Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

dimanche 26 avril 2026

« Geluck expose Le Chat »

Le musée Maillol propose l’exposition « Geluck expose Le Chat ».
 Le parcours du belge Philippe Geluck, comédien, chroniqueur dans des émissions radiophoniques et télévisées, dessinateur et auteur du personnage Le Chat, qui se veut drôle et a été popularisé par la presse ainsi que par des albums de BD. Un auteur aux dessins et prises de position politiques parfois problématiques.
 
« Three With A Pen: Lily Renée, Bil Spira, And Paul Peter Porges »

Situé dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, le musée Maillol a été créé par Dina Vierny, muse du sculpteur Aristide Maillol. Il est dirigé par la Fondation Dina Dina Vierny-Musée Maillol, reconnue d'utilité publique par l'État français. On aurait pu s'attendre à des exposition mettant davantage en valeur Aristide Maillol et les sculpteurs de son époque. Thèmes jugés peu intéressants pour le public ?  Or, si ce musée expose des œuvres de Maillol, il a délégué son exploitation à des sociétés privées : société Tecniarte en 2009, puis l'entreprise Culturespaces, filiale du groupe Engie (ancien GDF-Suez). jusqu'en 2020, et depuis sa réouverture en 2021 l'opérateur culturel belge Tempora. Et ce, avec plus ou moins de bonheur et d'intérêt pour les visiteurs. 

« Geluck expose Le Chat » résulte d'un partenariat entre le musée Maillol et Tempora, « agence belge spécialisée dans la conception, la réalisation, la promotion et la gestion de musées, d’expositions et d’équipements culturels. Forte d’une équipe intégrée – historiens, scientifiques, commissaires, architectes, scénographes, graphistes et spécialistes des multimédias, ingénieurs et techniciens – la société assure l’ensemble de la chaîne, de la conception à la gestion en passant par la fabrication dans son studio bruxellois ». Et les produits dérivés aussi ?

Tempora et le musée Maillot savent qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même. Aussi, le commissaire de l'exposition « Geluck expose le Chat au musée Maillol est...  Philippe Geluck himself. D'où un discours lissé, où l'on a gommé certaines aspérités pour présenter un dessinateur sympa auteur du Chat sympa et populaire. Bref, une exposition fédératrice. Pour preuve, le livret-jeu pour le jeune public. Et « une exposition passionnante et joyeuse ! »  Moi, Philippe Geluck et son Chat ne m'ont jamais fait rire. 

La biographie de Philippe Geluck est expurgée de certains faits, dont sa participation à Siné hebdo (2008-2009), journal créé par Siné, son "ami et maitre", après avoir été licencié de Charlie hebdo par Philippe Val. "Siné avait été licencié après une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, dans laquelle il ironisait sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy : "Il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !" C'est dans les pages de l'hebdomadaire que le caricaturiste apprenait le 16 juillet son renvoi. Le directeur de la publication, Philippe Val, justifiait alors la fin de la collaboration en arguant que les propos de Siné "pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale, et ce n'était ni acceptable ni défendable devant un tribunal. Siné avait alors assigné Charlie Hebdo en justice pour rupture abusive de contrat. Il réclamait 148 000 euros de dommages et intérêts. Dans un jugement rendu le 30 novembre 2010, la 3e chambre civile du Tribunal de Grande Instance de Paris" a condamné "les Éditions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à Siné 40 000 euros de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration. En décembre 2012, la Cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation de Charlie Hebdo et augmenté le montant des dommages et intérêts à 90 000 euros". Nulle trace non plus dans cette biographie du psychanalyste Gérard Miller, son collègue dans l'émission On a tout essayé de Laurent Ruquier (2000-2007).

C'est le même Philippe Geluck qui n'a pas manifesté le 12 novembre 2023 contre l'antisémitisme et pour la République, mais a marché pour la paix de l'Institut du monde Arabe (IMA) au musée d'art et d'histoire du Judaïsme (mahJ) à Paris, le 19 novembre 2023, à l’appel de la comédienne Lubna Azabal et avec la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak, les actrices Isabelle Adjani, Ariane Ascaride, Nadia Farès, Macha Méril, Emmanuelle Béart et Julie Gayet, la chanteuse Yael Naim, Yamina Benguigui, l’écrivaine Elsa Wolinski, Laure Adler, Jack Lang... "Pas de slogans, pas de chants, pas de banderoles. Juste le silence, et une bannière blanche en tête de cortège. « On aimerait que ce soit le symbole d’un avenir qui reste à écrire ensemble », commente Philippe Geluck" qui a expliqué : "Je ne choisis pas. Les déclarations vont dans tous les sens d'où qu'elles viennent. Si vous dites votre empathie pour le martyr des innocents palestiniens qui se font bombarder, on vous dit, "Quoi, vous êtes antisémites ?". Non, évidemment ! Si vous parlez de l'horreur du 7 octobre, quelqu'un vous répondra : "Et alors ? À Gaza, depuis 50 ans, qu'est-ce qu'ils vivent ? Est-ce que ce n'est pas un martyr ?"... J'espère qu'il y aura beaucoup de monde pour dire notre indignation devant ce conflit, devant ces massacres d'innocents"... A la question "Emmanuel Macron a appelé à l'arrêt des bombardements qui "tuent des femmes et des enfants à Gaza sans aucune justification et aucune légitimité". Vous soutenez cette position ?", Philippe Geluck a répondu : "Il ne peut pas faire autrement. Ce qui se passe est effrayant. Les chemins de la paix n’ont pas été empruntés, ont été sabotés par les attaques du Hamas, mais au-delà de ça, l'assassinat de Rabin et la prise de pouvoir par l'extrême droite en Israël. Tout cela est tellement complexe, que nous ne pouvons de loin que lancer des appels à l'apaisement, au dialogue, car il n'y a que ça qui peut fonctionner dans la relation entre tous."

Plus gênant, et choquant : lors de l'
émission "28 Minutes Samedi" sur Arte, le 8 février 2025, Philippe Geluck commente l'actualité par un dessin à propos du "projet israélien de déplacement des Gazaouis". Son titre :"Faut-il déplacer les Gazaouis ?" Au centre du dessin, le Chat encadré par deux bulles où est inscrit ce texte : "Et pourquoi pas vers Madagascar ? Comme l'Allemagne nazie avait projet de le faire avec les juifs d'Europe jusqu'en 1941 avant d'y renoncer pour adopter le sinistre projet de la Solution finale". Ni le journaliste présentant l'émission ni aucun invité n'exprimèrent la moindre indignation. Pourtant, des Israéliens/juifs nazifiés, des Palestiniens qui risqueraient d'être victimes d'un génocide comme les juifs l'ont été par les Nazis, il y avait là matière à s'indigner, à refuser ces parallèles infondés. Que dirait Philippe Geluck si ses voisins immédiats étaient des tortionnaires, des violeurs, des assassins, des djihadistes qui auraient commis les pires actes barbares dans sa famille ? Il continuerait de les accepter comme voisins ? Doit-on lui rappeler les milliers de Gazaouis qui ont violé, tué, kidnappé, torturé, brûlé vifs enfants et personnes âgées, des familles entières avant de rentrer chez eux avec leur butin en yahoud et en marchandises ? Doit-on lui rappeler les Gazaouis qui ont séquestré des femmes et des homme et les ont violées, des enfants qu'ils ont torturés ? Pourquoi l'Egypte et les autres pays Arabes ont-ils refusé d'accueillir les Gazaouis, voire édifié un mur pour les empêcher d'entrer illégalement dans leurs territoires ? La France a accueilli des Gazaouis dont l'un a agressé un rabbin...

Philippe Geluck est aussi l'auteur de La Bible selon Le Chat. « Dieu est humour ! », proclame le dessinateur de BD belge Philippe Geluck qui publie une Bible parodique et irrévérencieuse, sans craindre de choquer les bonnes âmes car « il faut oser rire de tout ». « À mon âge, je peux prendre certains risques », s'amuse à 59 ans le créateur du Chat, le gros matou philosophe le plus populaire de la BD. Philippe Geluck s'est donc lancé il y a trois ans [en 2010] dans « une nouvelle version » illustrée de la Bible car « après 2000 ans, il était temps de dépoussiérer ce livre qui est quand même très rasoir à lire ». Quel mépris, quelle bêtise et quelle vanité en une seule phrase. La Bible a suscité des civilisations exceptionnelles, des œuvres artistiques, des régimes politiques... Juifs et chrétiens la lisent, la relisent, mais Môssieur Philippe Geluck la trouve ennuyante !? On attend le Coran selon Le Chat par Philippe Geluck... Selon l'AFP, ""Le Chat connait un certain succès au delà des pays francophones, notamment dans le monde anglo-saxon et jusqu'en Iran où il est publié par un magazine humoristique".

En 2020, Philippe Geluck confiait : le jour de l'attentat contre la rédaction de Charlie hebdo, "j’étais dans mon atelier, et avant de m’effondrer en larmes, j’ai dit une chose à mes collaborateurs : le temps de l’insouciance est terminé. En dehors du chagrin effroyable que cela représentait, de l’indignation, et la constatation qu’on avait assassiné des génies irremplaçables, je me suis dit qu’il ne fallait pas se laisser bâillonner et qu’il fallait continuer à exercer son métier comme avant. Je n’ai rien changé dans ma façon de m’exprimer. Je dirais presque « au contraire ». Mais il y a une limite que je ne franchirai jamais, c’est de représenter le prophète de l’islam. J’ai toujours trouvé ça vain et dangereux. Ce serait se suicider que de le refaire. Je trouve qu’il faut prendre garde à ne pas blesser des gens pacifiques et sincères qui n’ont pas forcément la même culture, la même formation à la liberté d’expression, à une époque où Internet diffuse tout et n’importe quoi à travers la planète en trois secondes. Par contre, je représente toujours des femmes en burqas qui se confrontent à des problèmes X ou Y, je continue à parler de toutes les religions".

Philippe Geluck a aussi déclaré : "L’humour permet de traverser les moments les plus épouvantables que les humains puissent connaître. Nous étions deux familles dans la même maison, il y avait deux filles du même âge que mon frère et moi. Leur mère a été élevée au rang de Juste, car elle avait sauvé 700 enfants juifs pendant la guerre. Tous les amis de mes parents étaient des juifs progressistes, athées, beaucoup de rescapés des camps. L’un d’eux m’a dit que rire de leurs tortionnaires en les ridiculisant, entre eux, dans les camps, était l’une des choses qui les avaient fait tenir et que ceux qui avaient perdu cette faculté avaient lâché la rampe. Je trouve cela bouleversant. Avec mes pitreries, je ne me compare pas à ça, mais la démarche est forcément identique. L’humour aide à vivre, à survivre. C’est une des façons de réfléchir le monde, c’est peut-être l’une des branches de la philosophie." Et c'est le même homme qui, enfant a côtoyé des rescapés de la Shoah, a créé ce dessin choquant.

Qu'en pense Elie Barnavi dont l'interview de Philippe Geluck conclut le parcours de l'exposition ?

« L’exposition aurait très bien pu s’intituler Le Chat expose Geluck tant la destinée de ces Laurel et Hardy de l’art est intimement liée. « Geluck expose le Chat nous emmène à la découverte passionnante des dessins de jeunesse, des aquarelles, des balbutiements puis de l’épanouissement du Chat. Croquis, dessins originaux, planches, toiles à l’acrylique, sérigraphies, objets improbables et sculptures : les moyens d’expression semblent sans limites. »

« Nous proposons de vous emmener en balade à travers une vie d’artiste peu commune, celle de celui qui deviendra le papa du chat le plus connu de la bande dessinée et du monde de l’art. Avant de pénétrer dans la première salle, Philippe Geluck nous accueille et remercie Maillol, Tempora et les filles du photographe de nous avoir offert une si belle rétrospective de l’oeuvre infinie de Robert Doisneau. Il accroche côte à côte le mythique Baiser de l’Hôtel de Ville et la photo de Thomas Van Den Driessche intitulée Le baiser de l’Arc de Triomphe où l’on voit Philippe et Dany Geluck s’embrasser sur le toit du célèbre monument dominant les Champs-Élysées au printemps 2021 lorsqu’ils sont occupés à installer 20 sculptures monumentales du Chat entre Concorde et le Rond-Point… »
« En une heure et demie, le visiteur découvre le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles (Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser...). Cela le mènera tout naturellement à devenir... comédien et à monter sur les planches durant 10 ans, à se muer en animateur ou chroniqueur radio et télé, d’abord en Belgique et puis en France, notamment aux côtés de Laurent Ruquier et Michel Drucker. Mais cela n’est rien à côté de ce qui va lui arriver en 1983, lorsqu’il invente Le Chat qui deviendra en quelques années une icône de la bédé, le chouchou des galeries d’art et le sujet de nombreuses expositions, notamment sous forme de sculptures monumentales en bronze sur les Champs-Élysées en 2022. »

« Dans la deuxième partie de l’exposition, Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux « confrères » comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’oeuvre. Dans cette liste des grands prédécesseurs, Courbet n’est pas cité par hasard car une  salle sera consacrée à L’origine du monde (non pas celle peinte par Gustave mais une copie scrupuleuse attribuée à René Magritte (tableau jamais exposé jusqu’ici) dont l’histoire est à elle seule surréaliste ! »

« Une exposition passionnante et joyeuse ! » 

Il aurait été judicieux que le service de presse propose une planche avec les dessins avec leurs légende et copyright.


L’ENFANCE
« La visite peut commencer : vous découvrirez que le petit Philippe a toujours dessiné. Sans doute les goûts artistiques du père Geluck n’y sont pas étrangers : peu enclin aux sports et autres spectacles télévisuels, Didier Geluck, lui-même dessinateur de presse de 1946 à 1953, a toujours mis des pinceaux dans les mains de ses deux fils. Il les a initiés aux merveilles de l’art, de Rembrandt à Soulages, de Brueghel à Mondrian. Et ça a marché puisque Jean-Christophe est devenu graphiste puis peintre et Philippe, dessinateur et bien d’autres choses. Très jeune il se passionne pour le dessin humoristique et nous montre ici plusieurs exemples du travail de ceux qui l’éblouissaient Chaval, Bosc, Reiser, Sempé, Siné ou Tetsu… »

LES PREMIERS DESSINS D’HUMOUR
« Dès ses 13 ans, il se met à dessiner des horreurs. Nous voulons dire par là que les cartoons qu’il produit, jeune adolescent, vont surprendre par leur noirceur, leur cynisme et leur drôlerie. Son père voyant ça lui dira « Tu tiens quelque chose. Ne le lâche pas et ne t’arrête jamais ». Et il en fut ainsi. Philippe ne s’arrêtera plus jamais, il publiera des dessins à l’âge de 16 ans et exposera ses premières aquarelles dès ses 18 ans. »

LES AQUARELLES
« Et ce sont justement les aquarelles que nous découvrons dans les salles suivantes. Avec la découverte de la couleur, l’on perçoit comme le jeune artiste est impressionné par le travail de Folon, de Tomi Ungerer et de l’immense Saul Steinberg. Cependant, il ne copie ni ne parodie ses aînés, il s’invente un univers à la fois poétique, un brin cruel et ne soit permis sur qui est qui, il fait porter au mâle une paire de lunettes rondes, pareilles aux siennes. Le carton fait rire tout le monde. Cependant que Geluck poursuit son métier de comédien et joue Un certain Plume au théâtre, anime Lollipop à la RTBF (émission devenue culte pour une génération), Madame Geluck met au monde leur premier bébé et Philippe dessine un carton annonçant la naissance d’Antoine, mettant en scène les deux chats du mariage et un bébé chat emmailloté. Et l’histoire va s’accélérer : le mois suivant, Luc Honorez, journaliste au Soir propose à Geluck de participer à une sorte de casting de dessinateurs auprès de la rédaction. Grand admirateur de ses aquarelles, il lui propose d’essayer d’inventer un personnage qui illustrerait chaque mardi le supplément Temps-Libres. Le dessinateur s’exécute, invente Le Chat le soir du 3 mars 1983, apporte ses croquis à la rédaction et se trouve être l’heureux élu. La grande aventure va commencer. »

« Le début de la publication a lieu le 22 mars 1983 et ne suscite pas l’enthousiasme immédiat. Il faut bien avouer que la place allouée au nouveau venu est réduite et que le style de l’auteur est un peu sommaire. Mais les progrès sont fulgurants : le style se précise tandis que le propos gagne en pertinence et en drôlerie. En quelques mois, Le Chat devient la mascotte du quotidien. Et, loin de se douter de la suite des événements, Geluck — il le racontera bien plus tard — se dit à lui-même « Là, mon pote, j’ai l’impression que tu as inventé un truc qui risque de t’accompagner un bon moment ».

« Lors de la célébration des 10 ans du Chat dans Le Soir, plusieurs journalistes m’avouent qu’au début, ils retenaient leurs articles jusqu’au lendemain de ma venue à la rédaction pour qu’ils ne se retrouvent pas affublés d’un de mes dessins navrants jusqu’à ce qu’une étude révèle que les articles illustrés par Le Chat étaient lus cinq fois plus que les autres. À partir de ce jour, ils m’attendaient, papier à la main, en me disant qu’ils avaient écrit un truc qui, normalement, devrait m’inspirer. Nous en avons bien ri ! »

ET LA COULEUR FUT
« Jean-Paul Mougin, rédacteur du mensuel (À SUIVRE), tombe sous le charme du Chat et demande à Geluck de créer cinq planches entières de bande dessinée. L’auteur se régale et s’exécute. Lorsqu’il montre le résultat à Mougin, ce dernier rit beaucoup en les lisant, puis les rend au dessinateur en joliment surréaliste. Les œuvres sont douces et plaisantes au regard, mais lorsqu’on s’approche, on découvre un bossu coupant la langue d’un manchot ou un type sur son tracteur labourant un champ de têtes humaines. Au milieu de ces ambiances inquiétantes apparaît soudain, toujours à l’aquarelle, un chat se cachant derrière un masque d’oiseau pour approcher trois volatiles. Un chat, certes, mais pas celui qu’on croit. Nous ne sommes qu’en 1976. Plusieurs années avant l’autre ! »

LA NAISSANCE DU CHAT
« Et, un jour Geluck créera Le Chat. C’est un concours de circonstances inénarrable qui verra apparaître l’animal dans les pages du journal Le Soir en 1983. Premier geste : le carton de mariage. En 1980, Dany (la jolie femme du Baiser de l’Arc de Triomphe) et Philippe se marient. Pour remercier ceux qui leur ont fait un cadeau, Philippe dessine un petit carton sur lequel il représente les jeunes mariés sous la forme de deux chats faisant un câlin. Et pour qu’aucun doute lui disant « J’adore ! Tu peux les mettre en couleur. » Ce à quoi Geluck répond « Ben, non. Le Chat c’est du noir et blanc ! » Et Mougin de lui rétorquer « En noir et blanc, je ne les publierai pas donc c’est toi qui vois. Soit en couleur, soit pas. » Et, devinez ce que fit Geluck ? Il fit quelques essais à l’aquarelle, pas terribles. Il eut ensuite la bonne idée de solliciter la coloriste Françoise Procureur qui lui proposa ce gris qui ira si bien au teint du minet et Le Chat fit son entrée dans le temple de la BD, aux côtés de Pratt, Tardi, Schuiten, Boucq et autres immenses. »

« Comme on l’imagine, Le Chat occupe largement la vie de notre dessinateur-humoriste. Au-delà des frontières, plusieurs journaux français ou suisses, européens et même iraniens, le réclament. Mais, soucieux de ne pas se laisser réduire à ce héros solitaire, Geluck poursuit l’aventure dans les médias en participant activement à La semaine infernale (où naîtra Le Docteur G. répond à vos questions), au Jeu des Dictionnaires à la RTBF. Il tourne des sketches pour la télévision en remporte le prix de l’émission la plus drôle à la Rose d’or de Montreux. Invité par Laurent Ruquier à France Inter, il devient très vite un des piliers de la « bande à Ruquier » et à partir de 1999, de la « bande à Drucker » sur les canapés rouges du dimanche. »

LE CHAT DEVIENT UNE STAR
« En 20 ans, Le Chat acquiert le statut de star et chacun de ses albums est un best-seller. Mais Geluck, ne cédant jamais à la facilité, se diversifie artistiquement et plastiquement en introduisant dans ses livres des dessins « autres que Le Chat », en détournant des gravures anciennes, en réalisant des toiles de grand format, des objets surréalistes et des sculptures… mais nous en reparlerons. »

« En octobre 2003, pour les 20 ans du héros, l’École nationale des beaux-arts à Paris accueille Le Chat s’expose, une mise en scène immersive du travail de l’artiste. L’exposition attirera 350 000 visiteurs. »

« Dans les années qui suivront, on ne compte plus les participations de Geluck et son Chat à des salons d’art et des expositions en galerie. Le bonhomme continue à dessiner, mais s’est aussi mué en peintre et sculpteur. Ses réalisations plaisent autant au grand public qu’aux amateurs chevronnés. Fait assez rare pour être mentionné. L’art pourrait donc aussi faire rire ! Télérama lui consacre un Hors-Série. »

LE CHAT DÉAMBULE
« C’est en repensant au succès considérable de la grande exposition de 2003 que l’idée de la création d’un musée du dessin d’humour emmené par Le Chat fait son apparition quelques années plus tard. C’est Michel Draguet, directeur des Musées Royaux d’art et d’histoire à Bruxelles qui en suggère l’idée à Philippe Geluck. Il serait trop long ici de raconter ce cheminement-là. Le projet est en cours et, pour le mener à bien, Geluck et son équipe sollicitent des partenaires, mécènes et sponsors, car ils doivent apporter un budget de 7,7 millions d’euros au projet. Le Musée du Chat et du dessin d’humour sera locataire d’un bâtiment construit par la Région de Bruxelles Capitale et créera 25 emplois en fonctionnant d’une façon autonome (non subsidiée). »

« C’est pour financer une partie de ce projet que Geluck, en 2019 à l’idée de produire une exposition de 20 sculptures monumentales du Chat en bronze dans l’espace public. Il en assure la production et annonce que les oeuvres sont mises en vente au profit intégral du budget du futur musée. Le Chat déambule est un succès considérable que 10 millions de visiteurs ont déjà pu apprécier (à Paris, Bordeaux, Caen, Genève, Monaco, Montreux, Bruxelles, Guérande, Lyon…).

« De nombreux collectionneurs, sociétés ou municipalités se sont déjà portés acquéreurs d’exemplaires de ces géants de bronze. Il en reste cependant quelques-uns qui attendent encore l’adoption (ce serait bête de ne pas en parler). La salle qui suit rappellera quelques souvenirs à certains. Le plancher du Musée Maillol ne pouvant supporter la charge des statues monumentales, nous nous sommes permis d’aligner les sculptures au format original… »

L’ART ET LE CHAT
« L’exposition se poursuit au rez-de-chaussée avec L’Art et Le Chat, un principe que le Musée en herbe avait présenté en 2016 dans lequel Geluck et Le Chat dialoguaient avec de prestigieux « confrères » comme Andy Warhol, Vermeer, Soulages, Picasso ou Mondrian. L’idée est d’accrocher côte à côte une oeuvre de l’artiste en question et l’hommage, admiratif, poétique ou insolent du Chat. L’exposition de 2016 eut tant de succès qu’elle fut prolongée de six mois. »

« En 2025, ce son bien entendu d’autres oeuvres et d’autres hommages qui seront proposés. Une sorte d’Art et Le Chat, chapitre 2. »

L’ORIGINE DU MONDE
« La salle suivante est entièrement dédiée à L’origine du monde et cela tombe à pic, car le nouvel album du Chat, sorti le 15 octobre 2025 s’intitule… L’origine du Chat ! » 

« Bien sûr, il sera question de Courbet, mais le tableau exposé ne sera pas le sien, mais une copie dont certains spécialistes de l’art croient fermement qu’elle est l’œuvre de René Magritte. L’histoire du tableau de Gustave Courbet est connue et l’on se souvient qu’il a été la propriété de plusieurs collectionneurs successifs jusqu’à Jacques Lacan et sa femme. Il sera exposé au public (et photographié) seulement en 1988 à New York avant de finalement rejoindre le Musée d’Orsay. » 

« Jusqu’en 1970 (?) les livres ou revues d’art n’en présentent qu’une reproduction en noir et blanc (la photo avait été prise dans les années 20), or dès 1965 (?), apparaît une reproduction de L’origine du monde en couleurs sous-titrée L’origine du monde Gustave Courbet 1819-1877. C’est la photo du tableau présenté dans l’exposition Geluck qui fut utilisée plusieurs fois dans ces années-là et non celle du véritable Courbet. S’il est un jour avéré que cette copie est véritablement de la main de Magritte (qui a notoirement réalisé plusieurs faux, notamment Picasso ou Max Ernst pendant la guerre 40-45), l’événement sera considérable. »

« Wait and see. Dans cette salle dédiée, Geluck nous présente plusieurs hommages qu’il a lui-même rendus à Courbet comme L’homme à la touffe, L’origine du monde par Fontana, L’origine du monde vue par le bébé, etc. »

SUITE ET FIN
« La visite se poursuit avec des dessins d’actualité, une installation dans laquelle Le Chat a étalé devant son fils tous les objets des années 60 à 90 que « contient » un smartphone (caméra, appareil photo, radio, encyclopédie, journaux, télévision, tourne-disque, 33 tours, etc.), une série de cadres aux vitres cassées et des toiles d’hommage à Michel-Ange et Da Vinci. »

« Et la visite se termine par un entretien entre Elie Barnavi et Philippe Geluck au milieu d’une salle décorée d’affiches punaisées, de sérigraphies encadrées et de vitrines contenant des objets absurdes et tellement drôles. »

L’ARTISTE PHILIPPE GELUCK

« Véritable homme-orchestre, dessinateur, humoriste, comédien, homme de radio et de télévision, Philippe Geluck est né à Bruxelles en 1954 dans une famille amoureuse des arts. En 1976, il fonde le Théâtre Hypocrite et mène une carrière de comédien dans les principaux théâtres belges pendant une dizaine d’années. De 1979 à 2006, il crée, anime ou participe à des milliers d’émissions de radio et de télévision, à la RTBF, sur France 2, France Inter, Europe 1 ou RTL. Il est chroniqueur régulier chez Michel Drucker et chez Laurent Ruquier. Parallèlement, il dessine et expose ses dessins et aquarelles loufoques en galerie à Bruxelles, Paris, Londres, Milan, Copenhague, Neuchâtel et Dallas. »

« En 2003, la grande expo Le Chat s’expose, qui célèbre les 20 ans du héros, attire plus de 350.000 visiteurs à Paris, Bruxelles, Bordeaux et Rennes. En 2016, L’art et Le Chat initie petits et grands aux oeuvres emblématiques de l’histoire de l’art avec cette drôlerie si caractéristique. Depuis lors, les dessins, toiles et sculptures de Philippe Geluck sont exposés dans de nombreuses galeries et salons d’art contemporain. »

« Aujourd’hui, Philippe Geluck prépare activement l’ouverture du Musée du Chat et du dessin d’humour qui ouvrira ses portes à Bruxelles en 2027. »

PRINCIPALES EXPOSITIONS

« La Vénus de Milo ou les dangers de la célébrité », exposition collective pour le « Ready Museum » présentée à Bruxelles, Paris, Londres, Milan, Copenhague… Philippe Geluck y expose ses dessins et aquarelles aux côtés de Folon, Dali, Man Ray…
1972.

Exposition personnelle, Galerie Maya, Bruxelles. Aquarelles, 1974.
Première exposition personnelle avec des oeuvres du Chat à la Galerie Van De Weghe à Bruxelles. Dessins, planches, gouaches, sculptures et toiles acryliques, 1991.

La Grande Expo : dessins, aquarelles, planches, gouaches, objets, sculptures, toiles acryliques, mur vidéo et bornes sonores. Le Chat s’expose dans la cour vitrée de l’École des beaux-arts de Paris, puis à Bruxelles, Bordeaux, Rennes, La Charité-sur-Loire, 2003 à 2008.

Depuis 2010, Philippe Geluck expose chaque année une sélection d’oeuvres originales à la BRAFA à Bruxelles, avec la complicité de la galerie Huberty&Breyne.

« Le Chat et les Droits de l’Homme », exposition dans le hall de la Cour européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg, en France, 2015.

Exposition de toiles à la Galerie Petits Papiers lors de Affordable Art Fair à Hong-Kong, en Chine, 2015.

Exposition de sculptures « Le Chat au journal », customisées par de grands artistes contemporains en vue d’une vente aux enchères au profit du Fonds Erasme, à Art Brussels, en Belgique, 2015.

Exposition « L’Art et Le Chat » au Musée en Herbe, à Paris, 2016.

« Le Chat visite le Musée Soulages », vingt-cinq toiles et dessins originaux de Philippe Geluck parmi les oeuvres de la collection permanente du Musée Soulages à Rodez, 2020-2021.

« Picasso et la bande dessinée », Musée Picasso, Paris. 3 toiles de Geluck rendent hommage au maître du cubisme, 2020.

PETITE HISTOIRE DU CHAT

« Pif, paf pouf. C’est un bon début ». C’est en tout cas ceux du Chat dans Le Soir le 22 mars 1983. C’était tellement crétin que cela a fait rire tout le monde. En 1986, Le Chat est édité en album, aux éditions Casterman, au départ un peu sceptiques quant aux chances de réussite en librairie d’un recueil de cartoons, pourtant le succès est immédiat en Belgique et en Suisse. Lorsque, un an plus tard, l’auteur leur proposera un second volume, l’éditeur n’hésitera plus. »

« Depuis, Le Chat a conquis la France et toute la francophonie et il apparaît toujours avec le même bonheur dans de nombreux quotidiens et magazines. En 2003, pour célébrer en grand les 20 ans du personnage, Philippe Geluck conçoit Le Chat s’expose à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. L’exposition passera ensuite par Bruxelles, Bordeaux, Rennes, La Charité-sur-Loire. En 2008, le prestigieux magazine Télérama consacre un numéro hors-série complet au Chat et à son créateur (cet honneur est d’habitude réservé à des artistes disparus : Giacometti, Béjart, Monet…). Les deux dessinateurs à qui Télérama avait déjà dédié un numéro étaient Walt Disney et Hergé. Quelques années auparavant, le 23 mars 2003, le journal belge Le Soir avait choisi de sortir un numéro spécial à l’occasion des 20 ans du Chat, sans une seule photo. L’édition fut entièrement dessinée par Geluck et les publicités par des amis dessinateurs (Siné, Schuiten, Moebius, Goffin, Loustal, Dehaes...). Geluck a réalisé pour cette édition 80 dessins inédits. »

« En 2016, L’Art et Le Chat, présentée au Musée en Herbe de Paris, rend un hommage ludique aux plus grands de l’Histoire de l’art (de Vermeer à Jeff Koons, en passant par Van Gogh, Picasso, Warhol…), dont les oeuvres originales sont exposées, à chaque fois, vis-à-vis d’un clin d’oeil du Chat. »

« Le Chat est devenu en 40 ans l’animal le plus populaire de la BD franco-belge. 25 albums ont été publiés chez Casterman, plusieurs best of, catalogues et livres de textes. Il est traduit en 17 langues dont l’anglais, le néerlandais, l’italien ou le coréen. »

… LE 15 OCTOBRE 2025 EST PARU... LE 25ÈME ALBUM DU CHAT

« Après Tout est vrai, en 2024, revoici un Chat 100 % pur Chat. Si on croit à la numérologie, un 25e album en 2025, ça veut dire plein de choses. Si on n’y croit pas, ça ne change rien et ça veut juste dire de jolis moments de régalade en perspective. »

« Ce nouvel opus est bien sûr truffé de gags hilarants, de réflexions aussi profondes que désarmantes et d’inventions graphiques plus drôles les unes que les autres. »

« Mais la grande nouveauté de cet album est le récit en planches de bande dessinée (une première pour Geluck) de la rencontre entre l’auteur et son personnage.

« Personne ne pouvait imaginer, et Geluck nous en apporte la preuve irréfutable, qu’un héros de BD ait pu exister avant d’être inventé. »

« Et il ne s’agit pas, comme dans certains romans historiques, de mettre en scène la vie d’une personne ayant vécu il y a plusieurs siècles. Non, ici, c’est différent : nous apprenons que Le Chat est né bien avant 1983, d’un père chat de gouttière et d’une mère siamoise (et qu’il a été bébé, enfant, puis adolescent, ce que nous ignorions jusqu’ici). »

« Dès ses premières années, il rêve d’un jour devenir héros de bande dessinée. Et même si ses gags de jeunesse ne suscitent pas l’enthousiasme de ses camarades, sa détermination est grande et il se met à rechercher un dessinateur de talent pour lui proposer une collaboration qu’il pressent porteuse de lendemains qui chanteront… »

« On utilise parfois un peu abusivement le terme d’album majeur ou de meilleur de tous. Il n’empêche qu’avec ce 25e tome, l’auteur frappe un grand coup qui ravira ses lecteurs les plus fidèles et séduira définitivement ceux qui n’ont pas encore découvert Le Chat. »

« Plusieurs pages de L’origine du Chat sont une sorte de préquel qui, en plus de nous faire marrer, nous emmènent dans un récit haletant que l’on ne peut lâcher avant d’en avoir découvert la résolution. »


Du 14 novembre 2025 au 3 mai 2026
59-61, rue de Grenelle. 75007 Paris. France
Tél. : +33 1 42 22 59 58
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30
Nocturne le mercredi jusqu’à 22h00
Visuels
Philippe Geluck, 2018 et 2023_©StudioFiftyFifty 

Vues des salles, 2025 
© Tempora-18

© Frédéric Latinis


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Les citations sont extraites du dossier de presse

samedi 25 avril 2026

Diane Kurys

Diane Kurys est une actrice, réalisatrice et productrice française née dans une famille juive ashkénaze en 1948. Avec Alexandre Arcady, elle a fondé Alexandre Films, société de productions de films. La réalisatrice Diane Kurys puise souvent son inspiration dans sa vie, notamment son enfance. Dans sa filmographie : Diabolo menthe (1977), Cocktail Molotov (1980), Coup de foudre (1983), La Baule-les-Pins (1990), Les Enfants du siècle (1999), Je reste ! (2003), Sagan (2008), Pour une femme (2013), Arrête ton cinéma ! (2015), Ma mère est folle (2018), Moi qui t'aimais (2025)... Arte rediffusera le 11 mai 2026 à 13 h 35,"La Baule-les-Pins" (Ein Sommer an der See) de Diane Kurys (1989) avec Nathalie Baye, Richard Berry, Zabou Breitman, Jean-Pierre Bacri, Vincent Lindon et Valeria Bruni Tedeschi.

« Le chanteur de Gaza » par Hany Abu-Assad
« Pour Sacha » d'Alexandre Arcady
« Inch’Allah » d’Anaïs Barbeau-Lavalette
« Un Juif pour exemple » par Jacob Berger
« Un ami viendra ce soir » de Raymond Bernard
« Nu parmi les loups » de Frank Beyer
« Jacob le menteur » par Frank Beyer
« M. Kaplan », par Álvaro Brechner
Les Enfants du Paradis, l’exposition
« Borat » de Larry Charles
« Cours sans te retourner » de Pepe Danquart
« Ushpizin » de Gidi Dar
« Schtonk ! » par Helmut Dietl
« L’évasion de Baruch » par Ewald André Dupont
« Le métis de Dieu » par Ilan Duran Cohen
« Ivan le Terrible » par Sergej M. Eisenstein
« Autant en emporte le vent » par Victor Fleming, George Cukor et Sam Wood
« L’Homme qui tua Liberty Valance » par John Ford
« Hôtel Rwanda » de Terry George
« Félix & Meira » par Maxime Giroux
« The Immigrant » par James Gray
« Scarface » de Howard Hawks
« Elser, un héros ordinaire », par Oliver Hirschbiegel
« Enfants prodiges » par Kurt Hoffmann
« La Bible » par John Huston
« Kaddish pour un ami » de Leo Khasin
« The Exchange » par Eran Kolirin
« Le Livre de la jungle » par Zoltan Korda
« Le serment » (The Promise) de Peter Kosminsky
« Fritz Bauer - Un héros allemand » par Lars Kraume
« Diabolo menthe » par Diane Kurys
« La Planète sauvage » par René Laloux
« Les trois lumières », par Fritz Lang
« M le maudit » de Fritz Lang
« Le Testament du Docteur Mabuse » par Fritz Lang
« Metropolis » de Fritz Lang
« Espions sur la Tamise » de Fritz Lang
« L’institutrice » par Nadav Lapid
« La journée de la jupe » par Jean-Paul Lilienfeld
« Nowhere in Africa » par Caroline Link
« Le dossier Odessa » par Ronald Neame
Diane Kurys est née en 1948 dans une famille juive aux origines russe et polonaise à Lyon. Ses parents avaient fait connaissance et s'étaient mariés au camp de Rivesaltes en 1942.

"Mon père était communiste avant d'être juif. [Son] frère, en revanche, c'est le contraire. Le plus curieux, c'est que les traditions juives, chez nous, n'avaient pas cours. Je n'ai connu du judaïsme que la cuisine. La bouffe nous reliait au passé. C'est la seule chose que ma mère avait héritée de la tradition. Mon père, lui, était anticlérical, antireligieux. Le Parti communiste était son point de référence. Pendant quatre ans de guerre, mes parents s'étaient cachés, ils avaient survécu, et le PC était la garantie d'un contre-pouvoir efficace. Ils me racontaient parfois comment ils s'étaient échappés par les toits, devant les Allemands, puis comment ils avaient évité d'être déportés. Mon père, qui était dans la Légion étrangère, était au Maroc quand la guerre a éclaté. Il avait été démobilisé à Marseille, et il s'est retrouvé dans une ferme à Brive-la-Gaillarde. En novembre 1942, il s'est fait recenser, naïvement. On est venu l'arrêter, on l'a interné dans un camp. Mais là, le directeur du camp était un légionnaire : « Qu'est-ce que tu fais là, Kurys ? - Je suis juif. - T'es juif ? Faut pas rester là. Je vais te faire sortir. - Je peux sortir avec ma fiancée ? - Faut te marier », a confié Diane Kurys à L'Obs en 2013. Un épisode représenté dans Coup de foudre (1983) avec Isabelle Huppert,  Guy Marchand et Miou-Miou. Une veine biographique que la réalisatrice parcourt, explore au fil de son oeuvre filmée. Par touches délicates.

En 1954, le couple Kurys divorce. Alors que le père de Diane Kurys demeure à Lyon, sa mère s'installe à Paris et ouvre une boutique de prêt-à-porter féminin.

En 1964, Diane Kurys rencontre Alexandre Arcady. Deux ans plus tard, ils vont vivre dans un kibboutz au nord d'Israël. En 1990, le couple aura un fils, l'écrivain Sacha Sperling.

De retour en France, Diane Kurys étudie les lettres, travaille comme institutrice.

Puis dans les années 1970, elle devient comédienne au sein de la compagnie Renaud-Barrault, puis est recrutée par les metteurs en scène Antoine Bourseiller, Ariane Mnouchkine à La Cartoucherie, et joue au Café de la Gare.

Sa carrière d'actrice ne la satisfait pas.

En 1975, Diane Kurys adapte avec Philippe Adrien la pièce Hôtel Baltimore de Lanford Wilson qu'elle joue à l'Espace Cardin dans une mise en scène d'Alexandre Arcady et dans son adaptation télévisée réalisée par Dirk Sanders.

Puis elle se lance dans l'écriture de scénarios et la production de films pour Alexandre Films, la société qu'elle co-crée en 1977 et dirige avec Alexandre Arcady. 

"La société Alexandre Films a produit la totalité des films de Diane Kurys et d’Alexandre Arcady, ainsi que quelques longs métrages du jeune réalisateur Alexandre Aja. Développer à la fois des sujets personnels et atteindre le grand public en toute indépendance a été la ligne éditoriale de cette société. La plupart des films produits par Alexandre Films témoignent de notre histoire collective. Ils partent souvent de la mémoire intime et entrent en résonnance avec le vécu du public : Diabolo Menthe, Le coup de Sirocco, Coup de Foudre, La Baule les Pins , Après l’Amour, Comme les cinq doigts de la main, Pour une femme… Parfois, ils explorent les différents aspects de notre culture et de nos valeurs à travers un fait divers ou une page de la grande Histoire :  Ce que le jour doit à la nuit, Le Grand Pardon, Le Grand Carnaval, K, L’Union sacrée , Là-bas mon pays, Cocktail Molotov, Pour Sacha… Ou bien ils évoquent des personnages historiques ou littéraires : Sagan, Les enfants du Siècle, Un homme amoureux…

"Diabolo menthe"
1976. Diane Kurys débute l'écriture d'un roman autobiographique. Un an plus tard, sur le conseil d'Alexandre Arcady, elle transforme son texte en scénario de film. C'est ainsi que naît « Diabolo menthe » qui représente son premier film en tant que réalisatrice-scénariste-productrice autodidacte.

« Diabolo menthe » (Die kleinen Pariserinnen ; Peppermint Soda) par Diane Kurys. « Au début des années 1960, deux sœurs font l'apprentissage de la vie, de l'amour, de la politique... Premier film (et premier coup d'éclat) pour Diane Kurys, qui signe avec « Diabolo menthe » une chronique subtile de l'adolescence. » Un premier film loué d'une oeuvre en partie autobiographique.

« Septembre 1963. C'est la rentrée des classes. Dans les cours et les couloirs du lycée Jules-Ferry, à Paris, des essaims de jeunes filles en fleur. Parmi elles : Anne, 13 ans, et sa sœur Frédérique, 15 ans. À l'intérieur du lycée, c'est la monotonie accablante des travaux et des cours : l'état-major autoritaire, les professeurs plus ou moins ridicules, le folklore des chahuts improvisés, la discipline que l'on supporte ou que l'on brave, les amitiés adolescentes. Au-dehors, Anne et Frédérique s'accommodent comme elles peuvent d'une vie de famille pleine de tiraillements et d'incidents domestiques. Leurs parents sont divorcés... »

« Premier film (et premier coup d'éclat) pour Diane Kurys, qui signe avec Diabolo menthe une chronique subtile de l'adolescence, rythmée par les radios portatives, la candeur des écolières et l'émission Salut les copains, mais aussi par l'appétit d'hommes qui ne s'embarrassent pas de l'âge ». 

« En toile de fond, la politique et sa violence, mais surtout, la solitude des femmes, qu'elles soient professeures, élèves ou mères. On se laisse happer par le regard mélancolique d'Éléonore Klarwein, révélation restée dans la mémoire sentimentale de générations de spectateurs. Un portrait ultrasensible de la sortie de l'enfance, entre instants sucrés et âpreté de la vie qui blesse, sans attendre ».

Un opus remarqué par la critique et qui attire trois millions de spectateurs en France. Un film « générationnel » avant La Boum. La réalisatrice encadre les deux adolescentes débutantes - Odile Michel et Éléonore Klarwein - par des comédiens réputés : Anouck Ferjac, Yves Rénier, Tsilla Chelton, Dominique Lavanant, Françoise Bertin, Marthe Villalonga, Dora Doll...

Signée par Yves Simon, la chanson du film doucement mélancolique contribue au succès du long métrage. L'affiche est dessinée par Floc’h, auteur de BD chez Dargaud. Prix Louis-Delluc 1977, « Diabolo menthe » est « une chronique subtile de l'adolescence. Pour son premier film, la réalisatrice Diane Kurys mêle douceur avec cruauté pour cristalliser ce qui fut une période marquante de sa vie. Culte d'une génération, ce film est un portrait ultrasensible de la sortie de l'enfance, entre instants sucrés et âpreté de la vie qui blesse, sans attendre ».

En 2017, pour la quarantième anniversaire du film Diabolo Menthe, la réalisatrice Diane Kurys et Eléonore Klarwein (Anne Weber) ont visité le lycée Jules-Ferry, à Paris (75009), place de Clichy, où une grande partie du film avait été tourné en août 1977.

"J'ai tout fait en sorte que l'image de Diabolo Menthe ne soit pas ternie, abîmée, parce que moi aussi je l'aime. C'est comme une bulle de coton, une barbe à papa. C'est tendre. Tout le monde s'y retrouve. J'ai toujours fait attention à protéger la petite Anne", a déclaré Éléonore Klarwein à  France 2.

« C’est un film d'époque. Et ça, ça vieillit toujours mieux. Et puis c'est un film sur l'adolescence. Ça parle à tout le monde », constate Diane Kurys en 2017 (Vanity Fair).

Nina est une mère un peu folle, Baptiste un fils un peu trop sage. Fâchés depuis longtemps ils se retrouvent pour l’aventure de leur vie. Au cours d’un voyage improbable, drôle et émouvant, ils vont rattraper le temps perdu, apprendre à se connaître enfin et s’aimer à nouveau.

"Coup de foudre
Arte diffusa "Coup de foudre" (Entre nous - Träume von Zärtlichkeit) par Diane Kurys. 

"Dans les misogynes années 1950, l'amitié amoureuse entre Léna et Madeleine va faire voler en éclats leurs mariages respectifs... Orchestrée par Diane Kurys, une splendide rencontre au sommet entre Isabelle Huppert et Miou-Miou."

"Camp de Rivesaltes, 1942. Pour échapper à la déportation, Lena se marie à la hâte avec Michel, un soldat français, dont elle apprendra plus tard qu'il est juif, comme elle. Le couple se réfugie en Italie, où il vivra caché jusqu'à la fin de la guerre. Dix ans plus tard, Lena et Michel sont tirés d'affaire et vivent à Lyon avec leurs deux filles. La jeune femme fait la connaissance de Madeleine, qui, après la fin brutale de son premier amour, a épousé Costa, un comédien raté aux combines foireuses, dont elle a un petit garçon. Les deux femmes s'amusent, partagent leurs espoirs déçus, leurs rêves. Elles ne peuvent bientôt plus se passer l'une de l'autre, ce que leurs deux maris, Michel surtout, voient d'un mauvais œil."

"Après les noires années de guerre, deux femmes mal mariées, coincées dans des années 1950 à la misogynie sournoise mais où s'immisce un vent de liberté, s'aiment et s'aident mutuellement à s'affranchir du carcan conjugal. Amour non consommé ou ardente amitié, le film ne tranche pas, et ce flou sied à son romanesque. Ce qui serait déjà une belle histoire d'émancipation prend une épaisseur supplémentaire, car le scénario s'inspire des souvenirs de jeunesse de Diane Kurys, marquée par l'exil, puis par le divorce de ses parents (Lena et Michel dans le film). Porté par une excellente direction d'acteurs, le film met en scène un duo à la délicate incandescence – Isabelle Huppert et Miou-Miou, au diapason, malgré des tensions lors du tournage. Avec justesse, il entrecroise plusieurs points de vue – ceux des femmes, des hommes et des enfants –, évitant de clouer les deux maris au pilori, d'autant que Guy Marchand et Jean-Pierre Bacri défendent leurs personnages avec l'abattage qu'on leur connaît. La reconstitution des années 1950, impeccable avec une pointe de sensualité, ajoute au charme de ce film, qui héritera d'une nomination à l'Oscar."


« Un homme amoureux »
Arte diffusera le 27 novembre 2023 à 20 h 50 « Un homme amoureux » (A Man In Love) de Diane Kurys avec Peter Coyote, Greta Scacchi, Jamie Lee Curtis, Claudia Cardinale, Peter Riegert, John Berry, Vincent Lindon.

« Steve Elliott, star hollywoodienne, s’éprend de sa jeune partenaire lors d’un tournage à Rome. Mais il est marié. La passion amoureuse selon Diane Kurys dans une production internationale avec Peter Coyote et Greta Scacchi. »

« Comédienne tentée par l’écriture, Jane croit aimer Bruno, un metteur en scène de théâtre parisien sans le sou. Alors qu’elle séjourne en Italie auprès de sa mère malade en rémission fragile, et de son père rongé d’inquiétude, on l’appelle pour tenir à l’écran le rôle de la dernière compagne de l’écrivain italien Cesare Pavese dans un film qui lui est consacré. La jeune femme est d’autant plus résolue à tenter sa chance qu’elle donnerait la réplique, dans le rôle-titre, à Steve Elliott, une star hollywoodienne qu’elle admire. Dès qu’elle rejoint le tournage sur un plateau de Cinecittà, à Rome, c’est le coup de foudre entre les deux partenaires. Mais l’acteur ténébreux est marié et père de famille. »

« Abonnée d’ordinaire à un cinéma hexagonal plus intimiste, Diane Kurys livre, avec cette production internationale, une évocation tout en sensualité et en mélancolie de la passion amoureuse. »

« Avec fluidité, la réalisatrice y pratique un troublant jeu de miroirs entre la fiction et la vie ».

« Car alors que devant la caméra Cesare Pavese, souffrant d’impuissance sexuelle, se consume d’amour amer pour celle qui sera sa dernière compagne avant son suicide en 1950, Steve Elliott, en coulisse, emporte Jane dans une relation à l’érotisme fiévreux, entre Rome et Paris. »

« Mais si un fossé sépare la vie conjugale orageuse de la star, ternie par les querelles, et sa liaison clandestine, l’acteur tergiverse, incapable de renoncer à sa famille officielle – et Jane se morfond bientôt dans l’antichambre pour qu’il lui accorde ses grâces. »

« Portée par un très séduisant casting – Peter Coyote et Greta Scacchi composent un couple incandescent quand, dans l’ombre, Jamie Lee Curtis et Vincent Lindon touchent en partenaires trompés –, une romance aux couleurs eighties, qui balance, dans l’éblouissante lumière italienne, entre légèreté et gravité. »

"La Baule-les-Pins" 
Arte rediffusera le 11 mai 2026 à 13 h 35,"La Baule-les-Pins" (Ein Sommer an der See) de Diane Kurys (1989).

"À la fin des années 1950, le temps d’un été au bord de la mer, deux sœurs perdent leur insouciance avec la crise conjugale traversée par leurs parents..."

"Douze ans après "Diabolo menthe", Diane Kurys livre une émouvante chronique familiale, avec une distribution de choix : Nathalie Baye, Richard Berry, Zabou Breitman, Jean-Pierre Bacri, Vincent Lindon et Valeria Bruni Tedeschi."

"1958. Comme chaque été, Frédérique et Sophie, 13 et 8 ans, prennent le train à Lyon pour La Baule. Mais sur le quai, leur mère les informe qu’elle les rejoindra plus tard. Inquiètes, les fillettes embarquent avec Odette, la nounou, et retrouvent sur la côte atlantique leur oncle Léon, leur tante Bella, enceinte de son cinquième enfant, et leurs cousins. Alors que les vacances s’écoulent entre plage, explorations aventureuses, lecture de L’espiègle Lili et premiers émois amoureux, les deux sœurs découvrent bientôt que leur mère a un amant et que leurs parents sont sur le point de divorcer."
 
"Robes cintrées à fleurs, mises en pli et initiation au Coca-Cola… Douze ans après l’emblématique Diabolo menthe, Diane Kurys, experte en souvenirs acidulés, remonte à nouveau le cours de son enfance de baby-boomer, entre innocence, jeux interdits et coups portés à l’insouciance". 

"Précocement marquée par la séparation de ses parents, la cinéaste met en scène une chronique familiale douce-amère au crépuscule des années 1950, dans un Technicolor version française aux allures de super-8". 

"Alors que les échos de la guerre d’Algérie parviennent étouffés dans la station balnéaire, la crise conjugale des parents, qui tourmente Frédérique et sa sœur, annonce en filigrane la remise en question du patriarcat et l’émancipation féminine de la décennie à venir". 

"Incarnée par une Nathalie Baye solaire, Léna, la mère des fillettes, revendique la liberté d’aimer et de travailler, quand son jeune amant sculpteur, le déjà mélancolique Vincent Lindon, relègue à une génération dépassée le mari délaissé, interprété par Richard Berry, ou le tonton blagueur (parfait Jean-Pierre Bacri)." 

"Un récit autobiographique sur une époque charnière qui esquisse par petites touches un délicat portrait de l’adolescence."


"Ma mère est folle"
Le 5 décembre 2018, est sorti sur les écrans français "Ma mère est folle", réalisé par Diane Kurys avec Fanny Ardant et Vianney.

"Nina est une mère un peu folle, Baptiste un fils un peu trop sage. Fâchés depuis longtemps ils se retrouvent pour l’aventure de leur vie. Au cours d’un voyage improbable, drôle et émouvant, ils vont rattraper le temps perdu, apprendre à se connaître enfin et s’aimer à nouveau."


« Diabolo menthe » par Diane Kurys
France, 1977, 100 min
Image : Philippe Rousselot
Montage : Joële van Effenterre
Musique : Yves Simon
Production : Les Films de l'Alma, Alexandre Films
Producteur : Serge Laski
Scénario : Alain Le Henry
Acteurs : Eléonore Klarwein, Odile Michel, Anouk Ferjac, Michel Puterflam, Yves Rénier, Robert Rimbaud, Marie-Véronique Maurin, Corinne Dacla, Coralie Clément
Sur Arte le 15 août 2018 à 20 h 55

"Coup de foudre"
 par Diane Kurys

France, 1982, 110 minutes
Scénario : Diane Kurys, Alain Le Henry
Production :  Partner’s Productions, Alexandre Films, Hachette Première, Films A2, S.F.P.C.
Producteur/-trice : Ariel Zeitoun
Image : Bernard Lutic
Montage : Joële van Effenterre
Musique : Luis Enriquez Bacalov
Avec Miou-Miou (Madeleine), Isabelle Huppert (Lena Weber), Guy Marchand (Michel Korski), Jean-Pierre Bacri (Costa), Patrick Bauchau (Carlier)
Sur Arte le 15 juillet 2019 à 20 h 50
Visuels :
Isabelle Huppert (Lena Weber) et Miou-Miou (Madeleine ) dans " Coup de foudre" (1982) de Diane Kurys
Guy Marchand (Michel Korski) dans " Coup de foudre" (1982) de Diane Kurys
© Studiocanal 


« Un homme amoureux » de Diane Kurys
Scénario : Diane Kurys, Olivier Schatzky
Production : Camera One, Alexandre Films, J.M.S.Films
Producteurs : Michel Seydoux, Diane Kurys
Image : Bernard Zitzermann
Montage : Joële van Effenterre
Musique : Georges Delerue
Avec : Peter Coyote (Steve), Greta Scacchi (Jane), Jamie Lee Curtis (Susan), Claudia Cardinale (Julia), Peter Riegert (Michael), John Berry (Harry), Vincent Lindon (Bruno)
France, Italie, 1986
Sur Arte les 27 novembre 2023 à 20 h 50, 1er décembre 2023 à 13 h 35, 21 décembre 2023 à 13 h 35
Visuels : © Gaumont Distribution

"La Baule-les-Pins" de Diane Kurys
France, 1989, 94 min
Scénario : Diane Kurys,  Alain Le Henry
Production : Alexandre Films, Centre National du Cinéma et de l'Image Animée, Films A2, Société Générale de Gestion Cinématographique
Producteurs : Alexandre Arcady, Diane Kurys
Décors de film : Tony Egry
Image : Giuseppe Lanci
Montage : Raymonde Guyot
Musique : Philippe Sarde
Avec Nathalie Baye (Léna Korski), Richard Berry (Michel Korski), Zabou Breitman (Bella), Jean-Pierre Bacri (Léon), Vincent Lindon (Jean-Claude), Julie Bataille (Frédérique), Candice Lefranc (Sophie), Alexis Derlon (Daniel), Emmanuelle Boidron (Suzanne), Maxime Boidron (René), Benjamin Sacks (Titi)
Sur Arte les 18 janvier 2021 à 20 h 55, 25 janvier 2021 à 13 h 35, 7 février 2021 à 10 h, 26 avril 2026 à 15 h 10, 11 mai 2026 à 13 h 35
Disponible du 18/01/2021 au 24/01/2021
Sur arte.tv du 18/04/2026 au 20/05/2026
Visuels :
Nathalie Baye est Léna Korski et Zabou Breitman est Bella dans le film " La Baule Les Pins" de Diane Kurys
© Alexandra Films

Nathalie Baye est Léna Korski et Richard Berry est Michel Korski dans le film " La Baule Les Pins" de Diane Kurys
© Alexandra Films

" La Baule Les Pins" de Diane Kurys
© Alexandra Films

"
Ma mère est folle", réalisé par Diane Kurys

Alexandre Films, 2018
Scénario : Sacha Sperling & Pietro Caracciolo
Image : Gilles Henry
Montage image : Manu De Sousa
Son : Henri Morelle, Roland Voglaire, Christian Fontaine
Décors : Pierre Renson
Costumes : Eric Perron
Direction de production : Pierre Foulon
Produit par
Diane Kurys et Alexandre Arcady
Coproduction : Nexus Factory, Umedia, RTBF, Work In Progress, Flair Production


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Les citations sur le film proviennent d'Arte. Cet article  a été publié le 15 août 2018, puis les 6 décembre 2018, 15 juillet 2019, 19 janvier 2021, 21 novembre 2023.