Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t'égarer ! » (Nahman de Bratslav)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 29 septembre 2026

Constantin Costa-Gavras

Né en 1933 en Arcadie (Grèce), Constantin Costa-Gavras est un acteur, scénariste, producteur et réalisateur - Z, L'Aveu, Missing, Mad City, Amen., Le Couperet - gréco-français. Il est le Président de la Cinémathèque française (1982-1987, depuis 2007). En mai 2025, ce réalisateur politiquement engagé a cosigné une tribune en accusant à tort Israël de commettre un génocide à Gaza. En octobre et novembre 2026, Arte proposera un cycle dédié à cet auteur. 


Constantin Costa-Gavras est né en Arcadie (Grèce) en 1933. Son père anti-royaliste était originaire d’Odessa (Ukraine actuelle). Ses idées politiques empêchent son fils d’étudier en Grèce. 

Le jeune Constantin Costa-Gavras se réfugie à Paris où il s’inscrit en licence de lettres à la Sorbonne et travaille pour subvenir à ses besoins.

Fidèle spectateur de la Cinémathèque française rue d'Ulm, il est admis en 1956 à l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). Il débute sa carrière comme assistant pour des réalisateurs renommés Henri Verneuil, Jacques Demy, Marcel Ophüls, Jean Giono, Jean Becker et René Clément.

Durant le tournage du film Le Jour et l'Heure (1963) de René Clément dont il est premier assistant, il fait la connaissance de Simone Signoret et Yves Montand, avec lesquels il se lie d’amitié. Grâce au couple d’acteurs, il parvient à réaliser son premier film, Compartiment tueurs dont il écrit le scénario d’après le roman de Sébastien Japrisot. Produit par le producteur Julien Derode, interprété par une pléiade d'excellents acteurs, son premier long métrage est un succès critique et commercial en France et aux États-Unis.

En Grèce Constantin Costa-Gavras lit le roman Z, de Vassilis Vassilikos, évoquant l'assassinat du député de gauche (EDA), Grigoris Lambrakis, élaboré par la police et maquillé en accident. A Paris, il co-écrit avec Jorge Semprún le scénario du film Z. Jacques Perrin, jeune acteur dans Compartiment tueurs. crée sa maison de production et co-produit le film avec un producteur algérien.  en Algérie, où sera tourné le film. Jean-Louis Trintignant, incarnant le juge, accepte un cachet modique et Yves Montand joue le rôle du politicien assassiné. Tourné en Algérie, le film est un succès mondial. Il est distingué par le « Prix du Jury » au festival de Cannes, et l'Oscar du « meilleur film étranger » ainsi que celui du « meilleur montage ».

Par Claude Lanzmann, Costa-Gavra apprend l’histoire de Lise et d’Artur London, vice-ministre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie et un des trois rescapés des procès de Prague, teintés d’antisémitisme, en 1952. Yves Montand interprète le rôle d’Artur London dans L'Aveu sorti durant la Guerre froide, période d'affrontements Est-Ouest et succès commercial. 

Dans la filmographie de Costa-Gavras, citons Un homme de trop (1967), État de siège (1972) sur les dictatures en Amérique latine et la torture propagée par la CIA, Section spéciale (1975), Clair de femme (1979) d’après le roman éponyme de Romain Gary, satisfait de l'adaptation d'une de ses œuvres à l'écran, Missing (1982) adapté du livre de Thomas Hauser : L'Exécution de Charles Horman, inspiré de la disparition d'un jeune journaliste américain durant le coup d'État du général Augusto Pinochet en 1973, et Palme d'or et Prix d'interprétation masculine au festival de Cannes, Oscar du « meilleur scénario », Hanna K.(1983), Conseil de famille, comédie sur une famille de cambrioleurs avec Johnny Halliday et Fanny Ardant, La petite Apocalypse sur l’arrivée de dirigeants venant de l'extrême-gauche, Music Box (1989), et Amen. (2002), Eden à l’ouest (2009) sur l'arrivée en Grèce puis en France d'un immigré, Le Capital (2012) avec Gad Elmaleh.

Constantin Costa-Gavras est, depuis 1987, Président d'honneur de la Fondation Gan pour le Cinéma dont il a co-initié la création.

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence et du comité de soutien du Centre Primo Levi (soins et soutien aux personnes victimes de la torture et de la violence politique).

Il est un des 45 administrateurs de l'Académie des César. Le 28 février 2025, il reçoit un César d'honneur lors de la 50e cérémonie des César.

Le 11 août 2022, il est récipiendaire d'un Léopard pour l'ensemble de sa carrière lors du 75e Festival international du film de Locarno.

En 2009, il soutient le réalisateur Roman Polanski, arrêté en Suisse, et demande sa libération. 

Dix ans plus tard, il prend parti pour l'actrice Adèle Haenel révélant des abus sexuels dont elle a été victime, mineure, dans le milieu du cinéma.

En mai 2025, Constantin Costa-Gavras est l’un des 380 signataires, avec notamment Pedro Almodovar, Adèle Exarchopoulos et Richard Gere, de la Tribune, rédigée en écriture inclusive, publiée par Libération et demandant que "l’horreur de Gaza" ne soit pas "silenciée" au 79e Festival de Cannes (12-23 mai 2025) :
« L'armée israélienne cible des civils. Plus de 200 journalistes ont été délibérément tué•e•s...
Nous artistes et acteur•ice•s de la culture, nous ne pouvons rester silencieux•se•s tandis qu'un génocide est en cours à Gaza et que cette actualité indicible, touche nos milieux de plein fouet...
Auteurs et autrices, réalisateurs et réalisatrices, artistes, sont brutalement assassiné•e•s...
Refusons que notre art soit complice du pire... 
Agissons avant qu'il ne soit trop tard. »

Parmi les signataires : Hany Abu-Assad, Swann Arlaud, Jeanne Balibar, Carlos Bardem, Javier Bardem, Leïla Bekhti, Simone Bitton, Agathe Bonitzer, Elodie Bouchez, Rachida Brakni, Eric Cantona, Julie Christie, Laure de Clermont Tonnerre, David Cronenberg, Béatrice Dalle, Émilie Deleuze, Agnès de Sacy, Maria De Medeiros, Alice Diop, Julie Delpy, Xavier Dolan, Virginie Efira, Ralph Fiennes, Sophie Fiennes, Blanche Gardin, Lena Garrel, Nicole Garcia, Alessandro Gassmann, Nadia Genet, Richard Gere, Raphaël Girardot, Jonathan Glazer, Judith Godrèche, Adèle Haenel, Arthur Harari, Misan Harriman, Hafsia Herzi, Annemarie Jacir, Alma Jodorowsky, Radu Jude, Mathieu Kassovitz, Aki Kaurismäki, Michel Khleifi, Nicolas Klotz, Philippe Laïk, Nadav Lapid, Mike Leigh, Daniele Lucchetti, Avi Mograbi, Indya Moore, Michael Moore, Laura Morante, Gérard Mordillat, Anna Mouglalis, Bruno Nuytten, Michèle Ray-Gavras, Jérémie Renier, Cecilia Roth, Mark Ruffalo, Zaho de Sagazan, Ludivine Sagnier, Lyes Salem, Céline Sallette, Susan Sarandon, Stefania Sandrelli, Niels Schneider, Vassili Schneider, Eyal Sivan, Melita Toscan du Plantier, Justine Triet  

Des accusation mensongères, diffamatoires, qui se sont effondrées sans qu'aucun des signataires ne présente d'excuses.. 

Le 13 mai 2026, Constantin Costa-Gavras a déclaré sur France Inter : « Nos collègues américains n'ont pas beaucoup réagi. Ça, c'est très triste, parce qu'ils réagissent depuis toujours face à des catastrophes humaines et là, on s'aperçoit qu'ils laissent faire leur président... Il était temps qu'à Cannes on demande au cinéma américain de réagir [face à la] catastrophe humanitaire [à Gaza]. C'est le moment de commencer à réagir, il faut trouver une solution à cette catastrophe humaine, il est nécessaire d'arrêter cette catastrophe et le plus vite, c'est le mieux… On approche d'un génocide mais je pense que c'est à la justice de décider juridiquement si ce terme tient ou pas ». 

On peut regretter que ce réalisateur talentueux et célèbre n'ait pas consacré davantage de temps à défendre le droit d'auteur réduit par le "gouvernement des juges" et à vérifier l'hygiène de la Cinémathèque française qu'il préside (1982-1987, depuis 2007). Cette institution a du fermer, en novembre 2025, pour un mois de traitement, ses quatre salles à Paris car elles étaient envahies par des punaises de lits, insectes nuisibles. Une action qui s'est avérée insuffisante : en 2026, elle a engagé « d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. »

« De la dénonciation de la violence d'État à celle du capitalisme, rétrospective de l’œuvre de Costa-Gavras – Constantin de son prénom, rayé de son nom d'artiste. Soixante ans après la sortie de son premier long métrage, Compartiment tueurs (en ligne le 18 octobre 2026), il reste l'incarnation du cinéaste engagé. » Sur arte.tv à partir du 01/10/2026

Sur le Web, le cycle Costa-Gavras sera accompagné d'une curation d'articles signés Olivier Père, directeur général d’ARTE France Cinéma et directeur de l’unité Cinéma d’ARTE France.

« Le siècle de Costa-Gavras »
Arte diffusera le 16 novembre 2026 à 22 h 30 « Le siècle de Costa-Gavras. L'Origine : un coup de pied au malheur », documentaire de Marie-Pierre Camus.

« Cet épisode remonte aux origines de Costa-Gavras, avant le succès de Z : sa jeunesse grecque et son arrivée en France, ses apprentissages de cinéaste et ses deux premiers films. Tournés avec les grandes stars françaises de l’époque, le suspense policier de Compartiment tueurs et la passion résistante d’Un homme de trop contiennent déjà tout son style où l’action mène la narration. »

« Les Ratés »
Arte diffusera « Les Ratés », court métrage réalisé par Constantin Costa-Gavras (1958) en fin de ses études de cinéma. « Dans un asile de nuit, deux clochards sont les compagnons d'un acteur qui a abandonné le théâtre à la suite d'une maladie du cœur. »

« Compartiment tueurs »
Arte diffusera le 16 novembre 2026 à 20 h 55 « Compartiment tueurs » de Costa-Gavras. Version restaurée

« Pour son premier film, polar à la fois plein de fraîcheur et de maîtrise, Costa-Gavras fait tourner la fine fleur du cinéma français (Yves Montand, Jacques Perrin, Jean-Louis Trintignant, Simone Signoret, Charles Denner, Michel Piccoli) dans un somptueux noir et blanc. Diffusé en version restaurée. »

« Une nuit d'hiver, en gare d'Avignon. Benjamine Bombat, dite "Bambi", grimpe dans le Marseille-Paris. Elle y croise tout de suite les beaux yeux de Daniel, un jeune fugueur, maladroit et sans billet. En cachette, elle l'aide à se faufiler dans son compartiment, où une place est inoccupée. Mais au matin, une fois le train à quai, Daniel découvre que l'une de leurs compagnes de voyage a été assassinée, et s'enfuit. Sous la pression du pétulant commissaire Tarquin, l'inspecteur Grazziani et son stagiaire Jean-Lou tentent de retrouver les autres occupants du compartiment, mais un tueur les précède à chaque fois. Menacés sans le savoir, Bambi et Daniel en sont bientôt les seuls survivants ».

« En préparant son premier film, Costa-Gavras propose le rôle de Daniel à Jacques Perrin et celui de Bambi à Catherine Allégret, la fille de son amie Simone Signoret. À sa grande surprise, cette dernière, comme Yves Montand, alors tous deux au faîte de leur gloire, demandent à rejoindre le casting. À leur suite, d'autres têtes d'affiche, de Jean-Louis Trintignant à Bernadette Lafont en passant par Michel Piccoli, Charles Denner, Françoise Arnoul, Pierre Mondy et même Daniel Gélin, sollicitent le cinéaste débutant, ne fût-ce que pour une apparition, acceptant tous d'être payés sur les éventuelles recettes du film. »

« C'est l'un des grands plaisirs procurés par ce polar classieux, longtemps dérobé aux regards et nouvellement restauré, que d'offrir des retrouvailles avec le gratin du cinéma français, dans la mélancolie charbonneuse d'un Paris disparu. »

« Comme le livre qui l'a inspiré, ce premier film plein de fraîcheur déploie aussi une étonnante maîtrise, applaudie à sa sortie des deux côtés de l'Atlantique. »

Meilleur film étranger 1967, NBR (Prix de la critique américaine)

« Seconde jeunesse » par Irène Berelowitch
« Resté longtemps invisible, Compartiment tueurs, classieux premier film de Costa-Gavras tout juste restauré, revient à la lumière à la faveur d'un cycle dédié au polar et de l'édition par ARTE de l'intégrale de l'œuvre.
Coups d'essai, coups de maître. En 1962, Jean-Baptiste Rossi, alias Sébastien Japrisot, signe Compartiment tueurs, un polar brillant, jouant sur les codes du genre avec une écriture incisive et cinématographique qui sera dès lors sa marque de fabrique. Deux ans après, pour son premier film, son contemporain Costa-Gavras, réfugié politique grec fraîchement diplômé de l'Idhec, l'école de cinéma française qui deviendra la Fémis en 1988, jette son dévolu sur ce roman au parfum de jeunesse, conté du point de vue de deux adolescents qui "montent" à Paris vivre leurs vies de grandes personnes et se rencontrent dans un train de nuit. L'efficacité de l'adaptation, qu'il écrit lui-même, convainc la Warner, qui apporte une partie du financement, d'ailleurs modeste, en échange des droits de distribution.

Catherine, Simone, Yves et les autres
Pour le rôle de la jeune fille, le cinéaste en herbe, ami du couple Signoret-Montand, qu'il a rencontré en travaillant comme assistant sur les plateaux, sollicite la fille de l'actrice, Catherine Allégret, âgée alors de 18 ans. À sa grande surprise, les deux stars réclament aussi des rôles, Montand hésitant cependant, engagement à gauche oblige, à accepter celui du policier chargé de l'enquête. "Et là, raconte Costa-Gavras *, tout le monde s'est mis à me téléphoner" : Michel Piccoli, Charles Denner, Jean-Louis Trintignant, mais aussi Françoise Arnoul, idole de son adolescence grecque, Bernadette Lafont et même Daniel Gélin qui, informé de ce que tous les rôles importants sont déjà pris, exige un emploi de figurant. Autant de têtes d'affiche disposées à travailler sans cachet, leur rémunération étant suspendue aux éventuelles recettes du film. Pour un débutant, c'est un coup de pouce à la fois inespéré et "terrifiant", se souvient le cinéaste. Mais le film, tourné dans un Paris hivernal dont il capte magnifiquement l'atmosphère poisseuse et sombre, se montre à la hauteur de sa distribution, et remporte un gros succès public et critique, notamment aux États-Unis.

"Trop de Chinois"
Dans la foulée, le détenteur de la franchise des James Bond, Harry Saltzman, ouvre son portefeuille de producteur : "Faites le film que vous voulez" – une offre à demi sincère seulement, puisque Costa-Gavras se voit refuser l'adaptation dont il rêve, celle de La condition humaine, de Malraux, au prétexte qu'il y a "trop de Chinois". Il propose à la place Un homme de trop, un film de guerre à suspense dessinant une typologie de la France occupée, compris bien sûr dans l'intégrale de l'œuvre en cours de publication par ARTE, et diffusé la même semaine que Compartiment tueurs.
Quant au premier opus de Costa-Gavras, c'est paradoxalement l'éclat de son générique qui va contribuer par la suite à le reléguer dans l'ombre, car comme 42 % des recettes doivent revenir aux acteurs, la Warner rechigne à le distribuer. En 1997, les droits d'auteur du cinéaste et de l'écrivain arrivent à échéance, et il disparaît totalement des écrans. Ce n'est que début 2016, après des années de discussions avec la major, qui en détient les bobines originales en Cinémascope, que KG Productions, société de l'épouse du cinéaste, parvient à acquérir les droits, ce qui ouvre le chemin de sa restauration numérique. Son noir et blanc classieux et son casting d'enfer sont à savourer à l'antenne comme en DVD.

* Dans un entretien avec le journaliste Edwy Plenel, qui figure parmi les bonus du coffret Costa-Gavras – Intégrale vol.1 / 1965-1983, disponible depuis la fin 2016. Le volume II, de neuf autres films, paraîtra à l'automne 2017. » 

« Un homme de trop »
Arte diffusera à partir du 18 octobre 2026 « Un homme de trop  » de Costa-Gavras.

« Pendant la Seconde Guerre mondiale, des maquisards font le coup de feu contre l'ennemi. Dans sa version restaurée, un film de guerre à suspense de Costa-Gavras, porté par un flamboyant casting. »

« En 1943, dans une France désormais entièrement livrée à l'occupant, douze résistants qui attendent leur exécution dans une petite ville auvergnate sont libérés par des frères d'armes à l'issue d'un âpre combat. Revenus victorieux à leur base, ils découvrent qu'un homme "de trop" s'est glissé parmi les douze rescapés. Traqués par les Allemands, ils ne savent que faire de cet inconnu… »

« Des jeunes gens se battent, se cachent, se serrent les coudes, s'amusent ensemble, s'en sortent ou pas : "On va tuer, on va nous tuer", résume l'un d'eux. »

« Au plus près de ce petit groupe d'hommes, Costa-Gavras orchestre avec le même souci du réel leurs faits d'armes et leur quotidien de clandestins. Guidé par un sens aigu de la dramaturgie, le cinéaste installe de bout en bout une tension continue, distillant habilement des pointes d'humour pour doser la pression. »

« Devant sa caméra, c'est aussi une multitude de personnages et de tempéraments qui dessinent à petites touches la typologie d'une France sous la botte nazie : résistants (gaullistes, communistes, aventuriers, idéalistes, idéologues), collabos (miliciens, vichystes, SS français), et une poignée de civils, femmes ou vieux, pris en tenaille dans un conflit qui les dépasse. Se faufilant dans les zones d'ombre d'une guerre qu'il refuse, seul l'inconnu, pacifiste, échappera peut-être au pire. »

« Z »
Arte diffuse dès le 18 octobre 2026 sur son site Internet « Z » de Costa-Gavras.

« À l'issue d'un meeting pour la paix, Z, un député de gauche, est gravement blessé par un militant fasciste et meurt... Premier volet de la trilogie politique de Costa-Gavras (suivi par "État de siège" et "L’aveu"), ce thriller énergique sur la Grèce des colonels n’a rien perdu de son efficacité. Avec Yves Montand, Jacques Perrin, Jean-Louis Trintignant, Irène Papas et Charles Denner. »

« Début 1960, "le docteur", président d’un mouvement national pour la paix, arrive dans une ville pour y tenir un meeting. En dépit des difficultés d’organisation, des menaces de mort et d’une contre-manifestation, la réunion a lieu mais son issue est malheureuse : le docteur est gravement blessé par un militant fasciste et meurt. Sans examen préalable, le procureur de la police affirme qu’il s’agit d’un accident. Un juge d’instruction et un jeune journaliste commencent une enquête au cours de laquelle, à leur grande stupéfaction, ils comprennent que le meurtre a été organisé par la police… »

« Avec Z, Costa-Gavras adapte le roman éponyme de Vassilis Vassilikos qui retrace l’assassinat du leader de la gauche grecque Gregorios Lambrakis, planifié par la police et déguisé en accident. »

« Écrit avec Jorge Semprún, servi par une distribution remarquable – outre Montand et Trintignant, il faut voir la prestation de Charles Denner et les larmes rentrées d’Irène Papas –, Z est un film choc, un uppercut lancé à la dictature des colonels en Grèce. "Toute ressemblance avec des événements réels, avec des personnes vivantes ou mortes, n’est pas le fait du hasard. Elle est volontaire", avertit le générique. »

« En 1968, fraîchement naturalisé français, le cinéaste d’origine grecque utilise sa caméra comme une arme pour tordre le cou aux mécanismes d’une dictature qu’il connaît bien. Il décrit les manipulations de l’opinion, les intimidations des spécialistes, les opérations de purification politique. Le discours de la police emprunte la métaphore agraire selon laquelle il faut nettoyer le monde de sa mauvaise graine, le nettoyer de ses "ismes" : le communisme, le pacifisme… De bout en bout, le manichéen Z, où le mal a l’apparence du bien et le bien celle du mal, tient le spectateur en haleine... jusqu’à ce que les masques tombent. »

Meilleurs film étranger et montage (Françoise Bonnot), Oscars 1970 - Prix du jury, Cannes 1969.

Au Midi Libre  (21 octobre 2023), Constantin Costa-Gavras a expliqué : 
« Les collaborateurs les plus importants pour un metteur en scène, ce sont les acteurs. Plus exactement, il y a deux branches importantes, c'est le coscénariste quand il y en a un, et les acteurs. Tous mes collègues ne sont pas d'accord avec moi, mais je crois fermement en ça. Donc les acteurs, j'essaye de savoir ce qu'ils ont fait, comment ils sont. Et puis je discute avec eux, pour voir si le projet que je propose les intéresse non pas comme un boulot, mais les intéresse personnellement, dans leur façon de penser, de vivre. Et j'essaye d'avoir des relations très amicales et pas des relations uniquement d'autorité, même s'il faut en user parfois...
Il n'y a pas d'envie de changer le monde. Je fais des films à partir des histoires qui m'intéressent profondément. Je les fais comme je le sens, après, le public les voit ou pas...
Aux acteurs [de Z], je leur ai dit, on fait comme on a écrit sur le mur :"A bas les colonels grecs". C'était ça le sentiment de tout le monde. Mais après, chacun pense comme il veut. On ne peut pas prévoir ce que va penser le spectateur. Il n'est pas possible de se dire qu'on fait un film pour changer le monde, ou le spectateur, comme vous voulez. Je ne l'ai jamais ressenti comme ça. Mais c'est comme lorsqu'on a une discussion avec des amis, on essaye d'être convaincant. On y arrive ou on n'y arrive pas. »
« L'aveu »
Arte diffusera « L'aveu » de Constantin Costa-Gavras avec Yves Montand, Simone Signoret, Gabriele Ferzetti, Michel Vitold, Jean Bouise, László Szabó, Gérard Darrieu..

« Prague, au début des années 1950. Le vice-ministre des Affaires étrangères est surveillé et traqué par le parti, malgré un passé irréprochable. Un jour, il est enlevé par des inconnus... Costa-Gavras décrit magistralement le mécanisme des purges en Tchécoslovaquie et la lente torture qui mène à l’aveu. Un film magistral, avec Yves Montand dans l’un de ses plus beaux rôles. »

« État de siège »
Arte diffusera « État de siège  » de Constantin Costa-Gavras avec Avec Yves Montand, Renato Salvatori, O.E. Hasse, Jacques Weber,.

« En Uruguay, dans les années 70, les Tupamaros - guérilleros urbains de l'extrême gauche - kidnappent trois fonctionnaires internationaux. Parmi eux, Philip Michael Santore, officiellement fonctionnaire de l'Agence pour le développement international (AID). L'incapacité de la police et de l'armée à le retrouver menace alors de dégénérer en crise politique. »

« Clair de femme » 
Arte diffusera « Clair de femme » de Costa-Gavras avec Yves Montand et Romy Schneider..

« Michel erre seul dans la nuit, désespéré puisque sa femme Janique, dont il est séparé, a annoncé vouloir se donner la mort dans la nuit, pour mettre fin à son incurable maladie. Fou d’amour, il a déserté l’appartement conjugal. Après des tergiversations à l’aéroport sur sa destination, Michel renonce à prendre l’avion et heurte, en sortant du terminal, la douce Lydia, qui perçoit immédiatement sa détresse. Lydia vient de perdre son enfant dans un accident de voiture et son mari, anéanti par la culpabilité, ne parle plus. Ils unissent leur malheur et leur solitude pour passer cette nuit. »

« Dès leur rencontre, comme écrite par un caprice du destin, ces deux inconsolables, ravagés par un deuil indicible, se comprennent tacitement. Mais quand Michel, tout à son désespoir, se consume d’égoïsme, Lydia, qui se reconnaît dans sa secrète douleur, cherche à l’aider pour se sauver elle-même. Pendant vingt-quatre heures, tous deux vont s’accompagner pour, peut-être, retrouver le goût de vivre ».

« En adaptant un roman de Romain Gary publié deux ans plus tôt, Costa-Gavras orchestre un mélodrame à l’étrange mélancolie, où les fractures des héros se dévoilent peu à peu. Il offre une partition en clair-obscur à deux stars absolues de l'époque, Romy Schneider et Yves Montand. »

« Dans ce double portrait en miroir qui suit leur dérive commune pendant un jour et une nuit, Romy Schneider se montre sans filtre, touchante de vaillante vulnérabilité face à Yves Montand. »

« Le cinéaste signe une œuvre intimiste et noire percée de rais de lumière, comme cette folie douce d’un dresseur de chiens (Romolo Valli) jouant une pathétique comédie de la vie. »

Meilleur son, César 1980

« Hanna K. »
Arte diffusera « Hanna K. », film partial de Constantin Costa-Gavras avec Jill Clayburgh, Jean Yanne et Gabriel Byrne. Version restaurée.

« La jeune avocate Hanna Kaufman a quitté la France et son mari pour vivre en Israël. Pour son premier procès, elle est commise d'office par le procureur Joshua Herzog – son amant – pour défendre Selim Bakri, un Palestinien arrêté pour entrée illégale en Israël, et soupçonné de préparer des attentats contre des colons juifs. Le procureur réclame son incarcération, alors que Hanna prône son renvoi en Palestine. Après le procès, la jeune avocate, enceinte "par accident" de Joshua, lui révèle qu'elle souhaite avorter. Le couple se déchire et Hanna appelle son ex-mari à la rescousse. » Un juif n'est pas un "colon" en Judée et Samarie, terres bibliques et territoires disputés. Où est la Palestine ?

« Après Missing, Palme d'or à Cannes en 1982, Costa-Gavras évoque le problème palestinien au prisme d'un magnifique portrait de femme, d'une grande sobriété. Tourné en Israël et en Palestine pendant l'hiver 1982, juste après le massacre de Sabra et Chatila, le film est aussi un puissant drame sentimental. » 

« À travers le sort de Selim Bakri, Hanna découvre la réalité des colonies juives et se heurte à des visions politiques opposées à la sienne, qualifiée de "romantique et idéaliste" par son amant. Aux prises avec son propre problème d'identité, celle d'une femme victime de la Shoah tentée d'épouser la cause palestinienne, Hanna se retrouve seule contre tous. »

Deux semaines après l'agression djihadiste en Israël le 7 octobre 2023, Hanna K a été projeté le 22 octobre 2023, à Montpellier, en présence de Costa-Gavras, dimanche 22 octobre au Cinemed à Montpellier car « un des acteurs, le Palestinien né en Israël Mohammad Bakri est mis en avant par le festival ». Mohammad Bakri est l’auteur de « Jenin, Jenin » (2002), film mensonger accusant l’armée israélienne d’avoir visé et tué des civils dans cette ville durant l'opération Rempart en avril 2002, voire de commettre un génocide. Cette opération militaire en Judée et en Samarie visait à mettre un terme aux attentats terroristes islamiques palestiniens durant l’Intifada II, notamment celui du 27 mars 2002 à l'hôtel Park de Netanya - 30 civils tués et 143 blessés - durant le Seder de Pessah (Pâque juive) et détruisant les infrastructures terroristes. En 2003, le documentariste Pierre Rehov a réalisé « Route de Jénine » où il a rétabli la vérité factuelle : le souci de Tsahal pour les civils.

Au Midi Libre  (21 octobre 2023), Constantin Costa-Gavras a déclaré : 
« Je cherchais un acteur pour ce film-là, précisément. J'avais vu des acteurs en France d'origine maghrébine, parce qu'il fallait parler les deux langues, et finalement je suis allé en Israël pour voir des acteurs. Un jour, on me l'a présenté. J'ai vu tout de suite que c'était lui pour le rôle. Grand, maigre, distant, je dirais même hiératique. Il a changé évidemment. Mais à l'époque, c'était un personnage très puissant... 
Ce film a été choisi il y a un moment. J'ai accepté de venir à Montpellier il y a plusieurs mois et puis voilà, ça tombe au moment où il y a un terrible évènement qui se produit. Mais le film se présente dans une situation qui a radicalement changé par à rapport au moment où on l'a tourné. Mais à mon avis, il y avait déjà des éléments qui étaient présents, même lointains dans ce film…
L'idée à l'époque, c'était le problème palestinien qui était présent, lancinant, et qui revenait sans arrêt. L'idée essentielle du film, c'est ça : si on ne trouve pas une solution à ce problème, les Palestiniens vont se présenter encore et encore pour demander des droits ou demander leur maison, ce que fait le personnage principal du film.
Tous les films sont politiques. J'en suis convaincu depuis toujours. Quand on me dit "vous faites des films politiques", non, tout le monde en fait, selon sa croyance, sa vision du monde. Nous faisons des films qui sont vus par des milliers ou millions de personnes, alors forcément ils affectent ces personnes ou pas du tout d'ailleurs. Mais quand les films touchent, ils peuvent faire réfléchir.
Il n'y a pas d'envie de changer le monde. Je fais des films à partir des histoires qui m'intéressent profondément. Je les fais comme je le sens, après, le public les voit ou pas...
Je suis Méditerranéen de naissance... La Méditerranée nous appartient à tous. C'est un lieu extraordinaire où les plus belles choses au monde sont apparues, à commencer par la Grèce, la Palestine ou Israël, le monde arabe. »
« Amen. »
Arte diffusa le 12 novembre 2023 à 21 h00 « Amen. » (Der Stellvertreter), film réalisé par Constantin Costa-Gavras (2002)d'après la pièce de théâtre Le vicaire (Der Stellvertreter) du dramaturge Rolf Hochhuth. 

« Pendant la guerre, un officier de la Waffen SS tente d'alerter le pape Pie XII du génocide dont les Juifs sont victimes...  ».

« Un pamphlet poignant signé Costa-Gavras, avec Ulrich Tukur, Mathieu Kassovitz et Ulrich Mühe, éblouissants ».
   
« Kurt Gerstein est un officier de la Waffen SS, spécialisé dans la chimie et ses applications sanitaires. En Pologne, il découvre avec horreur que le gaz avec lequel il approvisionne les camps, le Zyklon B, sert en réalité à exterminer les Juifs en masse. Il décide d'alerter le Vatican pour que le pape condamne ouvertement ces crimes. Il trouve à Berlin une oreille attentive en la personne d'un jésuite, dont le père est haut placé dans la hiérarchie laïque de l'Église. Ils se rendent tous deux à Rome... »

Prix Lumières 2003 du Meilleur film, « César du meilleur scénario original ou adaptation en 2003, important succès public et critique à sa sortie, Amen est un véritable choc, dans la lignée des grands films politiques de Costa-Gavras (Z, L'aveu, Porté disparu) ». 

La pièce de théâtre Le vicaire (Der Stellvertreter) du dramaturge Rolf Hochhuth (1963), a été créée au théâtre de l'Athénée (Paris) dans une adaptation de Jorge Semprun.  Adapté de cette oeuvre, « le film dénonce la passivité de l'Église catholique et du pape Pie XII face au génocide des Juifs ».

« Pour autant, Costa-Gavras ne charge pas uniquement le Vatican et critique également l'attitude des puissances alliées, informées elles aussi des crimes nazis ». 

« Si les autorités religieuses l'ont accusé de fausser la réalité historique et de faire l'amalgame entre catholicisme et nazisme (en raison de l'affiche controversée du film, ornée d'un symbole mêlant croix chrétienne et croix gammée), Amen, notamment grâce à ses deux interprètes principaux, est une œuvre poignante et juste sur la lâcheté ». 

« Mathieu Kassovitz se montre parfait en jésuite naïf et idéaliste, tout comme Ulrich Tukur en officier SS ambigu. Face à eux, Ulrich Mühe, l'inoubliable agent de la Stasi dans La vie des autres, incarne avec subtilité un médecin directeur de camp inspiré du tristement célèbre docteur Mengele ».

Meilleur scénario, César 2003 – Meilleur film, Prix Lumière 2003.

L’action de Kurt Gerstein a été analysée par divers historiens, en particulier Léon Poliakov, Raul Hilberg et Saül Friedlander. 

Kurt Gerstein est réapparu dans l’actualité lors de la restitution en 2008 d’un tableau de Matisse peint en 1898, Paysage, le mur rose (de l’hôpital d’Ajaccio), qui avait été volé à un Juif allemand, Harry Fuld, et qui avait été retrouvé en 1948 dans une cache de Kurt Gerstein.

A quand une œuvre cinématographique sur le rôle de dirigeants musulmans, dont le grand mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, dans la Shoah ?




« Le siècle de Costa-Gavras » de Marie-Pierre Camus
France, 2024, 56 min
Sur Arte le 16 novembre à 22 h 30
Disponible à partir du 18/10/2026

« Les Ratés » de Costa-Gavras 
France, 1958, 6 min
Production : Institut des Hautes Etudes Cinematographiques (IDHEC)
Distributeur : La Fémis Ecole Nationale Superieure Des Metiers De L'Image Et Du Son
Auteur : COSTA-GAVRAS
Disponible à partir du 01/10/2026

« Compartiment tueurs » de Costa-Gavras
France, 1965, 1 h 29mn
Scénario : Costa-Gavras
Auteur : Sébastien Japrisot
Production : PECF
Producteur : Julien Derode
Image : Jean Tournier
Montage : Christian Gaudin
Musique : Michel Magne
Avec Yves Montand (Inspecteur Graziani), Catherine Allégret (Bambi), Jacques Perrin (Daniel), Simone Signoret (Eliane Darrès), Michel Piccoli (René Cabourg), Pascale Roberts (Georgette Thomas), Pierre Mondy (Commissaire Tarquin), Claude Mann (Inspecteur Gabert), Charles Denner (Bob Vaski), Jean-Louis Trintignant (Eric Grandin), Paul Pavel (Monsieur Rivolani)
Sur Arte les 16 novembre 2026 à 20 h 55, 20 novembre 2026 à 13 h 35 
Sur arte.tv du 18/10/2026 au 31/03/2027


« Un homme de trop » de Costa-Gavras
France, Italie, 1967, 111 min
Scénario : Costa-Gavras, Daniel Boulanger
Auteur : Jean-Pierre Chabrol
Production : Les Productions Artistes Associés, Terra Film, Sol Produzione
Producteur : Costa-Gavras
Image : Jean Tournier
Montage : Christian Gaudin
Musique : Michel Magne
Avec Jean-Claude Brialy, Bruno Cremer, Jacques Perrin, Claude Brasseur, Gérard Blain
Disponible à partir du 18/10/2026


« Z » de Costa-Gavras
Algérie, France, 1969, 122 min
Production : Reggane Films, Office National pour le Commerce et l'Industrie Cinématographique
Producteurs : Jacques Perrin, Ahmed Rachedi
Scénario : Jorge Semprún, Costa-Gavras
Auteur : Vassilis Vassilikos
Image : Raoul Coutard
Montage : Françoise Bonnot
Musique : Mikis Theodorakis
Avec Yves Montand (Z), Irène Papas (Hélène), Jean-Louis Trintignant (le juge d'instruction), Jacques Perrin (le photojournaliste), Charles Denner (Manuel), François Périer (le procureur), Bernard Fresson (Matt), Georges Géret (Nick), Renato Salvatori (Yago), Magali Noël (la soeur de Nick)
Sur arte.tv du 18/10/2026 au 31/03/2027


« L'aveu » de Constantin Costa-Gavras
France, Italie, 1970, 133 min
Production : Fono Roma
Les Films Corona, Les Films Pomereu, Produzione Intercontinentale Cinematografica (PIC), Selenia Cinematografica
Producteurs : Robert Dorfmann, Bertrand Javal
Auteurs : Artur London, Lise London
Scénario : Jorge Semprún
Image : Raoul Coutard
Montage : Françoise Bonnot
Musique : Giovanni Fusco
Avec Yves Montand, Simone Signoret, Gabriele Ferzetti, Michel Vitold, Jean Bouise, László Szabó, Gérard Darrieu
Disponible à partir du 18/10/2026


« État de siège » de Constantin Costa-Gavras
Allemagne, France, Italie, 1972
Production : Cinema X, Dieter Geissler Filmproduktion, Euro International Film, Reggane Films, Unidis, Valoria Films
Producteurs : Jacques Henri Barratier, Jacques Perrin, Léon Sanz
Auteurs : Franco Solinas, Constantin Costa-Gavras
Image : Pierre-William Glenn
Montage : Françoise Bonnot
Musique : Mikis Theodorakis
Son : André Hervée, Michèle Boëhm, Jacques Maumont
Avec Yves Montand, Renato Salvatori, O.E. Hasse, Jacques Weber, Jean-Luc Bideau, Maurice Teynac, Yvette Etiévant, Evangeline Peterson, Harald Wolff, Nemesio Antúnez, Mario Montilles, André Falcon, Jerry Brouer, Roberto Navarrete, Douglas Harris, Gilbert Brandini


« Clair de femme » 
France, Allemagne, Italie, 1978, 99 min
Production : Les films Corona, Société des films Gibe, Parca Cinematografica, Janus Filmproduktion GmbH
Scénario : Costa-Gavras, d’après le roman éponyme de Romain Gary
Directeur de la photo : Ricardo Aronovich
Ingénieur du son : Pierre Gamet
Costumes : Édith Vesperini, Emilie Poirot
Auteur de la musique : Jean Musy
Avec Romy Schneider, Yves Montand, Romolo Valli, Lila Kedrova, Roberto Benigni
Sur arte.tv du 01/10/2026 au 31/03/2027
Visuels : © KG Productions

« Hanna K. » de Constantin Costa-Gavras
France, 1983, 99 min
Production : KG Productions, Gaumont, Films A2
Producteurs : Michèle Ray-Gavras, Robert Cortes
Auteur : Franco Solinas
Scénario : Constantin Costa-Gavras, Franco Solinas
Image : Ricardo Aronovich
Montage : Françoise Bonnot
Musique : Gabriel Yared
Avec Jill Clayburgh, Jean Yanne, Gabriel Byrne, Mohammad Bakri, David Clennon, Shimon Finkel, Oded Kotler, Michal Bat-Adam
Sur arte.tv du 01/10/2026 au 31/03/2027
Visuels : ©  DR


« Amen. » par Constantin Costa-Gavras
France, Allemagne, Roumanie, 2002, 2 h 4
Scénario : Constantin Costa-Gavras, Jean-Claude Grumberg
Production : Katharina Renn Productions, TF1 Films Production, KC Medien, K.G. Productions, Canal+
Producteur/-trice : Michèle Ray-Gavras
Image : Patrick Blossier
Montage : Yannick Kergoat
Musique : Armand Amar
Auteur : Rolf Hochhuth
Costumes : Edith Vesperini
Avec Ulrich Tukur (Kurt Gerstein), Mathieu Kassovitz (Riccardo Fontana), Ulrich Mühe (Docteur), Marcel Iures, Friedrich von Thun, Sebastian Koch, Hanns Zischler, Michel Duchaussoy, Ion Caramitru
Sur Arte les 9 décembre 2019 à 01 h 55, 12 novembre 2023 à 21 h 00, 29 novembre 2023 à 13 h 30, 07 décembre 2023 à 13 h 35
Visuels :
© Studiocanal
© 2001 Pathé Films/David Koskas/
© Studiocanal