Magnus Hirschfeld (1868-1935) était un médecin et sexologue juif homosexuel allemand. Auteur d'essais, défenseur des homosexuels et minorités sexuelles, il a créé à Berlin l'Institut de sexologie. Il a aussi fondé le Comité scientifique et humanitaire et la Ligue mondiale pour la réforme sexuelle. En 1919, avec le psychiatre Arthur Kronfeld, il a ouvert à Berlin la première clinique transgenre dans le monde, et l'institut de « Recherches sur le sexe ». Il fuit en mai 1933 le régime nazi et se réfugie en France. Arte diffusera le 10 mars 2026 à 00 h 10 « Sexe, genre et liberté - La révolution Hirschfeld » de Miguel Kaluza.
Magnus Hirschfeld (1868-1935) était un médecin et sexologue juif allemand. Il a été pionnier dans l'étude de la sexualité humaine avec une approche scientifique et globale, ainsi qu'un des précurseurs ayant jalonné l'histoire des mouvements de libération homosexuelle. A Berlin, il a créé l'Institut de sexologie. Il a aussi fondé le Comité scientifique et humanitaire et la Ligue mondiale pour la réforme sexuelle. En 1919, avec le psychiatre Arthur Kronfeld, il a ouvert à Berlin la première clinique transgenre dans le monde, et l'institut de « Recherches sur le sexe ».Il a défendu des minorités sexuelles. Il a lutté en particulier contre la persécution des homosexuels allemands soumis au paragraphe 175 du Code pénal allemand.
Après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler en janvier 1933, les nazis pillent l'Institut de sexologie le 6 mai 1933. Les livres au nombre d'environ 10 000, souvent rares en allemand, sont soit brûlés soit vendus à l'étranger. Hirschfeld parvient à en racheter certains pour les placer dans l'institut qu'il projette de fonder à Paris. En mai 1933, Hirschfeld se réfugie à Paris, où il vit avec ses compagnons Li Shiu Tong et Karl Giese. Sa citoyenneté est révoquée par le gouvernement nazi. En 1934, il se fixe à Nice (au 63, promenade des Anglais). Décédé après une crise cardiaque, il est incinéré et ses cendres sont placées dans une tombe du cimetière de Caucade à Nice, surplombée par son portrait de profil en bas-relief en bronze de l'artiste allemand Arnold Zadikow (1884-1943), originaire comme le défunt de Kolberg. Sur la dalle de sa tombe, l'épitaphe reprend la devise de son comité pour la dépénalisation des relations homosexuelles : « Per Scientiam ad Justitiam » (la justice grâce à la connaissance).
Le 14 mai 2010, à l'occasion du 75e anniversaire de sa mort, l'association Mémorial de la déportation homosexuelle (MDH) et le Centre LGBT Côte d'Azur ont organisé une journée d'hommage et déposé sur sa tombe une gerbe « Au pionnier de nos causes ».
« L’Einstein du sexe »
Arte diffusa le 29 novembre 2017 « L’Einstein du sexe » (Der Einstein des Sex - Leben und Werk des Dr. Magnus Hirschfeld) par Rosa von Praunheim. « La vie fascinante de Magnus Hirschfeld (1868-1935), sexologue révolutionnaire et précurseur du mouvement gay » qui a combattu contre la persécution des homosexuels allemands soumis au paragraphe 175. Un « vibrant hommage » sans esprit critique.
Il « est choqué que la science considère l’homosexualité comme une maladie ».
Son « diplôme en poche, il ouvre un cabinet ».
« Une expérience traumatisante – le suicide d’un patient gay – le pousse à agir : il fonde en 1897 un comité scientifique pour la dépénalisation de l’homosexualité ».Lors de la Première Guerre mondiale, Magnus Hirschfeld interrompt ses travaux de recherche et se dévoue comme médecin dans un hôpital de campagne.
La « pétition en faveur de la révision du Code pénal est signée par de nombreuses personnalités, mais le projet de loi présenté au Parlement est rejeté ».
La « République de Weimar va néanmoins permettre à Hirschfeld de travailler en toute liberté ».
« En 1919, il fonde à Berlin le premier institut de sexologie ».
« Les congrès internationaux, les initiatives politiques et les publications en faveur de la cause homosexuelle se multiplient. Mais Hirschfeld est victime d’une agression par de jeunes nazis en 1920… »
Magnus Hirschfeld quitte l'Allemagne pour donner des conférences aux États-Unis en 1931 et, suivant les conseils de ses amis, il demeure en exil, à Zurich et à Ascona en Suisse, puis à Paris et enfin à Nice.
Après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, les nazis saccagent l'Institut de sexologie le 6 mai 1933. Les livres dont ils s'emparent sont brûlés dans des autodafés nazis.
À Paris, Magnus Hirschfeld s'efforce vainement de recréer un nouveau institut de sexologie. En 1934, il s'installe à Nice, sur la Promenade des Anglais. En 1935, il y meurt d'une crise cardiaque le jour de son 67e anniversaire.
Magnus Hirschfeld quitte l'Allemagne pour donner des conférences aux États-Unis en 1931 et, suivant les conseils de ses amis, il demeure en exil, à Zurich et à Ascona en Suisse, puis à Paris et enfin à Nice.
Après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, les nazis saccagent l'Institut de sexologie le 6 mai 1933. Les livres dont ils s'emparent sont brûlés dans des autodafés nazis.
À Paris, Magnus Hirschfeld s'efforce vainement de recréer un nouveau institut de sexologie. En 1934, il s'installe à Nice, sur la Promenade des Anglais. En 1935, il y meurt d'une crise cardiaque le jour de son 67e anniversaire.
« Célèbre figure de la cause LGBT, le cinéaste allemand Rosa von Praunheim rend ici un remarquable hommage à celui qui fut le précurseur du mouvement gay ».
Un hommage sans esprit critique.
Un hommage sans esprit critique.
« Sexe, genre et liberté - La révolution Hirschfeld »
Arte diffusera le 10 mars 2026 à 00 h 10 « Sexe, genre et liberté - La révolution Hirschfeld » de Miguel Kaluza.
« Sexologue allemand avant-gardiste, Magnus Hirschfeld (1868-1935) lutta il y a plus d’un siècle pour les droits des transsexuels. Partant sur les traces de ce pionnier, ce documentaire questionne la guerre culturelle d’hier et d’aujourd’hui autour des transidentités. »
« Si Donald Trump assène qu’il n’existe que deux genres, masculin et féminin, affichant avec Vladimir Poutine son mépris des personnes queer, la transidentité nourrissait déjà le débat il y a plus de cent ans. » Non, il s’agit de constater une réalité biologique.
« Dans l’Allemagne de la jeune et libérale République de Weimar émerge alors un mouvement transgenre, qui fédère les premières personnes au monde recourant à la chirurgie pour changer de sexe. »
« Parmi leurs indéfectibles alliés, le sexologue Magnus Hirschfeld fonde en 1919 à Berlin l’Institut de sexologie, un établissement pionnier. À l’époque, la transgressive capitale allemande aux nuits festives compte plus de bars gay et lesbiens qu’actuellement, mais ces sous-cultures suscitent aussi de violentes réactions de rejet au sein de la société. »
« Luttant en faveur de la diversité, le médecin milite pour les droits des personnes queer et, inspirés par sa devise "La justice grâce à la science !", ses travaux révolutionnaires ouvrent la voie à leur reconnaissance. »
« Le scientifique consacre un livre aux travestis – terme qu’il invente –, dissocie l’orientation sexuelle et l’identité de genre en pointant que nombre de transformistes sont hétérosexuels, et théorise le troisième sexe et les "sexualités intermédiaires".
« Survivant à une agression après une conférence à Munich en 1920, il poursuit ses recherches jusqu'à l'accession au pouvoir des nazis, persécuteurs de ces minorités, qui saccagent son institut. »
« Étant juif, Magnus Hirschfeld doit s’exiler en Suisse puis en France. »
« Depuis 2024, la loi sur l'autodétermination permet à chacun outre-Rhin de décider de son genre et de son prénom. Mais cette avancée pour la communauté queer déclenche de virulentes controverses et un déferlement homophobe. Elle est aussi dénoncée par les féministes, qui craignent des abus. » Par exemple, des compétitions sportives féminines où sont admis des hommes transsexuels. Ce qui fausse les résultats des épreuves sportives.
« Qui définit le sexe et pourquoi la diversité sexuelle et de genre a-t-elle toujours autant dérangé ? "Le sexe d’un être humain ne se situe pas dans son corps, mais dans son âme", écrit dès 1907 Magnus Hirschfeld, surnommé le "Einstein du sexe". Lequel œuvre pour la décriminalisation de l’homosexualité en tentant de démontrer qu’elle est innée, quand pour d’autres, elle relève d’un choix intime. » Quid des débats sur les changements de sexe effectués sur des enfants ou adolescents, voire des adultes fragiles ? Quid des regrets de transsexuels ? Quid des problèmes philosophiques, éthiques, sociaux essentiels posés ?
« Avec les éclairages d’historiens, de sociologues et de membres de la communauté queer – dont le danseur Felix Ruckert, icône berlinoise du milieu –, ce passionnant documentaire retrace tout à la fois le parcours de ce sexologue avant-gardiste au fil d’étonnantes archives et la difficile conquête de leurs droits par les personnes trans. »
« Aujourd’hui comme hier, la question du genre, que certains refusent de séparer de la biologie, reste sensible. Alors que les agressions homophobes augmentent depuis des années, le réalisateur Miguel Kaluza rappelle aussi combien les libertés acquises restent fragiles dans un monde où elles sont menacées par les extrêmes droites au pouvoir, des États-Unis à la Hongrie. » Quelles statistiques ? Où augmentent-elles ? Dans des pays islamiques ou quartiers à forte population musulmane ?
« L’Einstein du sexe » par Rosa von Praunheim
Allemagne, 1999
Image : Elfi Mikesch
Montage : Michael E. Shephard
Musique : Karl-Ernst Sasse
Production : Hessischer Rundfunk, ARTE, Argus Film Produktie, Rosa von Praunheim Filmproduktion
Producteur/-trice : Rosa von Praunheim
Scénario : Chris Kraus, Valentin Passoni
Avec Kai Schuhmann, Friedel von Wangenheim, Ben Becker, Wolfgang Völz, Otto Sander, Gerd Lukas Storzer, Olaf Drauschke, Tima die Göttliche, Pays :
Sur Arte le 29 novembre 2017 à 23 h 40
« Sexe, genre et liberté - La révolution Hirschfeld » de Miguel Kaluza
Allemagne, France, Etats-Unis, 2025
Production : Thurnfilm, en association avec ZDF/ARTE
Sur Arte le 10 mars 2026 à 00 h 10
Sur arte.tv du 09/03/2026 au 06/06/2026
Visuels :
© Magnus Hirschfeld Gesellschaft
© Herbert Hoffmann/ullstein bild via Getty Images
A lire sur ce blog :
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Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 29 novembre 2017.
Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 29 novembre 2017.





















