« En une heure et demie, le visiteur découvre le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles (Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser...). Cela le mènera tout naturellement à devenir... comédien et à monter sur les planches durant 10 ans, à se muer en animateur ou chroniqueur radio et télé, d’abord en Belgique et puis en France, notamment aux côtés de Laurent Ruquier et Michel Drucker. Mais cela n’est rien à côté de ce qui va lui arriver en 1983, lorsqu’il invente Le Chat qui deviendra en quelques années une icône de la bédé, le chouchou des galeries d’art et le sujet de nombreuses expositions, notamment sous forme de sculptures monumentales en bronze sur les Champs-Élysées en 2022. »
« Dans la deuxième partie de l’exposition, Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux « confrères » comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’oeuvre. Dans cette liste des grands prédécesseurs, Courbet n’est pas cité par hasard car une salle sera consacrée à L’origine du monde (non pas celle peinte par Gustave mais une copie scrupuleuse attribuée à René Magritte (tableau jamais exposé jusqu’ici) dont l’histoire est à elle seule surréaliste ! »
« Une exposition passionnante et joyeuse ! »
Il aurait été judicieux que le service de presse propose une planche avec les dessins avec leurs légende et copyright.
L’ENFANCE
« La visite peut commencer : vous découvrirez que le petit Philippe a toujours dessiné. Sans doute les goûts artistiques du père Geluck n’y sont pas étrangers : peu enclin aux sports et autres spectacles télévisuels, Didier Geluck, lui-même dessinateur de presse de 1946 à 1953, a toujours mis des pinceaux dans les mains de ses deux fils. Il les a initiés aux merveilles de l’art, de Rembrandt à Soulages, de Brueghel à Mondrian. Et ça a marché puisque Jean-Christophe est devenu graphiste puis peintre et Philippe, dessinateur et bien d’autres choses. Très jeune il se passionne pour le dessin humoristique et nous montre ici plusieurs exemples du travail de ceux qui l’éblouissaient Chaval, Bosc, Reiser, Sempé, Siné ou Tetsu… »
LES PREMIERS DESSINS D’HUMOUR
« Dès ses 13 ans, il se met à dessiner des horreurs. Nous voulons dire par là que les cartoons qu’il produit, jeune adolescent, vont surprendre par leur noirceur, leur cynisme et leur drôlerie. Son père voyant ça lui dira « Tu tiens quelque chose. Ne le lâche pas et ne t’arrête jamais ». Et il en fut ainsi. Philippe ne s’arrêtera plus jamais, il publiera des dessins à l’âge de 16 ans et exposera ses premières aquarelles dès ses 18 ans. »
LES AQUARELLES
« Et ce sont justement les aquarelles que nous découvrons dans les salles suivantes. Avec la découverte de la couleur, l’on perçoit comme le jeune artiste est impressionné par le travail de Folon, de Tomi Ungerer et de l’immense Saul Steinberg. Cependant, il ne copie ni ne parodie ses aînés, il s’invente un univers à la fois poétique, un brin cruel et ne soit permis sur qui est qui, il fait porter au mâle une paire de lunettes rondes, pareilles aux siennes. Le carton fait rire tout le monde. Cependant que Geluck poursuit son métier de comédien et joue Un certain Plume au théâtre, anime Lollipop à la RTBF (émission devenue culte pour une génération), Madame Geluck met au monde leur premier bébé et Philippe dessine un carton annonçant la naissance d’Antoine, mettant en scène les deux chats du mariage et un bébé chat emmailloté. Et l’histoire va s’accélérer : le mois suivant, Luc Honorez, journaliste au Soir propose à Geluck de participer à une sorte de casting de dessinateurs auprès de la rédaction. Grand admirateur de ses aquarelles, il lui propose d’essayer d’inventer un personnage qui illustrerait chaque mardi le supplément Temps-Libres. Le dessinateur s’exécute, invente Le Chat le soir du 3 mars 1983, apporte ses croquis à la rédaction et se trouve être l’heureux élu. La grande aventure va commencer. »
« Le début de la publication a lieu le 22 mars 1983 et ne suscite pas l’enthousiasme immédiat. Il faut bien avouer que la place allouée au nouveau venu est réduite et que le style de l’auteur est un peu sommaire. Mais les progrès sont fulgurants : le style se précise tandis que le propos gagne en pertinence et en drôlerie. En quelques mois, Le Chat devient la mascotte du quotidien. Et, loin de se douter de la suite des événements, Geluck — il le racontera bien plus tard — se dit à lui-même « Là, mon pote, j’ai l’impression que tu as inventé un truc qui risque de t’accompagner un bon moment ».
« Lors de la célébration des 10 ans du Chat dans Le Soir, plusieurs journalistes m’avouent qu’au début, ils retenaient leurs articles jusqu’au lendemain de ma venue à la rédaction pour qu’ils ne se retrouvent pas affublés d’un de mes dessins navrants jusqu’à ce qu’une étude révèle que les articles illustrés par Le Chat étaient lus cinq fois plus que les autres. À partir de ce jour, ils m’attendaient, papier à la main, en me disant qu’ils avaient écrit un truc qui, normalement, devrait m’inspirer. Nous en avons bien ri ! »
ET LA COULEUR FUT
« Jean-Paul Mougin, rédacteur du mensuel (À SUIVRE), tombe sous le charme du Chat et demande à Geluck de créer cinq planches entières de bande dessinée. L’auteur se régale et s’exécute. Lorsqu’il montre le résultat à Mougin, ce dernier rit beaucoup en les lisant, puis les rend au dessinateur en joliment surréaliste. Les œuvres sont douces et plaisantes au regard, mais lorsqu’on s’approche, on découvre un bossu coupant la langue d’un manchot ou un type sur son tracteur labourant un champ de têtes humaines. Au milieu de ces ambiances inquiétantes apparaît soudain, toujours à l’aquarelle, un chat se cachant derrière un masque d’oiseau pour approcher trois volatiles. Un chat, certes, mais pas celui qu’on croit. Nous ne sommes qu’en 1976. Plusieurs années avant l’autre ! »
LA NAISSANCE DU CHAT
« Et, un jour Geluck créera Le Chat. C’est un concours de circonstances inénarrable qui verra apparaître l’animal dans les pages du journal Le Soir en 1983. Premier geste : le carton de mariage. En 1980, Dany (la jolie femme du Baiser de l’Arc de Triomphe) et Philippe se marient. Pour remercier ceux qui leur ont fait un cadeau, Philippe dessine un petit carton sur lequel il représente les jeunes mariés sous la forme de deux chats faisant un câlin. Et pour qu’aucun doute lui disant « J’adore ! Tu peux les mettre en couleur. » Ce à quoi Geluck répond « Ben, non. Le Chat c’est du noir et blanc ! » Et Mougin de lui rétorquer « En noir et blanc, je ne les publierai pas donc c’est toi qui vois. Soit en couleur, soit pas. » Et, devinez ce que fit Geluck ? Il fit quelques essais à l’aquarelle, pas terribles. Il eut ensuite la bonne idée de solliciter la coloriste Françoise Procureur qui lui proposa ce gris qui ira si bien au teint du minet et Le Chat fit son entrée dans le temple de la BD, aux côtés de Pratt, Tardi, Schuiten, Boucq et autres immenses. »
« Comme on l’imagine, Le Chat occupe largement la vie de notre dessinateur-humoriste. Au-delà des frontières, plusieurs journaux français ou suisses, européens et même iraniens, le réclament. Mais, soucieux de ne pas se laisser réduire à ce héros solitaire, Geluck poursuit l’aventure dans les médias en participant activement à La semaine infernale (où naîtra Le Docteur G. répond à vos questions), au Jeu des Dictionnaires à la RTBF. Il tourne des sketches pour la télévision en remporte le prix de l’émission la plus drôle à la Rose d’or de Montreux. Invité par Laurent Ruquier à France Inter, il devient très vite un des piliers de la « bande à Ruquier » et à partir de 1999, de la « bande à Drucker » sur les canapés rouges du dimanche. »
LE CHAT DEVIENT UNE STAR
« En 20 ans, Le Chat acquiert le statut de star et chacun de ses albums est un best-seller. Mais Geluck, ne cédant jamais à la facilité, se diversifie artistiquement et plastiquement en introduisant dans ses livres des dessins « autres que Le Chat », en détournant des gravures anciennes, en réalisant des toiles de grand format, des objets surréalistes et des sculptures… mais nous en reparlerons. »
« En octobre 2003, pour les 20 ans du héros, l’École nationale des beaux-arts à Paris accueille Le Chat s’expose, une mise en scène immersive du travail de l’artiste. L’exposition attirera 350 000 visiteurs. »
« Dans les années qui suivront, on ne compte plus les participations de Geluck et son Chat à des salons d’art et des expositions en galerie. Le bonhomme continue à dessiner, mais s’est aussi mué en peintre et sculpteur. Ses réalisations plaisent autant au grand public qu’aux amateurs chevronnés. Fait assez rare pour être mentionné. L’art pourrait donc aussi faire rire ! Télérama lui consacre un Hors-Série. »
LE CHAT DÉAMBULE
« C’est en repensant au succès considérable de la grande exposition de 2003 que l’idée de la création d’un musée du dessin d’humour emmené par Le Chat fait son apparition quelques années plus tard. C’est Michel Draguet, directeur des Musées Royaux d’art et d’histoire à Bruxelles qui en suggère l’idée à Philippe Geluck. Il serait trop long ici de raconter ce cheminement-là. Le projet est en cours et, pour le mener à bien, Geluck et son équipe sollicitent des partenaires, mécènes et sponsors, car ils doivent apporter un budget de 7,7 millions d’euros au projet. Le Musée du Chat et du dessin d’humour sera locataire d’un bâtiment construit par la Région de Bruxelles Capitale et créera 25 emplois en fonctionnant d’une façon autonome (non subsidiée). »
« C’est pour financer une partie de ce projet que Geluck, en 2019 à l’idée de produire une exposition de 20 sculptures monumentales du Chat en bronze dans l’espace public. Il en assure la production et annonce que les oeuvres sont mises en vente au profit intégral du budget du futur musée. Le Chat déambule est un succès considérable que 10 millions de visiteurs ont déjà pu apprécier (à Paris, Bordeaux, Caen, Genève, Monaco, Montreux, Bruxelles, Guérande, Lyon…).
« De nombreux collectionneurs, sociétés ou municipalités se sont déjà portés acquéreurs d’exemplaires de ces géants de bronze. Il en reste cependant quelques-uns qui attendent encore l’adoption (ce serait bête de ne pas en parler). La salle qui suit rappellera quelques souvenirs à certains. Le plancher du Musée Maillol ne pouvant supporter la charge des statues monumentales, nous nous sommes permis d’aligner les sculptures au format original… »
L’ART ET LE CHAT
« L’exposition se poursuit au rez-de-chaussée avec L’Art et Le Chat, un principe que le Musée en herbe avait présenté en 2016 dans lequel Geluck et Le Chat dialoguaient avec de prestigieux « confrères » comme Andy Warhol, Vermeer, Soulages, Picasso ou Mondrian. L’idée est d’accrocher côte à côte une oeuvre de l’artiste en question et l’hommage, admiratif, poétique ou insolent du Chat. L’exposition de 2016 eut tant de succès qu’elle fut prolongée de six mois. »
« En 2025, ce son bien entendu d’autres oeuvres et d’autres hommages qui seront proposés. Une sorte d’Art et Le Chat, chapitre 2. »
L’ORIGINE DU MONDE
« La salle suivante est entièrement dédiée à L’origine du monde et cela tombe à pic, car le nouvel album du Chat, sorti le 15 octobre 2025 s’intitule… L’origine du Chat ! »
« Bien sûr, il sera question de Courbet, mais le tableau exposé ne sera pas le sien, mais une copie dont certains spécialistes de l’art croient fermement qu’elle est l’œuvre de René Magritte. L’histoire du tableau de Gustave Courbet est connue et l’on se souvient qu’il a été la propriété de plusieurs collectionneurs successifs jusqu’à Jacques Lacan et sa femme. Il sera exposé au public (et photographié) seulement en 1988 à New York avant de finalement rejoindre le Musée d’Orsay. »
« Jusqu’en 1970 (?) les livres ou revues d’art n’en présentent qu’une reproduction en noir et blanc (la photo avait été prise dans les années 20), or dès 1965 (?), apparaît une reproduction de L’origine du monde en couleurs sous-titrée L’origine du monde Gustave Courbet 1819-1877. C’est la photo du tableau présenté dans l’exposition Geluck qui fut utilisée plusieurs fois dans ces années-là et non celle du véritable Courbet. S’il est un jour avéré que cette copie est véritablement de la main de Magritte (qui a notoirement réalisé plusieurs faux, notamment Picasso ou Max Ernst pendant la guerre 40-45), l’événement sera considérable. »
« Wait and see. Dans cette salle dédiée, Geluck nous présente plusieurs hommages qu’il a lui-même rendus à Courbet comme L’homme à la touffe, L’origine du monde par Fontana, L’origine du monde vue par le bébé, etc. »
SUITE ET FIN
« La visite se poursuit avec des dessins d’actualité, une installation dans laquelle Le Chat a étalé devant son fils tous les objets des années 60 à 90 que « contient » un smartphone (caméra, appareil photo, radio, encyclopédie, journaux, télévision, tourne-disque, 33 tours, etc.), une série de cadres aux vitres cassées et des toiles d’hommage à Michel-Ange et Da Vinci. »
« Et la visite se termine par un entretien entre Elie Barnavi et Philippe Geluck au milieu d’une salle décorée d’affiches punaisées, de sérigraphies encadrées et de vitrines contenant des objets absurdes et tellement drôles. »
L’ARTISTE PHILIPPE GELUCK
« Véritable homme-orchestre, dessinateur, humoriste, comédien, homme de radio et de télévision, Philippe Geluck est né à Bruxelles en 1954 dans une famille amoureuse des arts. En 1976, il fonde le Théâtre Hypocrite et mène une carrière de comédien dans les principaux théâtres belges pendant une dizaine d’années. De 1979 à 2006, il crée, anime ou participe à des milliers d’émissions de radio et de télévision, à la RTBF, sur France 2, France Inter, Europe 1 ou RTL. Il est chroniqueur régulier chez Michel Drucker et chez Laurent Ruquier. Parallèlement, il dessine et expose ses dessins et aquarelles loufoques en galerie à Bruxelles, Paris, Londres, Milan, Copenhague, Neuchâtel et Dallas. »
« En 2003, la grande expo Le Chat s’expose, qui célèbre les 20 ans du héros, attire plus de 350.000 visiteurs à Paris, Bruxelles, Bordeaux et Rennes. En 2016, L’art et Le Chat initie petits et grands aux oeuvres emblématiques de l’histoire de l’art avec cette drôlerie si caractéristique. Depuis lors, les dessins, toiles et sculptures de Philippe Geluck sont exposés dans de nombreuses galeries et salons d’art contemporain. »
« Aujourd’hui, Philippe Geluck prépare activement l’ouverture du Musée du Chat et du dessin d’humour qui ouvrira ses portes à Bruxelles en 2027. »
PRINCIPALES EXPOSITIONS
« La Vénus de Milo ou les dangers de la célébrité », exposition collective pour le « Ready Museum » présentée à Bruxelles, Paris, Londres, Milan, Copenhague… Philippe Geluck y expose ses dessins et aquarelles aux côtés de Folon, Dali, Man Ray…
1972.
Exposition personnelle, Galerie Maya, Bruxelles. Aquarelles, 1974.
Première exposition personnelle avec des oeuvres du Chat à la Galerie Van De Weghe à Bruxelles. Dessins, planches, gouaches, sculptures et toiles acryliques, 1991.
La Grande Expo : dessins, aquarelles, planches, gouaches, objets, sculptures, toiles acryliques, mur vidéo et bornes sonores. Le Chat s’expose dans la cour vitrée de l’École des beaux-arts de Paris, puis à Bruxelles, Bordeaux, Rennes, La Charité-sur-Loire, 2003 à 2008.
Depuis 2010, Philippe Geluck expose chaque année une sélection d’oeuvres originales à la BRAFA à Bruxelles, avec la complicité de la galerie Huberty&Breyne.
« Le Chat et les Droits de l’Homme », exposition dans le hall de la Cour européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg, en France, 2015.
Exposition de toiles à la Galerie Petits Papiers lors de Affordable Art Fair à Hong-Kong, en Chine, 2015.
Exposition de sculptures « Le Chat au journal », customisées par de grands artistes contemporains en vue d’une vente aux enchères au profit du Fonds Erasme, à Art Brussels, en Belgique, 2015.
Exposition « L’Art et Le Chat » au Musée en Herbe, à Paris, 2016.
« Le Chat visite le Musée Soulages », vingt-cinq toiles et dessins originaux de Philippe Geluck parmi les oeuvres de la collection permanente du Musée Soulages à Rodez, 2020-2021.
« Picasso et la bande dessinée », Musée Picasso, Paris. 3 toiles de Geluck rendent hommage au maître du cubisme, 2020.
PETITE HISTOIRE DU CHAT
« Pif, paf pouf. C’est un bon début ». C’est en tout cas ceux du Chat dans Le Soir le 22 mars 1983. C’était tellement crétin que cela a fait rire tout le monde. En 1986, Le Chat est édité en album, aux éditions Casterman, au départ un peu sceptiques quant aux chances de réussite en librairie d’un recueil de cartoons, pourtant le succès est immédiat en Belgique et en Suisse. Lorsque, un an plus tard, l’auteur leur proposera un second volume, l’éditeur n’hésitera plus. »
« Depuis, Le Chat a conquis la France et toute la francophonie et il apparaît toujours avec le même bonheur dans de nombreux quotidiens et magazines. En 2003, pour célébrer en grand les 20 ans du personnage, Philippe Geluck conçoit Le Chat s’expose à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. L’exposition passera ensuite par Bruxelles, Bordeaux, Rennes, La Charité-sur-Loire. En 2008, le prestigieux magazine Télérama consacre un numéro hors-série complet au Chat et à son créateur (cet honneur est d’habitude réservé à des artistes disparus : Giacometti, Béjart, Monet…). Les deux dessinateurs à qui Télérama avait déjà dédié un numéro étaient Walt Disney et Hergé. Quelques années auparavant, le 23 mars 2003, le journal belge Le Soir avait choisi de sortir un numéro spécial à l’occasion des 20 ans du Chat, sans une seule photo. L’édition fut entièrement dessinée par Geluck et les publicités par des amis dessinateurs (Siné, Schuiten, Moebius, Goffin, Loustal, Dehaes...). Geluck a réalisé pour cette édition 80 dessins inédits. »
« En 2016, L’Art et Le Chat, présentée au Musée en Herbe de Paris, rend un hommage ludique aux plus grands de l’Histoire de l’art (de Vermeer à Jeff Koons, en passant par Van Gogh, Picasso, Warhol…), dont les oeuvres originales sont exposées, à chaque fois, vis-à-vis d’un clin d’oeil du Chat. »
« Le Chat est devenu en 40 ans l’animal le plus populaire de la BD franco-belge. 25 albums ont été publiés chez Casterman, plusieurs best of, catalogues et livres de textes. Il est traduit en 17 langues dont l’anglais, le néerlandais, l’italien ou le coréen. »
… LE 15 OCTOBRE 2025 EST PARU... LE 25ÈME ALBUM DU CHAT
« Après Tout est vrai, en 2024, revoici un Chat 100 % pur Chat. Si on croit à la numérologie, un 25e album en 2025, ça veut dire plein de choses. Si on n’y croit pas, ça ne change rien et ça veut juste dire de jolis moments de régalade en perspective. »
« Ce nouvel opus est bien sûr truffé de gags hilarants, de réflexions aussi profondes que désarmantes et d’inventions graphiques plus drôles les unes que les autres. »
« Mais la grande nouveauté de cet album est le récit en planches de bande dessinée (une première pour Geluck) de la rencontre entre l’auteur et son personnage.
« Personne ne pouvait imaginer, et Geluck nous en apporte la preuve irréfutable, qu’un héros de BD ait pu exister avant d’être inventé. »
« Et il ne s’agit pas, comme dans certains romans historiques, de mettre en scène la vie d’une personne ayant vécu il y a plusieurs siècles. Non, ici, c’est différent : nous apprenons que Le Chat est né bien avant 1983, d’un père chat de gouttière et d’une mère siamoise (et qu’il a été bébé, enfant, puis adolescent, ce que nous ignorions jusqu’ici). »
« Dès ses premières années, il rêve d’un jour devenir héros de bande dessinée. Et même si ses gags de jeunesse ne suscitent pas l’enthousiasme de ses camarades, sa détermination est grande et il se met à rechercher un dessinateur de talent pour lui proposer une collaboration qu’il pressent porteuse de lendemains qui chanteront… »
« On utilise parfois un peu abusivement le terme d’album majeur ou de meilleur de tous. Il n’empêche qu’avec ce 25e tome, l’auteur frappe un grand coup qui ravira ses lecteurs les plus fidèles et séduira définitivement ceux qui n’ont pas encore découvert Le Chat. »
« Plusieurs pages de L’origine du Chat sont une sorte de préquel qui, en plus de nous faire marrer, nous emmènent dans un récit haletant que l’on ne peut lâcher avant d’en avoir découvert la résolution. »
Du 14 novembre 2025 au 3 mai 2026 59-61, rue de Grenelle. 75007 Paris. France
Tél. : +33 1 42 22 59 58
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30
Nocturne le mercredi jusqu’à 22h00
Visuels :
Philippe Geluck, 2018 et 2023_©StudioFiftyFifty
Vues des salles, 2025
© Tempora-18
© Frédéric Latinis