Localisée à l'entrée du Bosphore, Byzance était une cité grecque, capitale de la Thrace. En 330, l'empereur Constantin Ier a fondé Constantinople sur son site. La ville est devenue la capitale de l'Empire romain, puis de l'Empire romain d'Orient ou Empire byzantin, isolé dans le monde chrétien. Après un long siège, les troupes ottomanes dirigées par Mehmed II s'emparèrent de Constantinople en 1453. Il en est résulté la fin de l'Empire romain d'Orient apparu au IVe siècle. Arte diffusera le 17 octobre 2026 à 20 h 55 « Byzance, mille ans qui ont changé le monde », documentaire de Jacques Plaisant.
« Manuscrits en péril » par Susanne Brahms
« Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? La nouvelle christianophobie » par Alexandre del Valle
« -33 - Crucifixion de Jésus » par Denis van Waerebeke
« 315, la donation de Constantin » de Denis van Waerebeke
« 24 septembre 622 : l'an 1 de l'islam » par Denis van Waerebeke
« 29 mai 1453, la prise de Constantinople » de Denis van Waerebeke
« 1492 : un nouveau monde » par Denis van Waerebeke
Le Vatican
Localisée à l'entrée du Bosphore, Byzance était une cité grecque, capitale de la Thrace.
En 330, l'empereur Constantin Ier a fondé Constantinople, sa nouvelle capitale, sur le site de Byzance.
En 395, l'Empire romain, difficile à gouverner, est divisé définitivement en deux parties : l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient ou Empire byzantin, isolé dans le monde chrétien. Un empire chrétien, souvent de langue grecque dont Constantinople est la capitale.
L'administration de l'Empire romain d'Occident s'avère progressivement difficile en raison de l'arrivée, par signatures de traités ou par conquêtes territoriales, d'élites barbares. L’Empire d’Orient s'est doté d'institutions politiques spécifiques.
En 476, le dernier empereur d'Occident abdique. L'empereur byzantin devient alors le seul souverain de l'Empire romain.
L'empire byzantin s'étend sous Justinien Ier, empereur de 527 à 565 et atteint les limites des anciennes frontières impériales, puis sa superficie se réduit.
Dès le VIIe siècle, l'empire byzantin s'adapte à un monde contestant son autorité universelle. Il modernise ses structures et, après la crise iconoclaste, il s'étend et atteint son apogée sous Basile II, régnant de 976 à 1025.
Les guerres civiles et l’apparition de menaces contraignent l'Empire byzantin à se transformer à l'initiative de la dynastie des Comnènes régna de 1081 à 1185, puis "est disloqué par la quatrième croisade lorsque les croisés s'emparent de Constantinople en 1204. S’il renaît en 1261, c’est sous une forme affaiblie qui ne peut résister aux envahisseurs ottomans ni à la concurrence économique des républiques italiennes (Gênes et Venise)".
"Héritier d’une riche culture gréco-romaine, il la fait vivre et contribue à la transmettre à l’Occident au moment de la Renaissance. Il développe sa civilisation, empreinte de religiosité. Pilier du monde chrétien, il est le défenseur du christianisme orthodoxe qui rayonne dans l’Europe centrale et orientale, tandis que la séparation des Églises d'Orient et d'Occident inaugure la rupture progressive avec le catholicisme romain. Au-delà, il a su rayonner, transmettant un droit romain codifié, des chefs-d’œuvre architecturaux, incarnés par la basilique Sainte-Sophie, et, plus largement, une culture originale."
Dès 1204, le déclin apparait.
Le régime politique de cet Empire a été perçu comme un modèle pour les régimes absolutistes du XVIIe siècle, et a été fustigé au XVIIIe siècle par les détracteurs de l’absolutisme.
L'historiographie avait considéré cet Empire byzantin « archaïque » ou « déclinant ». Des historiens ont récemment souligné le rôle majeur de cet Empire à l'économie florissante, sa capacité à recourir à la diplomatie comme à la force militaire pour vaincre les menaces à ses frontières, son action de transmission de savoirs antiques contribuant à l'apparition de la Renaissance européenne, et un fait historique permettant une meilleure compréhension du monde slave.
L'essayiste Bat Ye'or montre dans ses livres sur la dhimmitude que les discriminations contre les Juifs sous l'Empire byzantin ont inspiré aux Ottomans celles imposées aux chrétiens vaincus du djihad. Les Juifs byzantins étaient très hellénisés, fidèles au Talmud de Jérusalem, et de langue yévanique.
Après un long siège, les troupes ottomanes dirigées par Mehmed II s'emparèrent de Constantinople en 1453. Les divisions entre chrétiens ont contribué à la victoire des Ottomans djihadistes. Il en résulta la fin de l'Empire byzantin, auparavant.Après le pillage de Constantinople, Mehmed II y entre. Victorieux, il est surnommé le "Fatih" ("le Conquérant"). Constantinople devient le capitale de l'empire Ottoman. Les richesses de l'Empire byzantin permettent de financer les entreprises guerrières, donc le djihad de Mehmed II.
Les chrétiens y sont assujettis au statut de dhimmis.
En 1930, Constantinople est renommée Istanbul, ville de Turquie.
« Byzance, mille ans qui ont changé le monde »
Arte diffusera le 17 octobre 2026 à 20 h 55 « Byzance, mille ans qui ont changé le monde », documentaire de Jacques Plaisant.
« D’Istanbul jusqu’au Louvre, une exploration des mille ans d’histoire de l’Empire byzantin, de 330 à 1453, à travers ses trésors archéologiques. »
« Des rives du Bosphore aux déserts égyptiens, de l’Italie à la Grèce, l’Empire byzantin a dominé de sa puissance et de sa richesse le monde méditerranéen pendant près de mille ans. Entre Orient et Occident, Moyen Âge et Antiquité, son histoire est devenue un mythe, nourri par les chefs-d’œuvre qu’il nous a légués – Sainte-Sophie à Istanbul, Daphni en Grèce ou Ravenne en Italie. »
« L’ouverture prochaine au musée du Louvre d’un nouveau département dédié aux arts de Byzance et aux chrétientés en Orient offre aux chercheurs un terrain inédit pour réinterroger l’héritage de cette civilisation. »
« Au cœur de leurs recherches, les icônes – images à la force singulière – qui ont forgé le caractère de Byzance, et témoignent de son rayonnement, ses tourments et ses croyances, ainsi que des vestiges uniques qui dévoilent le mode de vie d’une société métissée. »
« Nourri d’apports d'historiens, d'archéologues et de conservateurs, ce documentaire mène l’enquête à Istanbul, au Sinaï, en Italie, en Grèce ou en Serbie pour retracer, à travers ses trésors, les jalons de l’histoire de Byzance : la fondation par Constantin, en 330, de Constantinople, nouvelle capitale de l’Empire romain d’Orient et rivale de Rome ; le règne faste de Justinien, marqué par les conquêtes ; les avancées arabes, puis les querelles iconoclastes qui fragilisent et divisent durablement l’empire. »
« Jusqu’à sa chute, en 1453, l’Empire byzantin transmet à l’Europe ses savoirs, ses arts et une part essentielle de son imaginaire. »
« Manuscrits, mosaïques, icônes et vestiges archéologiques révèlent un ensemble multiculturel, traversé par les influences et les échanges commerciaux autant que par les conflits religieux et politiques. »
« 29 mai 1453, la prise de Constantinople » de Denis van Waerebeke
Nommé au Collège de France en 2015, Patrick Boucheron dirige l’« Histoire mondiale de France » (Seuil, 2017) présentant "les nouvelles grandes dates mondiales qui ont façonné l’hexagone", "mettant en valeur les colonisés et l’islam" et assumant une "islamophilie systématique". Un anti-« Lieux de mémoire » du professeur Pierre Nora.
Un best-seller analysé dans « Histoire de l'islamisation française 1979-2019 » (Ed. L’Artilleur), controversé, critiqué notamment par Pierre Nora (« Politiquement, l’objectif est de lutter, « par une conception pluraliste de l’histoire, contre l’étrécissement identitaire qui domine aujourd’hui le débat public »).
Et fustigé par Eric Zemmour : « En près de 800 pages et 146 dates, on ne déviera pas de la ligne du parti: tout ce qui vient de l’étranger est bon. Les invasions barbares sont des « migrations germanique s» ; la défaite des Gaulois leur permit d’entrer dans la mondialisation romaine ; les conquérants arabes étaient bien plus brillants que les minables défenseurs carolingiens ; les martyrs chrétiens de Lyon venaient d’ailleurs et saint Martin était hongrois. Les théologiens chrétiens doivent tout au grand talmudiste Rachi ; « l’honteux traité de Troyes » de 1420 (qui donnait le royaume de France à la monarchie anglaise) est une heureuse tentative de construire la paix perpétuelle par l’union des couronnes ».
Et fustigé par Eric Zemmour : « En près de 800 pages et 146 dates, on ne déviera pas de la ligne du parti: tout ce qui vient de l’étranger est bon. Les invasions barbares sont des « migrations germanique s» ; la défaite des Gaulois leur permit d’entrer dans la mondialisation romaine ; les conquérants arabes étaient bien plus brillants que les minables défenseurs carolingiens ; les martyrs chrétiens de Lyon venaient d’ailleurs et saint Martin était hongrois. Les théologiens chrétiens doivent tout au grand talmudiste Rachi ; « l’honteux traité de Troyes » de 1420 (qui donnait le royaume de France à la monarchie anglaise) est une heureuse tentative de construire la paix perpétuelle par l’union des couronnes ».
Quant à Alain Finkielkraut, il a estimé :
« Je découvre, effaré, que ni Rabelais, ni Ronsard, ni La Fontaine, ni Racine, ni Molière, ni Baudelaire, ni Verlaine, ni Proust n’y figurent. Et si Mauriac est cité, ce n’est pas pour son œuvre, c’est pour sa critique honteusement réactionnaire du féminisme. Ainsi s’éclaire le sens de « monde » pour les nouveaux historiens. Mondialiser l’histoire de France, c’est dissoudre ce qu’elle a de spécifique, son identité, son génie propre, dans le grand bain de la mixité, de la diversité, de la mobilité et du métissage. Et c’est répondre au défi islamiste par l’affirmation de notre dette envers l’Islam. De manière générale, l’Histoire mondiale de la France remplace l’identité par l’endettement. Ici doit tout à ailleurs. De la France, patrie littéraire, ce qui surnage, c’est la traduction des Mille et Une Nuits par Antoine Galland et l’audace qui a été la sienne d’ajouter au corpus original des histoires que lui avait racontées un voyageur arabe venu d’Alep.
Instructif aussi est le récit de l’invasion musulmane de 719 à Narbonne, où les cultures se sont mêlées avant que les Francs, hélas, n’arriment par la force cette ville à leur royaume. Ceux qui, en revanche, croient pouvoir mettre au crédit de la France naissante la première traduction latine du Coran par l’abbé de Cluny Pierre le Vénérable en 1143, sont avertis que cette démarche n’était pas inspirée par la curiosité mais par une volonté de dénigrement. Et peu importe le fait que l’Islam de son côté ne pouvait pas même envisager de traduire les Écritures saintes des religions antérieures à son avènement.
Nos éminents universitaires n’ont que l’Autre à la bouche et sous la plume. Ouverture est leur maître mot. Mais ils frappent d’inexistence Cioran, Ionesco, Kundera, Levinas, tous ces étrangers qui ont enrichi notre philosophie et honoré notre littérature. Car c’est à ce «notre» qu’ils veulent faire rendre l’âme...
Le dégoût de l’identité a fait place nette de la culture. Les façonniers de l’Histoire mondiale de la France sont les fossoyeurs du grand héritage français.
« Une histoire libre », dit le journal Libération pour qualifier ce bréviaire de la bien-pensance et de la soumission, cette chronique tout entière asservie aux dogmes du politiquement correct qui ne consacre pas moins de quatorze articles aux intellectuels sans jamais mentionner Raymond Aron, ni Castoriadis, ni Claude Lefort, ni aucun de ceux qui ont médité la catastrophe totalitaire et la bêtise de l’intelligence au XXe siècle…
« Histoire jubilatoire », ajoute Libération. Ce mot – le plus insupportablement bête de la doxa contemporaine – convient particulièrement mal pour une histoire acharnée à priver la France de son rayonnement et à l’amputer de ses merveilles.
Il n’y a pas de civilisation française, la France n’est rien de spécifiquement français: c’est par cette bonne nouvelle que les rédacteurs de ce qui voudrait être le Lavisse du XXIe siècle entendent apaiser la société et contribuer à résoudre la crise du vivre-ensemble.
Quelle misère! »
« Quand l'histoire fait date » 2020
« Dans cette deuxième saison de la série" « Quand l'histoire fait date », "aussi érudite et ludique que la précédente, le médiéviste Patrick Boucheron, professeur au Collège de France, poursuit son exploration alerte des dates marquantes de l’histoire, des trésors artistiques ornant la grotte de Lascaux, en 18 000 avant notre ère, au coup d’État militaire contre le président chilien Salvador Allende, le 11 septembre 1973 ».
« Mobilisant son talent de conteur, associé à une animation qui s’appuie sur une riche iconographie, et convoquant éclairages de spécialistes et approche réflexive, l’historien bouscule notre regard sur vingt événements majeurs et les traces qu’ils ont laissées dans les mémoires, en les replaçant dans une perspective globale et en assumant les incertitudes de la science historique ».
« Entrelaçant plaisir du récit, techniques d’animation et esprit critique, Patrick Boucheron dévoile vingt nouvelles enquêtes sur les grandes dates qui ont marqué l’histoire et la mémoire des hommes ».
Arte diffusa le 6 septembre 2020, dans la série « Quand l'histoire fait date » (Zahlen schreiben Geschichte), « 29 mai 1453, la prise de Constantinople » (29. Mai 1453, Eroberung von Konstantinopel) de Denis van Waerebeke.
« La chute en 1453 de cette “deuxième Rome”, phare du christianisme orthodoxe, est considérée par les historiens comme l’acte de décès de l'Empire byzantin", ou Empire romain d'Orient, "et l’acte de naissance de l’Empire ottoman ». « Même si le sultanat ottoman était maître de la Turquie d'Europe et d'Orient depuis alors plus d'un siècle, la date a longtemps été considérée comme la césure entre les périodes médiévale et moderne ».
« Cette rupture des temps est un aussi un partage des espaces : désormais l'Orient et l'Occident semblent ne plus se comprendre tout en ayant irrémédiablement besoin l'un de l'autre ». « Mais cette cassure dans l’histoire est-elle aussi évidente et définitive qu’on veut bien nous le dire ? »
Curieusement, la série historique n'a pas envisagé la résistance de Vienne assiégée (1529, 1683) par des armées musulmanes. Et pourtant, ces résistances héroïques au djihad s'avèrent déterminantes dans l'histoire de l'Europe.
« Le temps retrouvé »
(Arte mag n° 36. Le programme du 29 août au 4 septembre 2020)
« Pour sa deuxième saison, Quand l’histoire fait dates offre une exploration audacieuse de grands événements et de leurs représentations. Entretien avec son concepteur, l’historien Patrick Boucheron. Propos recueillis par Benoît Hervieu-Léger ».
« Quels critères ont guidé votre approche pour ces vingt nouveaux épisodes ?
Patrick Boucheron : Nous avons radicalisé notre proposition initiale ! Depuis sa conception, la série interroge les diverses manières de faire événement.
Elle propose une collection de problèmes davantage que de périodes. Nous avons, cette fois-ci, voulu aller plus loin en retenant des dates dont on cherche l’événement, comme l’an mil. Nous avons joué sur le contre-factuel * dans l’épisode sur la mise à sac du palais d’été de Pékin en 1860.
Nous avons même poussé l’audace jusqu’à dater un événement qui n’a pas eu lieu. Au IVe siècle, l’empereur Constantin est censé avoir donné la moitié de son empire au pape. Le texte de la donation est un faux. Le non-événement a pris une importance que l’événement réel n’aurait pas eue.La représentation de l’histoire compterait donc plus que l’histoire elle-même ?
Or derrière chaque date il y a une petite intrigue aussi captivante à explorer que le récit en soi. C’est pourquoi la série inclut deux fils narratifs : le récit que l’on raconte et nous-mêmes en train de le raconter. Cette approche se lit en particulier dans l’épisode sur la révolution religieuse d’Akhenaton, en Égypte ancienne. À la fin de sa vie, Freud, miné par la maladie et l’exil, a voulu en percer le mystère pour expliquer la montée du nazisme et de l’antisémitisme à son époque. La solution aux énigmes du présent se trouve parfois dans le passé.
L’histoire de l’esclavage et de la colonisation resurgit depuis l’affaire George Floyd.
Un épisode aurait-il pu faire écho à ce présent si enraciné dans le passé ?
La question de la justice et de l’égalité, aiguisée par la crise sanitaire, est abordée avec la Déclaration d’indépendance des États-Unis, en 1776. Ce moment marque la première affirmation des droits universels de l’humain dans un pays dont on sait qu’il détruit les nations indiennes et qu’il deviendra esclavagiste. La “question noire”, déjà traitée dans la première saison avec la libération de Mandela, revient maintenant avec le pèlerinage du roi malien Mansa Moussa en 1324.
Nous aurions certes pu aborder plus frontalement la question de la décolonisation. Elle apparaît malgré tout dans l’épisode sur le massacre des Algériens, à Paris le 17 octobre 1961. L’événement pose clairement la question du racisme, de la violence policière et du legs colonial en France.
* Type de raisonnement qui consiste à imaginer l’issue nouvelle d’un événement historique, après avoir modifié l’une de ses causes. »
« Byzance, mille ans qui ont changé le monde » de Jacques Plaisant
France, 2026, 90 min
Coproduction : ARTE France, Tournez S’il Vous Plaît, Musée du Louvre
Sur Arte les 17 octobre 2026 à 20 h 55, 20 octobre 2026 à 9 h 55, 06 novembre 2026 à 9 h 55
Sur arte.tv du 10/10/2026 au 16/12/2026
Visuels : © TSVP

« 29 mai 1453, la prise de Constantinople » de Denis van Waerebeke
France, 2019, 27 minSur Arte le 6 septembre 2020 à 16 h 35
Disponible du 30/08/2020 au 04/11/2020
Visuels : © Les Films d'ici
Articles sur ce blog concernant :
Les citations sur le film proviennent d'Arte.









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