grands Magasins en tant que mécène, donateur et établissement prêteur, pour partager et faire découvrir aux visiteurs son histoire et ses collections. »
« Les Galeries Lafayette ont le plaisir de soutenir l'exposition La Saga des grands magasins en tant que Grand Mécène. Dès leur création en 1894 par les cousins Théophile Bader et Alphonse Kahn, les Galeries Lafayette Paris Haussmann ont su révéler l’énergie de la création et donnent à voir l’air du temps en accueillant des marques du monde entier. L'inauguration en 1912 de leur célèbre coupole Art Nouveau, chef-d'oeuvre de Ferdinand Chanut, Jacques Grüber et Louis Majorelle, a marqué un tournant dans leur histoire, faisant d'elles un véritable monument du patrimoine parisien. Au fil des décennies, elles ont évolué, devenant précurseur dans le prêt-à-porter et favorisant les collaborations entre industriels et stylistes, tout en mettant en lumière de jeunes marques. Dans le cadre de l’exposition à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, les Galeries Lafayette dévoilent leurs collections au grand public, en prêtant des oeuvres inédites qui explorent les dimensions architecturales, économiques, sociales et artistiques de leur vaisseau amiral du boulevard Haussmann. En tant que "grand magasin de tous", les Galeries Lafayette perpétuent ainsi leur mission de démocratisation de l'art et de la création, au coeur de leur identité depuis 130 ans. »
« Société pionnière dans les solutions de réalité augmentée et d’intelligence artificielle, la spécialité de Zero10 réside dans la création d’essayages virtuels, permettant aux utilisateurs d’essayer des produits numériquement avant de les acheter. Leur technologie phare, l’AR Mirror, transforme les écrans traditionnels en miroirs interactifs, offrant ainsi une nouvelle dimension à l’expérience d’achat en magasin ou en ligne. Collaborant avec des enseignes de renom telles que Coach, Tommy Hilfiger, UGG, Zero10 se positionne comme un acteur clé dans la transformation de l’expérience utilisateur en réinventant l’interaction entre les consommateurs et les produits à travers l’innovation technologique. Pour une première collaboration avec une institution culturelle, Zero10, Grand Mécène de l’exposition, a choisi la Cité de l’architecture et du patrimoine afin de proposer aux visiteurs un Miroir virtuel grandeur nature permettant d’essayer plusieurs habits d’époque. Une occasion unique de plonger dans l’histoire des grands magasins tout en découvrant la mode sous un nouveau jour, grâce à l’innovation technologique. »
« El Palacio de Hierro soutient l'exposition en tant que Grand Mécène. Depuis sa fondation en 1888 et l’ouverture de son premier grand magasin dans le centre historique de Mexico, El Palacio de Hierro a été un pionnier et une référence des grands magasins de luxe dans le pays, devenant ainsi une partie de la vie quotidienne du Mexique ; une partie de son histoire tissant des liens étroits avec plus de 5 générations de Mexicains. Les origines d'El Palacio de Hierro se trouvent en France, dans les Alpes, à Barcelonnette, d'où les fondateurs de l'entreprise ont émigré au milieu du XIXe siècle. L'histoire des 136 dernières années d'El Palacio est riche en anecdotes et en personnages qui ont été des clients et des collaborateurs qui, au cours de toutes ces années, ont enrichi l'histoire de notre magasin. Tous ont contribué à maintenir dans notre mémoire la phrase « Je suis totalement Palacio », une façon d'être, de vivre, d'exprimer et de célébrer la joie de vivre. El Palacio de Hierro fait partie du groupe BAL et, en 2024, nous serons 15 grands magasins, 2 La Boutique Palacio, 2 Casa Palacio, 2 Outlets et 149 boutiques indépendantes de marques exclusives. L'ouverture d'un nouveau magasin El Palacio dans le sud du pays est prévue dans les 3 prochaines années. »
« À la suite de l’apparition des théories de gestion générale aux États-Unis à partir de 1911, un groupe visionnaire de propriétaires de grands magasins a créé l’International Association of Department Stores (IADS) en 1928 à Paris, pour préparer l’avenir du retail, appliquer les principes les plus modernes de management et favoriser les partages de bonnes pratiques. »
« Cette structure, novatrice car indépendante de ses six fondateurs, A l’innovation (Belgique), Filene’s (États-Unis), Harrods (R-U), Au Printemps (France), Magasin du Nord (Danemark), et Nordiska Kompaniet (Suède), a ainsi initié une collaboration très étroite entre des sociétés internationales qui perdure jusqu’à nos jours. »
« En 2024, l’IADS est la plus ancienne structure dédiée aux grands magasins et la cinquième association commerciale la plus ancienne au monde, après l'Australian Retail Association (fondée en 1903), la National Retail Federation (1911), l'Austrian Retail Association (1921) et la Fédération allemande du commerce (1919). »
« Le rôle de l’IADS, le seul organisme expert de ce format, est essentiel dans un monde
de défis : concurrence digitale, mutations sociétales, développement durable, changements des modèles de consommation. La diversité des modèles d’entreprise qu’elle représente lui confère une capacité d’échange exceptionnelle qui met en commun réflexion, expérience et recherche de solutions innovantes. »
« Son modèle associatif de conseil, unique, lui permet de répondre à demandes ciblées, tactiques et stratégiques : benchmarks, marques, études de marché, mise en réseau, coordination de la coopération entre les membres, partage d’expérience. L’association représente ainsi une ressource clef pour tout grand magasin désireux de se réinventer. »
« L’Association rassemble les principaux leaders mondiaux du secteur, qui représentent plus de 35 Mds€ de CA annuel cumulé, réalisé dans 23 pays par 181 000 collaborateurs et 514 magasins : Bloomingdale’s (E-U), Beco (Venezuela), SKP (Chine), Boyner (Turquie), Breuninger (Allemagne), Chalhoub (EAU), El Corte Inglés (Espagne), El Palacio de Hierro (Mexique), Falabella (Chili, Colombie et Pérou), Galeries Lafayette (France), SOGO (Hong Kong), Magasin du Nord (Danemark), Manor (Suisse), The Mall Group (Thailande). »
« L’IADS est fière du soutien apporté à l’exposition La Saga des Grands Magasins, qui s’inscrit dans sa volonté de promouvoir ce modèle, de partager les actions de ses membres, et de partager sa connaissance avec le plus grand nombre. »
Palais de Chaillot. Place du Trocadéro
Tél. 01 58 51 52 00
Ouvert tous les jours de 11h à 19h, sauf le mardi
Ouvertures exceptionnelles
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h le week-end de 10h à 19h
Visuels :
1er de couverture :
La Cité de l’architecture et du patrimoine vue du parvis du Trocadéro
Photo Gaston Bergeret
© Cité de l’architecture et du patrimoine, 2024
Les grands magasins
Eugène Martial Simas, Manufacture de Sarreguemines, vers 1895
©Musées de Sarreguemines
Illuminations du Bazar de l’Hôtel de Ville à Paris
Léon Gimpel, 1926
© Galerie Lumière des roses
Perspective pour le projet de restructuration des magasins de la Samaritaine, Paris
Louis-Marie et Jacques Charpentier
Charpentier, vers 1932
© Fonds Charpentier, Louis-Marie (1897- 1974) et Jacques (1924-1990). SIAF/Cité de l’architecture et du patrimoine/Archives d’architecture contemporaine
© Septet Cité de l'Architecture et du Patrimoine, 2024
Étiquette de prix d’une pelote de laine, Le Bon Marché, Paris 1901
© Bibliothèque historique de la Ville de Paris
Prospectus pour le blanc avec échantillons de tissus,
Grands Magasins Dufayel, Paris 1935.
© Bibliothèque historique de la Ville de Paris
Le personnel du Printemps,
Paris vers 1906-1907
Paris, collection Printemps Héritage
© Collection Printemps Héritage
Le rayon parfumerie,
Le Bon Marché, Paris
Photo Philippe Bernard, 1963
Radiographie de la coupole des Galeries Lafayette, Paris.
Perrot & Richard Architectes 2021
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