Citations

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« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 22 juillet 2026

Richard Wagner et les Juifs

Les relations entre Richard Wagner (1813-1883), célèbre compositeur et librettiste allemand d’opéras romantiques, concepteur de l’opéra comme Gesamtkunstwerk - « œuvre d’art totale » associant musique, danse, chant, poésie, théâtre et arts plastiques -, ainsi qu’auteur d’écrits antisémites, et des admirateurs ainsi que soutiens contemporains Juifs ont été complexes. L'interdiction de concerts de ses œuvres demeure un relatif tabou en Israël. Arte diffusera le 24 juillet 2026 à 19 h 30, dans le cadre de "Karambolage", "Festival de Bayreuth" réalisé par Claire Doutriaux.

Bertolt Brecht (1898-1956) 
Saleem Ashkar
Saleem Ashkar
Daniel Barenboim  
« Requiem pour la vie », de Doug Schulz

« Richard Wagner et les Juifs » 
« Richard Wagner et les Juifs » (Wagner’s Jews) est un documentaire de Hilan Warshaw (2013)

Pour quelles raisons Richard Wagner, qui ne cachait pas son antisémitisme, a-t-il bénéficié de mécènes et soutiens, parmi les plus dévoués, Juifs ? Quels liens reliaient ceux-ci à Wagner malgré ses appels à l’élimination des Juifs de la vie allemande ? Pourquoi ces jeunes musiciens, producteur ou amis Juifs de Wagner lui ont-ils gardé leur affection et leur admiration, lui ont-ils apporté l’aide indispensable à sa carrière et à son travail, alors que leurs coreligionnaires se distançaient, et rompaient toute relation avec cet artiste ?

Quelles sont les racines de l’antisémitisme de Wagner ? Jalousie à l’égard du succès des opéras de son contemporain et rival Juif, Giacomo Meyerbeer (1791-1864) ? Doutes sur l'identité de son père et probabilité d'avoir une origine Juive honnie de lui ? 

Pour répondre à ces questions, et à l’occasion du 200e anniversaire de la naissance de Richard Wagner, le réalisateur américain Hilan Warshaw s’intéresse à certains supporters ardents Juifs, tel Hermann Levi, fils d’un rabbin et artiste ayant dirigé la première du Parsifal de Wagner tout en refusant de se convertir au christianisme pour diriger cette oeuvre si chrétienne, Angelo Neumann (1838-1910) qui a produit des œuvres de Wagner en Europe et contribué à son succès public - Wagner reconnaissait que les spectateurs de ses spectacles, ou du moins "ceux des premières rangées", étaient majoritairement Juifs -, Joseph Rubinstein (1847-1884), pianiste proche de la famille de Wagner pendant des années, ayant achevé l’orchestration de certains de ses opéras et s’étant suicidé à la mort de Wagner, Carl Tausig (1841-1871), élève de Franz Liszt, pianiste et compositeur polonais, qui comptait parmi les collaborateurs les plus proches et appréciés de Wagner… Citons aussi le maître de chœur Heinrich Porges.

Hilan Warshaw se rend aussi là où a vécu et travaillé Wagner, en Allemagne, en Suisse et en Italie. Il se penche sur les rapports complexes qu'entretenait Wagner avec les Juifs.

En 1850, Wagner publie sous pseudonyme « K. Freigedank » (« libre pensée ») Das Judenthum in der Musik (La judéité dans la musique) dans Neue Zeitschrift für Musik. Il y écrit que la musique juive est dénuée de toute profondeur et expressivité, caractérisée par la froideur et l’indifférence, l’insignifiance et la bêtise. Ce pamphlet antijuif est republié sous le nom de Wagner en 1869.

Dans Deutsche Kunst und Deutsche Politik (1868), Wagner stigmatise « l’influence nuisible des Juifs sur la moralité de la nation ». Si cet antisémitisme est honni de Minna Player, première épouse de Wagner, il est partagé par Cosima von Bülow qui devient la seconde épouse de Wagner après que celui-ci a divorcé.

Le même Wagner a loué des compositeurs Juifs comme Félix Mendelssohn (1809-1847) (ouverture Les Hébrides) et Jacques-Fromental Lévy dit Halévy (1799-1862), auteur notamment de La Juive.

"Wagner, un génie en exil"
France 3 diffusa ce 18 mars 2015 à 23 h 45 Wagner, un génie en exild'Andy Sommer. "Dans ce « road movie » biographique, Antoine Wagner, jeune photographe de 30 ans habitant à New York, part en Suisse sur les traces des son arrière-arrière-grand-père, le célèbre compositeur Richard Wagner. L'histoire de Wagner et de sa musique ont fait l'objet de milliers de documents dans le monde entier, selon des approches multiples et des angles variés. Le réalisateur Andy Sommer a choisi de retracer le passage du compositeur en Suisse et d'offrir un panorama original de l'homme et de son oeuvre. C'est dans ce pays qu'il écrivit ses grands essais théoriques, s'attela à la composition de sa « Tétralogie », composa « Tristan und Isolde », ainsi que les « Wesendonck Lieder ».

Exposition "Wagner et les Juifs"
En 1985, l’exposition Wagner et les Juifs au Musée Richard Wagner à Bayreuth, cité bavaroise où est enterré Wagner et où il a fondé en 1876 le festival d’opéra dédié à l'exécution de ses dix principaux opéras, avait souligné la similitude entre les expressions antisémites de Wagner et celles des Nazis, et relevé que Wagner était revenu sur ses premières déclarations antisémites. Un festival dirigé à partir de 1930 par Winifred Wagner, belle-fille de Wagner et épouse de son fils Siegfried, et amie personnelle d’Hitler, devenu chancelier du IIIe Reich en janvier 1933. Dans la famille Wagner, Gottfried Wagner, musicologue et réalisateur né en 1947, et arrière-petit-fils de Wagner a critiqué les sympathies de sa famille pour le nazisme.
Si Wagner comptait à Vienne des admirateurs fervents, il y était vivement critiqué par l'écrivain Juif Daniel Spitzer.

"Wagner contre les Juifs"
En 2012, les éditions Berg ont publié Wagner contre les Juifs. « La Juiverie dans la musique » et autres textes, essai de l'historien Pierre-André Taguieff. L'éditeur présente ainsi cette somme :
"Dans l’histoire de l’antisémitisme moderne, le rôle joué par Richard Wagner (1813-1883) est aussi important qu’incomparable. Par son essai polémique publié en 1850, Das Judenthum in der Musik (« La juiverie dans la musique »), où il prend pour cible les Juifs dont il dénonce l’influence selon lui polymorphe et corruptrice, il a largement contribué à la formation de l’antisémitisme moderne en tant que « code culturel ». Ce pamphlet, réédité dans une version augmentée en 1869, fut suivi d’autres textes où Wagner a précisé ou développé ses prises de position antijuives. Wagner voit dans l’émancipation des Juifs la cause principale de l’« enjuivement » (Verjüdung) des sociétés modernes où ils ont pris place, accélérant ainsi la « décadence » des formes artistiques. Sa thèse centrale est que les Juifs ont transformé l’art en marchandise. En dénonçant le monde moderne comme « enjuivé », c’est-à-dire « dégénéré », Wagner rejoint sur un point essentiel les polémistes antimodernes. Dans le triomphe du modernisme, porté autant par la « puissance de l’argent » que par la « puissance de la plume » (celle du journaliste) et les séductions trompeuses de « la mode », il voit une « victoire du monde juif moderne ». L’antisémitisme wagnérien représente ainsi le prototype de l’antisémitisme « révolutionnaire conservateur ». Wagner a esquissé un programme de régénération du monde moderne qui tient en une formule : « désenjuiver » la culture européenne. En comprenant ce « désenjuivement » comme une libération des peuples européens, les wagnériens pangermanistes ont ouvert la voie à l’antisémitisme « rédempteur » qui sera au cœur de la doctrine hitlérienne. Dans cet ouvrage, Pierre-André Taguieff a choisi de privilégier le retour aux textes de Wagner sur et contre les Juifs et « la juiverie », trop négligés, mal lus et sous-estimés comme tous les écrits dits « théoriques » du Maître. Il montre que l’antisémitisme des écrits polémico-théoriques de Wagner est une réalité, alors que celui de ses œuvres poético-musicales n’est qu’une hypothèse, non sans suggérer que cette dernière est rendue vraisemblable par ses écrits antisémites et ses opinions antijuives maintes fois exprimées...
La réinvention des mythes germaniques par Wagner, adepte par ailleurs de la thèse de l'origine aryenne de la civilisation, a nourri l'idéologie allemande dès le Deuxième Reich, lui fournissant des modèles de héros et de créatures démoniaques ou repoussantes. Dans ses écrits doctrinaux et ses déclarations publiques, à partir de 1850, Wagner a beaucoup fait pour diffuser la thèse selon laquelle l'influence juive dans la culture européenne était essentiellement négative, porteuse de corruption et de dégénérescence, et qu'il fallait de toute urgence lutter contre le processus de « judaïsation (Verjüdung) de l'art moderne ». Ce qu'il stigmatise comme « enjuivement » ou « judaïsation » de l'art et plus généralement de la culture au XIXe siècle, il l'analyse à la fois comme un effet pervers de l'émancipation et comme un processus corrélatif de la « décadence » des formes artistiques en Allemagne. La « judaïsation » représente pour Wagner le triomphe du « Juif cultivé », du Juif moderne sorti du ghetto, un Juif ayant cessé de parler yiddisch, parlant et s'habillant comme un citoyen allemand, un Juif quasi-indiscernable perçu et dénoncé par Wagner comme le type même du « parvenu ». La thèse centrale du musicien-prophète est que les Juifs modernes ont transformé l'art en marchandise.  Dans son article intitulé « Modern » - qui joue sur les connotations du mot en allemand : d'une part, « moderne », mais, d'autre part, « pourrir » -, achevé le 12 mars 1878, Wagner dénonce dans le triomphe du modernisme, porté autant par la « puissance de l'argent » que par la « puissance de la plume » (celle du journalisme), une « victoire du monde juif moderne ». En posant que le monde moderne est un monde « judaïsé » ou « enjuivé », c'est-à-dire « dégénéré », Wagner rejoint sur un point essentiel les polémistes catholiques traditionalistes qui, dans le dernier tiers du XIXe siècle, radicalisent dans un sens antijuif la dénonciation des « erreurs modernes » par le Vatican, qui visait avant tout l'athéisme, le matérialisme et la franc-maçonnerie. Wagner a esquissé un programme de régénération du monde moderne, qui tient en une formule : « déjudaïser » la culture européenne. En comprenant cette « déjudaïsation » comme une libération ou une émancipation des peuples européens, Wagner a ouvert la voie à l'antisémitisme « rédempteur » qui sera au coeur de la doctrine hitlérienne".
Archives, interviews de musicologues – John Louis DiGaetani, Robert Gutman -, chefs d’orchestre - Asher Fisch, Leon Botstein, Zubin Mehta -, d’historiens – Dina Porat, responsable à Yad Vashem, Paul Lawrence Rose -, politiciens – Yossi Beilin, artisan de la « guerre d’Oslo  » -, et extraits d’opéras wagnériens composent ce documentaire qui évoque aussi le débat relatif à la représentation d’œuvres de Wagner en Israël.

Relatif tabou en Israël
En raison de l’antisémitisme de Richard Wagner et des sympathies nazies de Winifred Wagner, l’œuvre de cet artiste a été interdite de représentations dans les salles de spectacles israéliennes et notamment dès 1938 par l'orchestre de Palestine, préfiguration de l’orchestre philharmonique d’Israël et formé de Juifs ayant fui les persécutions antisémites notamment en Allemagne et en Autriche.

En 1981, Zubin Mehta, chef d’orchestre de l’orchestre philharmonique d’Israël, a voulu briser ce tabou en dirigeant l’ouverture de Tristan et Isolde (1865). Il a souligné le fait que dans un Etat au régime démocratique comme Israël, toutes les musiques devraient être interprétées. Il a ajouté que ceux blessés par la musique wagnérienne étaient libres de quitter la salle. Deux musiciens avaient sollicité et obtenu l’autorisation de ne pas interpréter Wagner.

En août 1995, la radio israélienne a diffusé en prime time, un samedi soir, l’opéra de Wagner Le Vaisseau fantôme (Der fliegende Holländer, 1843). Un relatif tabou était alors brisé.

On aurait pu croire le débat clos.

En 2000, l’orchestre de Rishon LeZion  dirigé par le survivant de la Shoah Mendi Rodan (1929-2009) a interprété L’idylle de Siegfried de Wagner.

Or, en juillet 2001, lors du festival d’Israël, le chef d’orchestre Daniel Barenboim a dirigé le Berlin Staatskapelle. Après la représentation, il a prévenu le public de son intention de diriger l’ouverture de Tristan et Isolde. Il a demandé au public si celui-ci voulait l’entendre. Un grand nombre de spectateurs ont protesté et ont quitté la salle, quelques uns sont restés. Une représentation révélant que l’hostilité à Wagner en Israël ne s’était pas émoussée au fil des ans. Un débat qui déborde le monde des mélomanes, et qui mêle des arguments fondés et des émotions vives.

Le 17 décembre 2013, lors d’un symposium dans la capitale israélienne visant à marquer le 200e anniversaire de la création de l’orchestre symphonique de Jérusalem placé sous la direction artistique du chef d’orchestre Frédéric Chaslin, Ran Carmi, un propriétaire trentenaire d’un magasin hiérosolomytain de musique, a interrompu  une conférence sur l’interdiction de représentation des œuvres de Wagner en Israël. Il a crié au public « Dachau, Auschwitz, Kapos », exprimé son opposition  au discours antisémite du compositeur et a entonné l’hymne national israélien. Il a été interpellé par des agents de police et a quitté la salle dont environ 10% des sièges étaient occupés. Le concert d’artistes ayant influencé Wagner ou ayant été influencé par lui a été annulé faute d’un nombre suffisant de réservations et en raison des mauvaises conditions climatiques qui ont empêché les répétitions.

"La Vienne juive et Richard Wagner"
Le Musée Juif de Vienne (Jüdisches Museum Wien) a présenté  l'exposition Euphorie und Unbehagen. Das jüdische Wien und Richard Wagner  (Euphoria and Unease. Jewish Vienna and Richard Wagner).

Le 26 juillet 2015, après cinq ans de rénovation - espace muséal doublé - et un "investissement de 20 millions d’euros", en plein festival de Bayreuth, le musée Richard Wagner de Bayreuth a accueilli de nouveau le public. Réunissant photographies en compagnie du dictateur  – fervent amateur de Wagner et du Festival de Bayreuth -, films et tracts antisémites détenus par la famille Wagner, il évoque la vie du compositeur et, pour la première fois, les relations entre la famille Wagner et le national socialisme, les liens des descendants de la famille Wagner - et notamment la belle-fille du compositeur, Winifried Wagner - avec Hitler, souvent invité de la famille, et appelé par les enfants « l’oncle Wolf ». « Lorsque que le musée a ouvert il y a près de 40 ans, il n’était pas complet. Le musée devait non seulement évoquer sa musique, ses opéras mais aussi la réception de son travail dans les décennies qui suivirent et les relations que sa famille a entretenu avec Hitler », a déclaré le directeur du musée Sven Friedrich. Maire de Bayreuth, Brigitte Merk-Erbe surenchérit : « Nous devons avoir conscience de notre histoire et travailler avec ». Édifiée par Richard Wagner entre 1872 et 1875 près du Palais du Festival de Bayreuth, la villa Wahnfried a été entièrement restaurée et propose au public une documentation authentique et précise sur la vie du compositeur. A proximité, un immeuble moderne présente les expositions temporaires et des costumes d’opéra.

"Wagner antisémite"
En 2015, a été publié Wagner antisémite de Jean-Jacques Nattiez. "La grandeur de l’un des plus remarquables musiciens du monde occidental peut‐elle excuser des positions parmi les plus abjectes qui soient ? Et surtout : peut‐elle justifier qu’on les ignore ? Leurs manifestations ne font malheureusement aucun doute : dans son essai « La judéité dans la musique » (1850) ou d’autres écrits dont on trouvera ici des traductions nouvelles, ainsi qu’un inédit en français. Mais peut‐on dire que les livrets et même la musique de ses opéras sont antisémites ? L’antisémitisme de Wagner est un sujet pour le moins controversé dans la littérature spécialisée dont on trouvera ici un bilan à la fois critique et polémique, mettant en jeu l’enquête biographique, l’histoire générale, l’histoire de l’antisémitisme, l’histoire de la musique,  la musicologie, la sémiologie, la psychanalyse et l’esthétique. Et comment l’expliquer ? Parce qu’il aurait été juif lui-même ? Beaucoup de ses contemporains le croyaient, comme l’atteste la vaste collection de caricatures du compositeur réunie dans cet ouvrage. Au terme d’un examen serré, il est nécessaire de poser des questions dérangeantes : faut‐il interdire l’exécution ou la représentation des opéras de Wagner ? Faut-il fermer Bayreuth ?"

Sur Arte
Le 25 janvier 2016, Arte diffusa La Folie Wagner (WagnerWahnde Rafl Pleger (2013) : "À l'occasion du deux-centième anniversaire du compositeur allemand, entrez de plain-pied dans la légende de Richard Wagner avec cette biographie documentaire captivante qui explore une vie et une oeuvre aussi complexes que flamboyantes. Libertin, égoïste, anarchiste en diable, Wagner mena son existence sous le signe des extrêmes. C’est seulement auprès de sa deuxième femme, Cosima von Bülow, que le compositeur put trouver complice à sa mesure, elle qui sut guider d’une main ferme son destin tumultueux et, après sa mort, construire à sa guise le “mythe Wagner”. Relecture originale du parcours du compositeur, ce documentaire se concentre sur leur extravagant duo, raconté à la manière d’un mélodrame hollywoodien des années 1950. Emmené par la musique de Wagner, ce voyage biographique hors des sentiers battus fait ainsi la part des choses entre mythe et réalité et aborde frontalement la personnalité complexe et controversée du compositeur, notamment ses convictions antisémites. Un regard inédit, éclairé par les analyses de wagnériens de renom".


« En 2021, le monumental opéra de Wagner, dirigé par sir Simon Rattle et revisité par Simon Stone, embrasait pour la première fois le festival provençal. » 
« Cet opéra en trois actes, inspiré de la légende médiévale de Tristan et Iseut et des sentiments du compositeur pour la poétesse Mathilde Wesendonck, a changé à jamais la musique. Pour accompagner les deux amants jusque dans l’éternité, entre vertige du désir et ivresse de la mort, Wagner a imaginé une partition d’une radicalité sonore et d’une intensité émotionnelle inédites jusqu’alors. À tel point que le maître du romantisme ne s’est jamais pardonné la mort du premier interprète de Tristan, terrassé après deux représentations. »
« Cela montre l’impact d’une œuvre qui a un cadre très clair, puis fait sortir avec fracas toutes les images et tous les sons de ce cadre. C’est quelque chose qui est fondamentalement impossible physiquement ou humainement ; et c’est, je pense, l’une des raisons pour lesquelles nous sommes si nombreux à être attirés par elle comme un papillon de nuit par la lumière, analyse Simon Rattle, qui s’est attaqué à ce monument sacré avec une remarquable maîtrise. » 
« Pour relever ce défi qui confine à la folie, l'excellent chef britannique a pu compter sur la virtuosité du London Symphony Orchestra, qu’il dirige depuis 2017, et sur un éblouissant casting dominé par deux des plus grands interprètes wagnériens d’aujourd’hui, Stuart Skelton et Nina Stemme. Mise en scène par l’Australien Simon Stone, cette production a bousculé le public en déplaçant le mythe dans la réalité contemporaine (entre open space et rames de métro) d’un couple brisé par l’adultère. 

Arte diffusera le 24 juillet 2026 à 19 h 30, dans le cadre de "Karambolage", "Festival de Bayreuth" réalisé par Claire Doutriaux.

Nike Wagner
En mai 2017, Nike Wagner, arrière-petite-fille de Wagner a renoncé à diriger le festival de Bayreuth. Elle a jugé « ennuyeux à mourir de ne faire que du Wagner ». Une manifestation fondée en 1876 par Wagner en personne. 

« Même les rêves peuvent un jour prendre fin», a déclaré Mme Wagner, 71 ans, au journal régional Rheinische Post. « Ne faire que du Wagner est ennuyeux à mourir », a ajouté la fille de Wieland Wagner, l'inspirateur du «Nouveau Bayreuth ». En 2008, au terme d'une guerre de succession de plusieurs années, Nike Wagner avait échoué à prendre la direction du prestigieux festival de Bayreuth, dans le sud de l'Allemagne, pour succéder à son oncle Wolfgang Wagner. Ce dernier avait démissionné après 57 ans aux commandes de la manifestation. Les administrateurs avaient rejeté la candidature qu'elle présentait en duo avec le Belge Gérard Mortier, qui dirigeait alors l'Opéra de Paris, lui préférant celle des demi-sœurs Katharina Wagner et Eva Wagner-Pasquier, également arrière-petites-filles de Richard Wagner. Nike Wagner proposait d'élargir le répertoire à des compositeurs contemporains et de jouer hors les murs. Elle s'était également prononcée pour que le festival soit dirigé par une personne extérieure à la famille Wagner. Il n'y a «aucune animosité personnelle» entre elle et sa cousine Katharina, fille de Wolfgang Wagner, «même si la presse à scandale aimerait bien», a encore assuré l'arrière-petite-fille du compositeur. Elle dirige depuis 2014 le festival de Bonn dédié à Ludwig van Beethoven, après avoir été à la tête de celui de Weimar, consacré à Franz Liszt. Depuis la création de Bayreuth en 1876 par Wagner lui-même, ses descendants se déchirent régulièrement en d'interminables querelles intestines pour le contrôle de l'événement, où se presse chaque année l'élite politique et culturelle. La chancelière Angela Merkel et son époux, grand amateur de Wagner sont par exemple de grands habitués du festival".

Festival de Bayreuth 2017
Lors du festival de Bayreuth 2017, le metteur en scène australien, Barrie Kosky a "attaqué le compositeur allemand avec sa production politique des Maîtres chanteurs de Nuremberg"

"Présentée dans le cadre du célèbre festival d'opéra le 25 juillet, la comédie se veut une mise en garde contre l'intolérance et la haine. Une réalisation qui égratigne le mythe du compositeur préféré d'Adolf Hitler (1813-1883) a été présentée au public parmi lequel se trouvaient la chancelière allemande ainsi que le couple royal suédois."

"Tel était l'objectif du metteur en scène australien, Barrie Kosky : attaquer de front Richard Wagner dont l'antisémitisme a été clairement documenté à partir de ses écrits et correspondances au XIXe siècle. Un pari audacieux dans un festival d'opéra conçu à la gloire des œuvres du compositeur allemand et dirigé depuis les origines par ses proches et descendants, dont certains firent cause commune avec le IIIe Reich au XXe siècle."

"Barrie Kosky ne prend pas de gants: sa production des Maîtres chanteurs de Nuremberg, une comédie autour d'un concours de chant dans la ville bavaroise au XVIe siècle, se veut un appel à la vigilance face au danger continu de l'intolérance et de l'antisémitisme. Un des personnages, Beckmesser, greffier de la ville et membre du jury, se voit au deuxième acte harcelé par la foule et recouvert d'une gigantesque tête en carton-pâte de juif orthodoxe, tout droit tirée des caricatures antisémites, avec grand nez crochu et regard rempli de haine". "mise en scène s'inspire de la vie même de Wagner. Elle s'ouvre en forme de clin d'œil caustique dans un décor représentant l'ancienne maison du compositeur à Bayreuth. On y voit Wagner assis aux côtés de son épouse Cosima, antisémite notoire, et du compositeur juif allemand Hermann Levi, avec qui il eut une relation très ambivalente. Grand admirateur de Wagner et sa musique, Hermann Levi dirigea en 1882 la première de Parsifal. Mais il dût aussi à cette époque subir les pressions du compositeur qui voulait le persuader de se convertir au christianisme. Ce que Levi ne fit jamais".

"Barrie Kosky transforme plus tard la villa des Wagner en salle de tribunal où se déroulèrent les procès de Nuremberg contre les dignitaires nazis, dans une mise en scène truffée de références à l'importance prise par la ville de Nuremberg sous le régime d'Hitler".
"Dans un entretien l'an dernier à l'AFP, le metteur en scène australien de l'Opéra-comique de Berlin avait reconnu ses «sentiments ambivalents» à l'égard de Wagner, dont les œuvres ont été utilisées par les Nazis plus tard à des fins de propagande. «Je suis le premier metteur en scène juif qui monte cette œuvre à Bayreuth et, en tant que Juif, je ne peux pas, comme le font beaucoup de gens, prétendre» que cet opéra «n'a rien à voir avec l'antisémitisme, car il a bien sûr à voir avec lui», a-t-il développé dans un entretien diffusé par la chaîne culturelle germanophone 3-Sat, ce 25 juillet".

"Le personnage caricaturé de Beckmesser «ne vient pas sur scène seulement en tant que Juif, mais comme une sorte de créature de Frankenstein représentant tout ce que Wagner haïssait: les Juifs, les Français, les Italiens, les critiques», poursuit Barrie Kosky. Pari réussi pour le metteur en scène: les critiques des médias allemands étaient positives ce mercredi 26 juillet. «Un moment de plaisir politique et polémique», juge le quotidien Tagesspiegel. «Devait-on vraiment une fois encore se pencher sur l'antisémitisme de Wagner?», demande le Spiegel, Barrie Kosky «y est parvenu de manière étonnamment convaincante et amusante». «Barrie Kosky montre les Maîtres chanteurs de Wagner comme une œuvre de propagande antisémite», souligne pour sa part le quotidien Die Welt. Nombre d'Allemands, lassés de se voir ainsi sans cesse rappeler leur sombre passé pourraient en prendre ombrage, ajoute le quotidien, qui cite toutefois de récents propos du chef de la communauté juive allemande Josef Schuster: «Dans certains quartiers des grandes villes je recommande de ne pas montrer qu'on est juif. »

 
"Festival de Bayreuth" par Claire Doutriaux
France, 2016, 10 min
Production : Atelier de recherche d’ARTE France
Sur Arte le 24 juillet 2026 à 19 h 30
Sur arte.tv du 24/07/2026 au 25/07/2028

France, 2021, 239 min
Production : Bel Air Média, Festival d’Aix-en-Provence, Radio France, en association avec ARTE France 
Enregistré le 8 juillet 2021 
Composition : Richard Wagner
Mise en scène : Simon Stone
Direction musicale : Sir Simon Rattle
Orchestre : London Symphony Orchestra
Direction de chœur : Lpodewijk vann der Ree
Choeur : Estonian Philharmonic Chamber Choir
Chorégraphie : Arco Renz
Avec Nina Stemme, Stuart Skelton, Franz-Josef Selig, Jamie Barton, Josef Wagner, Dominic Sedgwick, Linard Vrielink, Ivan Thirion
Sur Arte le 18 juillet 2022 à 00 h 20
Disponible du 10/07/2022 au 23/07/2022


« Richard Wagner et les Juifs  » de Hilan Warshaw
Etats-Unis, 53 minutes
Diffusions les 19 mai 2013 à 16 h 50, 9 novembre 2014 à 17 h 35

Du 25 septembre 2013 au 16 mars 2014
Jewish Museum Vienna (Jüdisches Museum Wien, La Vienne Juive et Richard Wagner)

Palais Eskeles
Dorotheergasse 11
1010 Wien Tél : +43 1 535 04 31
Du dimanche au vendredi de 10 h à 18 h


Visuels :
© Overtone Films LLC

Wagner antisémite de Jean-Jacques Nattiez
Caricature de Wagner par K. Klic, Humoristische Blätter, Vienne, 18 mai 1873.


A lire sur ce blog :
Articles in English      

Cet article a été publié les 19 mai et 18 décembre 2013, 14 mars et
- 5 novembre 2014, 18 mars 2015, 12 août 2015, 24 janvier 2016, 31 juillet 2017, 14 juillet 2022.

mardi 21 juillet 2026

Marilyn Monroe (1926-1962)

Star glamorous, chanteuse et actrice mythique née Norma Jeane Mortenson, Marilyn Monroe (1926-1962) a brillé dans les comédies et les drames hollywoodiens. Elle s'était convertie au judaïsme. Dotée d'une personnalité complexe, cette artiste a dirigé sa carrière en choisissant les réalisateurs les plus talentueux de Hollywood et a suivi les cours de l'Actor's Studio à New York. Elle est décédée le 5 août 1962. Pour le centenaire de la naissance de l'artiste, la Cinémathèque française propose l’exposition « Marilyn Monroe : 100 ans ! », la National Portrait Gallery "Marilyn Monroe: A Portrait", et la Peter Fetterman Gallery « Marilyn Monroe : A Silent Life » (« Marilyn Monroe : Une vie silencieuse »), et Arte diffuse sur son site Internet « Marilyn Monroe, la célébrité à tout prix », série documentaire de Ian Ayres.


Le mythe Marilyn Monroe, « c'est le grand mythe du demi-siècle écoulé. Trois mythes. Le rêve américain de l'ascension d'une pauvre fille devenue la femme la plus célèbre de son temps. De la femme-enfant ou plutôt de l'enfant-femme incarnant à la fois l'innocence sexuelle et la femme absolue. D'un destin où se nouent sexe et pouvoir. Sa mort jeune, dans des circonstances mystérieuses, ajoute au mythe », déclare Michel Schneider, auteur du roman Marilyn, dernières séances publié par Grasset.

Et d’ajouter : « Ravissante blonde idiote? Ravissante, sans doute, blonde, pas vraiment, et idiote, pas du tout. Aujourd'hui, c'est le paradoxe de la postérité de Marilyn. Les 80 % de ses admirateurs ne sont pas des hommes avides d'un sex-appeal vintage, mais de jeunes femmes qui ne l'ont jamais vue dans un film ». Une blondeur proche de celle d’une star des années 1930, Jean Harlow.

Parmi les hommages à cette actrice-chanteuse-danseuse, Arte a diffusé « Marilyn, dernières séances » par Patrick Jeudy les 4 et 12 août 2012 - « portrait totalement inattendu de la star dans sa relation avec le psychanalyste Ralph Greenson » (1960-1962) -, puis « Bert Stern. Objectif Marilyn » (Bert Stern, The man who shot Marilyn), remarquable documentaire de Shannah Laumeister les 5 et 30 août 2012. Le musée Maillol à Banyuls-sur-Mer a présenté l’exposition Marilyn photographiée par Bert Stern avec « 13 photos incontournables de la dernière séance » photographique de la star glamorous.

De Norma Jeane Mortenson à Marilyn Monroe
Marilyn Monroe est née Norma Jeane Mortenson (ou Baker) en 1926, dans un milieu modeste. Elle souffre de l’absence de son père. Sa mère, qui travaille comme monteuse dans un laboratoire cinématographique Hollywood, souffre d’instabilité mentale.

Placée dans des familles d’accueil et des orphelinats, elle se marie en 1942, à l’âge de 16 ans, avec James « Jim » Dougherty, un voisin âgé de 21 ans.

Lors de la Deuxième Guerre mondiale, son mari sert dans la Marine américaine dans le Pacifique, et elle travaille dans une usine d’assemblage d’avions.

Là, en 1945, elle est repérée par un photographe, David Conover, chargé d’effectuer un reportage sur l’engagement des Américaines dans l’effort de guerre. Le reportage photos avec la jeune ouvrière est publié, et vaut un début de célébrité à la jeune femme.

Elle débute comme mannequin et pin-up.

Elle signe en 1946 un contrat avec le studio, la 20th Century Fox confiante en sa ciné-génie. Ce studio la rebaptise Marilyn Monroe, la façonne en blonde platine. L’actrice divorce.

Pour divers studios, elle enchaîne les tournages à Hollywood - L’Extravagante Miss Pilgrim (1947), La pêche au trésor des Marx Brothers - sous la direction de réalisateurs prestigieux. Et s’impose dans les rôles de blonde pulpeuse et de sex-symbol.

Agent d’artistes, Johnny Hyde la représente et lui trouve un premier rôle important et complexe dans The Asphalt Jungle (Quand la ville dort, 1950), de John Huston.

Corée
Le 15 février 1954, Marilyn Monroe "interrompt son voyage de noces au Japon" avec le célèbre et populaire joueur de base-ball Joe DiMaggio "pour aller chanter en Corée auprès des GI. Cette tournée durera quatre jours. Que racontent les images tournées par les cameramen de l’armée américaine ?" Le  couple di Maggio se rend au Japon en raison du contrat signé par le champion retraité pour effectuer des démonstrations de ce sport et des séances d'entrainement de l'équipe japonaise au pays du Soleil levant. Les relations entre Marilyn Monroe et la Fox, dont elle est l'une des vedettes, sont alors tendues. Le 1er février 1954, le couple est accueilli par les fans du champion et de la star à son arrivée à l'aéroport nippon. En raison de la guerre de Corée, plus de 120 000 GI's sont stationnés dans cet Extrême-Orient. A Tokyo, la star se rend auprès de soldats américains soignés dans des hôpitaux à Tokyo : elle est filmée serrant notamment la main de soldats Noirs, mais ces images ne seront pas diffusées aux Etats-Unis.

En pleine Guerre froide, à la demande de l'Armée américaine, Marilyn Monroe se rend à Séoul, capitale de la Corée du sud, à plus de 1000 km du Japon. But : remonter le moral des plus de 100 000 soldats américains, basés pour la plupart au nord de Séoul, dans des camps le long de la frontière avec la Corée du nord : quelques années après la guerre de Corée, 18 divisions américaines et sudcoréennes sont installées le long de la frontière, sur moins de 300 km, de l'autre côté, sept corps des armées chinoises et deux divisions nordcoréennes. L'actrice Betty Hutton en 1952, Joe di Maggio et son ami joueur de baseball Lefty O'Doul l'y avaient précédée pour des tournées militaires.

Délaissant robe et manteau de fourrure, mais gardant de jolies boucles d'oreilles, la star est vêtue d'un uniforme militaire au col largement ouvert  à son arrivée en Corée. Cette tournée réunit la chanteuse et ses amis, des musiciens militaires, une infirmière aux armées. Des hélicoptères amènent l'équipe dans les camps où sont prévus, le jour-même, deux spectacles, dont l'un pour les Marines
.
Pour ces neuf spectacles en quatre jours dans une région montagneuse, elle interprète trois chansons de ses récents films. C'est la première fois, qu'elle chante sur scène. Des haut-parleurs sont placés pour permettre aux 10 000 Marines d'écouter au mieux les airs hollywoodiens, dont Diamonds are a Girl's Best Friend. Vêtue d'une robe décolletée à fines bretelles, arborant des créoles aux oreilles, la star enchaine ses succès malgré le froid. L'Armée filme la scène mais leurs caméras n'enregistrent pas les sons, tandis que des soldats prennent des photos. Malgré son inexpérience de la scène, la star enregistre un succès auprès d'un public composé de plus de 10 000 soldats lors de chaque représentation. Au fil des jours, la fatigue se lit sur le visage de la star, se prêtant toujours souriante aux séances de photos et aux bains de foule, chantant sur une scène non protégée des intempéries (pluie hivernale). Avant son retour à Tokyo, Marilyn Monroe fait une halte à Séoul. Elle souffre d'un début de pneumonie qui nécessitera bientôt son hospitalisation.

Sous le titre Marilyn "Wows 'Em" in Korea!, le reportage filmé en ces quelques jours par Paramount News est diffusé dans les salles de cinéma et dans les télévisions aux Etats-Unis. Joe di Maggio espérait que son épouse abandonnerait le monde du cinéma qu'il déteste. Or, son rêve ne se concrétise pas. Le couple divorce. Marilyn Monroe gagne en respect à Hollywood, assoit sa popularité et s'inscrit dans la liste des stars américaines ayant soutenu l'effort de guerre : dès 1918, le couple Pickford/Fairbanks et Charlie Chaplin invitaient les Américains à contribuer financièrement à la Première Guerre mondiale.

« Les hommes préfèrent les blondes » 
« Les hommes préfèrent les blondes » (Blondinen bevorzugtGentlemen Prefer Blondes) est une comédie musicale américaine réalisée par Howard Hawks (1953).

« Deux danseuses de revue partent en croisière, en quête d’hommes à croquer... Mené tambour battant par le duo Jane Russell et Marilyn Monroe, un classique de la comédie musicale dans lequel Howard Hawks caricature joyeusement les rapports entre les sexes. »

« Lorelei et Dorothy, danseuses de revue, sont en quête du mari idéal. Lorelei, blonde candide, n'aime rien autant que les hommes riches et les bijoux, tandis que Dorothy, brune à l'esprit alerte, en pince pour les beaux gars sans le sou. Voilà les deux amies embarquées pour Paris aux frais de Gus, le fiancé de Lorelei. À bord du paquebot se trouve une équipe d'athlètes américains, et un vieux milliardaire. Mais le père de Gus, doutant de la loyauté de sa future bru, a engagé un détective pour la surveiller… »

« Pour son unique incursion dans la comédie musicale, Howard Hawks retrouve Marilyn Monroe qu’il vient de diriger dans Chérie, je me sens rajeunir, où, dans un second rôle, elle a fait sensation ». 

« La même année sort Niagara, qui la dévoile, mémorable, dans une de ses rares performances dramatiques ». 

« Avec une désarmante évidence, l'actrice impose ici le personnage de blonde candide, terrassante de sensualité, qui va lui coller à la peau. Jane Russell, en femme d'esprit prête à fondre devant le premier biceps, n'a rien à lui envier ». 

« Le duo chante l’âge d’or de Hollywood, entraînant ce film aux couleurs éclatantes, traversé par une constante gaieté ».

« À coups de gags et de répliques pleines de sous-entendus, la comédie caricature joyeusement les rapports hommes-femmes, placés sous le signe du sexe et de l'argent. »

"Diamonds are a Girl's Best Friends", chante Lorelei dans un célébrissime tour de chant. Un peu plus tard, elle déplorera : "Je peux être intelligente quand il le faut, mais la plupart des hommes n'aiment pas ça !" Pendant ce temps Jane Russell fait son numéro dans un gymnase, entourée d'apollons en slip… Tout un programme ! »


De Hollywood à l'Actor's Studio
All About Eve (Ève, 1950) de Joseph L. Mankiewicz avec Anne Baxter et Bette Davis, Monkey Business (Chérie, je me sens rajeunir, 1952), Clash by Night (Le démon s'éveille la nuit, 1952), Niagara (1953), Gentlemen Prefer Blondes (Les Hommes préfèrent les blondes, 1953), How To Marry A Millionaire (Comment épouser un millionnaire, 1953), River Of No Return (Rivière sans retour, 1954), The Seven Year Itch (Sept ans de réflexion, 1955), Arrêt d'autobus (Bus Stop, 1956), The Prince and the Showgirl (Le Prince et la Danseuse, 1957), Some Like It Hot (Certains l'aiment chaud, 1959), Let's Make Love (Le Milliardaire, 1960) - sur le tournage, l'actrice a une aventure avec Yves Montand -, The Misfits (Les Désaxés, 1961), Something's Got to Give (1962)… La liste est longue des comédies ou drames incarnées par la talentueuse actrice et chanteuse.

Manque de confiance en elle, souhait d’améliorer son talent d’actrice, curiosité ? Marilyn Monroe quitte Hollywood pour s’installer pendant quelques années à New York dans les années 1950. Là, elle travaille auprès de Lee Strasberg à The Actor’s Studio.

Après un mariage avec Joe Di Maggio, champion américain de base ball, qui s’achève par un divorce en 1954, Marilyn Monroe se convertit au judaïsme et épouse en 1956 le dramaturge Arthur Miller, alors soupçonné de sympathies communistes. Le couple divorce en 1961.

"Sept ans de réflexion"
"Sept ans de réflexion" (
The Seven Year Itch)) est une comédie américaine réalisée par Billy Wilder (1955).

 "Célibataire le temps des vacances, un petit éditeur new-yorkais s’efforce de résister aux tentations offertes par cette liberté. Mais c’est sans compter la nouvelle voisine du dessus... Billy Wilder moque le mâle américain dans une satire enlevée avec Tom Ewell et Marilyn Monroe."

"En cette chaude matinée d’été, Richard Sherman se mêle à la foule d’hommes d’affaires venus larguer femmes et enfants à la gare pour les vacances. Alors que les fauves à l'affût de chair fraîche sont lâchés, cet éditeur de livres de poche, marié depuis sept ans, ne cesse de le répéter : "Pas moi !" Mais, de retour chez lui, il a la surprise de croiser sa nouvelle voisine, d’une sensualité renversante. Lorsque la demoiselle manque de le tuer en faisant tomber un plant de tomates sur son transat, Richard flanche aussitôt et lui propose de venir boire un verre dans son appartement climatisé…"

"Adaptant, avec son concours, une pièce de théâtre de George Axelrod, le génial Billy Wilder étrille une société américaine qui "ne pense qu’à ça" derrière son puritanisme de façade. Dans un New York caniculaire, Richard (Tom Ewell), en proie à la "démangeaison des sept ans" – théorisée par un psychiatre dont il a reçu le manuscrit –, a toutes les peines du monde à se contenir devant l’éblouissante créature en quête de fraîcheur qui a pris ses quartiers à l’étage supérieur."

"Face au malentendu, les gesticulations du héros, de même que les scénarios échafaudés par son cerveau en surchauffe, donnent lieu à une cascade de situations gaguesques. Car ses fantasmes comme ses peurs (du ridicule, auquel il n’échappera pas, du qu’en-dira-t-on, du courroux de son épouse…) se matérialisent dans des parenthèses drolatiques où le réalisateur s’amuse à pasticher le cinéma de l’époque, du mélo au film noir". 

"Si Billy Wilder a renié le résultat, édulcoré par la censure, cette comédie en Cinemascope n’en demeure pas moins délectable, en premier lieu grâce à la présence de Marilyn. À l’instar de l’iconique scène de la robe soulevée au-dessus d’une grille d’aération du métro, l’actrice, dont le sex-appeal se pare ici de burlesque, fait dérailler le thermomètre avec une irrésistible ingénuité."
 
Meilleur acteur dans une comédie ou un film musical (Tom Ewell), Golden Globes 1956

"Certains l'aiment chaud"
Le 12 août 2018, dans le cadre de son « Summer of Lovers », Arte diffusa "Certains l'aiment chaud" (Some like it hot, Manche mögen's heiß) de Billy Wilder, avec Marilyn MonroeTony Curtis et Jack Lemmon. 

"Pour échapper à des malfaiteurs, deux compères musiciens se déguisent en femmes et se font engager dans un orchestre exclusivement féminin... Rythme échevelé, dialogues incisifs, mise en scène virtuose signée Billy Wilder et trio génial : Marilyn MonroeTony Curtis, Jack Lemmon. Un pur moment de bonheur."

"Chicago, hiver 1929. Joe et Jerry, deux musiciens au chômage, obtiennent un contrat pour le bal de la Saint-Valentin. Mais témoins involontaires d’un règlement de comptes entre deux bandes rivales, ils sont pourchassés par les gangsters du parrain victorieux, qui veut leur peau. Travestis tant bien que mal, ils parviennent à se fondre dans un orchestre exclusivement féminin en partance pour la Floride, où ils tombent sous le charme renversant de la chanteuse “Sugar Cane”. Malheureuse en amour, celle-ci est bien décidée à harponner le premier millionnaire venu, mais c'est Jerry qui décroche le pompon, en la personne du vieil et richissime Osgood Fielding, troisième du nom…"

"Personne n'est parfait !" À la fin des années 1950, la libération des mœurs n'est pas encore à l'ordre du jour, mais Billy Wilder concocte déjà une comédie sur la confusion des sentiments et l’ambiguïté des sexes. L’homosexualité latente des deux protagonistes masculins ne fait plus guère de doute. Mais, loin de choquer, le réalisateur obtient avec son film cinq nominations aux Oscars et un succès exceptionnel au box-office. Bien sûr, Wilder a érigé des garde-fous, dont la distance temporelle, mais aussi le rythme. L’excès de vitesse du montage donne un tel tournis que le spectateur n’a pas le temps de saisir l’essence de situations résolument amorales. Enfin, le scénario repose entièrement sur la tromperie et dédouane le public de tout problème de conscience : le comique peut fonctionner. L’inversion des rôles, soulignée par des dialogues à l’équivoque irrésistible, déclenche l’hilarité. Wilder désamorce la suggestion d’homosexualité et en double le pouvoir comique en plaçant aux côtés du couple masculin une déesse à la sensualité fragile, incarnation absolue de la femme : Marilyn Monroe. Un trio inoubliable dans une comédie virtuose."

Arte introduit le film par "Certains l'aiment chaud" de Billy Wilder - Un regard, une minute ("Manche mögen's heiß" von Billy Wilder - Ein Film, eine Minute). "Au-delà de son statut iconique, “Certains l’aiment chaud” repose sur un audacieux mélange des genres. Le film criminel le plus noir dérape vers la comédie la plus délirante. Le réalisateur Billy Wilder est l’héritier cinématographique direct de la peinture vériste allemande des années 20, représentant le grotesque, le burlesque et le pittoresque de la nature humaine."

"Le travestissement est un éternel ressort comique, exploité jusqu’à la corde, avec néanmoins, assez régulièrement, des réussites éclatantes sous la responsabilité d’acteurs et d’auteurs talentueux. Certains l’aiment chaud est l’une de ces réussites, c’est même le titre étalon d’un genre (la « comédie du travestissement »), avec le splendide Victor Victoria de Blake Edwards (1982). Ecrit par Billy Wilder et son fidèle scénariste I.A.L. Diamond, Certains l’aiment chaud est un « remake » inavoué de Fanfare d’amour de Richard Pottier (1935). Billy Wilder avait déjà illustré les thèmes du déguisement et de ambiguïté sexuelle avec le mineur Uniformes et jupons courts (1942) où une jeune femme s’habillait en fillette afin de resquiller dans un train. Certains l’aiment chaud est l’un des triomphes commerciaux de Billy Wilder et aussi un film pivot dans sa carrière, entre les classiques des années 40 et 50 et des films plus délurés et audacieux des années 60 et 70 qui ne rencontreront pas le même écho auprès du public et qui sont peut-être les meilleurs et les plus personnels du cinéaste. Il semblerait que les derniers films de Billy Wilder souffrent encore de la comparaison avec Boulevard du crépuscule ou Certains l’aiment chaud. Sans minimiser les qualités de ces chefs-d’œuvre de noirceur ou d’humour (et parfois les deux à la fois), on est en droit de leur préférer une poignée de films tardifs dans lesquels l’intelligence et la cruauté de Wilder se teintent d’une mélancolie déchirante", a analysé Olivier Père.

Et d'ajouter : "Certains l’aiment chaud, au-delà de son statut iconique, est un film étrange dont le succès et la popularité reposent sur un audacieux mélange des genres : le film criminel le plus noir (l’action débute à Chicago en pleine Prohibition, et nos héros sont mêlés au massacre de la Saint-Valentin) dérape vers la comédie la plus délirante. Les courses poursuites qui parsèment le récit sont un hommage au « slapstick » et aux comédies de Mack Sennett. Le film propose un cocktail de virtuosité et de trivialité, et l’humour irrésistible du couple formé par Jack Lemmon et Tony Curtis est contrebalancé par les à-côtés sordides de l’histoire. Des personnages plutôt sympathiques sont animés de sentiments et de motivations vulgaires comme la cupidité, le mensonge ou la convoitise. On retrouve dans Certains l’aiment chaud, comédie hollywoodienne atypique, l’influence de la peinture vériste allemande des années 20 (Otto Dix par exemple), qui représentait le grotesque, le burlesque et le pittoresque de la nature humaine, et dont Wilder est un héritier cinématographique direct.

"The Prince and the Showgirl"
En 2012-2013, la National Portrait Gallery a présenté l’exposition Marilyn Monroe: A British Love Affair (Marilyn Monroe : Une histoire d’amour britannique). Magazines sur cette star glamorous de 1947 à 1962, "portraits de l’actrice par des photographes britanniques dont Cecil Beaton, photographies lors du tournage, couvertures, extraits de films soulignent les liens entre la star et ce pays où elle arrive le 14 juillet 1956, avec son époux le dramaturge Arthur Miller, pour y tourner dans le film de Laurence Olivier, d’après la pièce de Terence Rattigan, "The Prince and the Showgirl". Un tournage difficile pour ce film Le Prince et la danseuse coproduit par la star.

"Lors de son séjour de quatre mois, Marilyn Monroe est présentée lors d’une soirée à la reine Elisabeth II". Photographe pour Life, Larry Burrows a été un des nombreux photographes ayant couvert la visite de quatre mois de Marilyn Monroe en Grande-Bretagne dont la conférence de presse pour The Prince and The Showgirl au Savoy Hotel.

"Les désaxés"
 Arthur Miller écrit pour son épouse le scénario du film The Misfits (Les Désaxés) réalisés par John Huston, avec Clark Gable, Montgomery Clift et Eli Wallach. 

Peu après la fin du tournage à Reno (Nevada), Clark Gable meurt d'un infarctus à l'âge de 59 ans.


Dans sa filmographie, Something's Got to Give demeure marqué par les conflits entre la star et le studio qui, irrité par les retards de Marilyn Monroe, envisage de la licencier et de la remplacer par Lee Remick. Mais, Dean Martin, autre star du film, refuse tout remplacement de Marilyn Monroe. Celle-ci organise une campagne médiatique et juridique pour sa réintégration et la revalorisation de son salaire. Et remporte une victoire ! Le film demeure inachevé en raison du décès de Marilyn Monroe. Demeurent quelques scènes filmées, dont celles avec des enfants acteurs et de la star se baignant nue dans la piscine.

Marilyn, dernières séances de Patrick Jeudy et Michel Schneider brosse "un portrait de Marilyn Monroe totalement inattendu dans sa relation avec le célèbre psychanalyste d’Hollywood, Ralph Greenson. Trente mois durant, de janvier 1960 au 4 août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe et le psychanalyste freudien. Elle lui avait donné comme mission de l’aider à se lever, de l’aider à jouer au cinéma, de l’aider à aimer, de l’aider à ne pas mourir. Il s’était donné comme mission de l’entourer d’amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être comme sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l’avoir vue vivante et la première à l’avoir trouvée morte, on l’accusa d’avoir eu sa peau. Cette rencontre de deux stars nous fait revivre les milieux du cinéma (Cukor, Huston, Wilder), de la littérature (Capote, Miller) et de la politique (les Kennedy, la CIA, le FBI)".


Ce n'est qu'à la fin de sa vie, en 2011, que Jerry Lewis a confié avoir une relation intime avec Marilyn Monroe, mais sans préciser l'année et en réponse à une question sur le Président John F. Kennedy et son frère Robert Kennedy. Une passion charnelle qui a duré un mois. « Marilyn Monroe toute nue... Je peux vous dire qu'il fallait avoir la forme pour être son amant. Pendant un mois, je ne pouvais même plus bouger », se souvenait Jerry Lewis.

Le corps inanimé de Marilyn Monroe est retrouvé le 5 août 1962 dans sa maison de Brentwood. Le médecin légiste conclut à une mort par overdose de somnifères de la star âgée de 36 ans.

Suicide ? Assassinat ? Depuis cinquante ans, les rumeurs circulent, extrapolant à partir des tentatives de suicides de la star, de ses fréquentations avec des individus liés à la Mafia, de ses relations avec le président John F. Kennedy et son frère ministre de la Justice, Robert F. Kennedy.

Marilyn Monroe a inspiré de nombreux artistes, dont Madonna, Elton John, Andy Warhol, Lady Gaga.

« Devenir Marilyn »
« Devenir Marilyn » (Marilyn - Made in Hollywood) est un documentaire de Michèle Dominici.

« Marilyn n’est pas née Marilyn, elle l’est devenue. Elle se dévoile dans ce portrait inédit, avec ses mots à elle : une femme lucide et déterminée, reflet mouvant des diktats qui continuent à définir la féminité. »

« D'abord il y a la naissance d'un corps ». 

« À 12 ans, Norma Jeane Mortensen, qui a grandi dans les foyers d'accueil des quartiers pauvres de Los Angeles, prend conscience qu'elle en paraît 17. C’est l'éclosion en elle d'une autre personne, qui attire le regard des hommes et ne semble pas lui appartenir. Cette métamorphose, accompagnée de l'intuition fulgurante d'un destin, va déterminer sa vie ». 

« Dès lors, il s'agira pour elle de devenir celle dont elle ignore encore le nom : Marilyn Monroe ». 

« Une quête d'accomplissement à la fois lucide et douloureuse, inextricablement mêlée aux diktats d'une époque et du désir masculin. »

« La célèbre scène de Sept ans de réflexion, où Marilyn voit sa robe soulevée au-dessus d’une grille de métro, marque l'achèvement de la métamorphose. La pin-up promue actrice à force d’acharnement était déjà un sex-symbol. Elle est désormais une icône pour le monde entier ». 

« La suite est une autre histoire ». 

« Prenant le parti de mettre de côté certains aspects de la vie de l'actrice, Michèle Dominici (L'histoire oubliée des femmes au foyer) choisit de se concentrer sur les mécanismes de la construction d'une identité. Choisie ? Subie ? Le miroir tendu par Marilyn a de multiples reflets. Ce portrait s’attache à les saisir, et, par un savant montage d'archives traversant les époques, montre à quel point le mythe continue de nourrir nos imaginaires ». 

« Les mots de Marilyn accompagnent les images, fragments d'autobiographie, de poèmes et d'interviews, qui dévoilent une femme surprenante de lucidité, à la fois reine et victime d'un monde régi par la toute-puissance des hommes. »


« With Marilyn An Evening 1961 » par Douglas Kirkland
La galerie Basia Embiricos a présenté l’exposition With Marilyn An Evening 1961 consacrée aux photos de Douglas Kirkland.

Né au Canada, Douglas Kirkland débute sa carrière de photographe pour Looket Life Magazine dans les années 1960-1970, « âge d’or » du photojournalisme, au côté d’Irving Penn.

Il a travaillé sur le tournage d’environ 100 films : Butch Cassidy and The Sundance Kid, 2001, A Space Odyssey, Out of Africa, Titanic de James Cameron, Moulin Rouge, “Australia”, etc.

Ses portraits de Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor, Angelina Jolie, Kim Basinger et Antonio Banderas sont célèbres.

Ce photographe a été distingué par de nombreux prix.

Pour le numéro de Look célébrant les 25 ans du magazine, Douglas Kirkland, alors âgé de 27 ans, photographiela star en 1961 dans des draps de soie blanche dans un lit défait.

Marilyn Monroe y apparaît spontanée, rieuse, pendant cette séance de séduction réciproque.

En 2002, Douglas Kirkland photographie l’actrice Angelina Jolie lors de son film Life Or Something Like It en blonde posant en Marilyn.

Le Jouet Mondes Musée Bâle (Spielzeug Welten Museen Basel) a présenté l'exposition Marilyn privée : l'être humain derrière le concept Monroe (Private Marilyn - der Mensch hinter der Kunstfigur MonroePrivate Marilyn - the person behind the concept of Monroe). 

"Confessions inachevées"
En 2006, l'éditeur Taylor Trade Publishing a publié "My Story" par Marilyn Monroe avec Ben Hecht. Un livre préfacé par Joshua Green, fils du photographe Milton Green.
     
"Written at the height of her fame but not published until over a decade after her death, this autobiography of actress and sex symbol Marilyn Monroe (1926-1962) poignantly recounts her childhood as an unwanted orphan, her early adolescence, her rise in the film industry from bit player to celebrity, and her marriage to Joe DiMaggio. In this intimate account of a very public life, she tells of her first (non-consensual) sexual experience, her romance with the Yankee Clipper, and her prescient vision of herself as "the kind of girl they found dead in the hall bedroom with an empty bottle of sleeping pills in her hand. The Marilyn in these pages is a revelation: a gifted, intelligent, vulnerable woman who was far more complex than the unwitting sex siren she portrayed on screen. Lavishly illustrated with photos of Marilyn, this special book celebrates the life and career of an American icon—-from the unique perspective of the icon herself."

En 2011, les éditions Robert Laffont ont publié une traduction de ce livre sous le titre de "Confessions inachevées" par Marilyn Monroe et Ben Hecht. 

« Il y avait quelque chose de spécial chez moi, et je savais ce que c'était. J'étais le genre de fille qu'on retrouve morte dans une chambre minable, un flacon de somnifères vide à la main. » Marilyn Monroe, 1954.


"C’est en 1954 que l’agent de Marilyn, Charles Feldman, contacta Ben Hecht pour lui demander d’aider l’actrice à écrire ses mémoires. À 28 ans, elle a déjà tourné une vingtaine de films, dont ses premiers succès - Niagara et Les hommes préfèrent les blondes -, et elle est lasse des inventions et potins des feuilles à scandale. Elle lui dicte les mots qu’il couche sur le papier… Pour des raisons personnelles, elle ne poursuivit pas ces séances de travail, mais confia le texte inachevé au photographe Milton Greene, son ami de toujours. Vingt ans après avoir recueilli ces feuillets, douze ans après cette soirée d’août où Marilyn s’est endormie à jamais dans la solitude de sa villa, Milton Greene décida de révéler au public ce que la star elle-même avait à dire…"

"Qui était Marilyn Monroe ? Une blonde un peu gourde qui pose nue sur des calendriers, sex-symbol et actrice ingénue ? Ou une jeune femme mélancolique, perfectionniste, cultivée, passionnée de littérature ? Lire cette Confession inachevée, c’est se rapprocher d’elle, entendre sa voix bien reconnaissable dévoiler les deux faces de sa personnalité, raconter les étapes de sa brève existence. D’abord Norma Jean, l’enfant dont la mère est internée, ballottée entre différentes familles d’accueil, puis la jeune fille qui crie son manque d’amour, son besoin constant d’attirer l’attention, et épouse le premier homme qu’elle fréquente. Enfin Marilyn, le sex-symbol qui côtoie et déteste Hollywood, avec ses ratés, ses dragueurs et ses escrocs, qui se heurte à la jalousie des femmes, mais qui reste lucide sur la tragédie de son milieu d’adoption – « À Hollywood, la vertu d’une jeune fille a beaucoup moins d’importance que le style de sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, pas sur le reste. Hollywood, c’est un endroit où on vous offre mille dollars d’un baiser et cinquante cents de votre âme. Je le sais, j’ai assez souvent refusé la première proposition et tenu bon pour les cinquante cents. » Tiraillée entre les paillettes et les coulisses, entre la beauté et la souffrance, ce n’est pas qu’une fragile Marilyn qui se livre ici, mais aussi une observatrice lucide et intelligente".


La dernière séance photo
Arte a présenté le portrait de « l'homme qui a immortalisé Marilyn Monroe, six semaines avant sa disparition ».

Né à New York en 1929, Bert Stern débute sa carrière de photographe pendant son service en tant que soldat en Corée.

Il s’oriente ensuite vers la publicité : il lance la campagne "Driest of the dry" pour la vodka Smirnoff. Devenu célèbre dans le monde du cinéma, il photographe les plus belles femmes du monde : Audrey Hepburn, Brigitte Bardot, Liz Taylor lors du tournage de Cléopâtre de Joseph Mankiewicz, etc.

En 1962, Bert Stern propose au célèbre magazine américain Vogue de réaliser des photos, dont peut-être certaines nues, avec Marilyn Monroe. Vogue accepte. Ce serait une première car la star n’a jamais posé nue pour un magazine. Très jeune, elle avait posé nue pour un calendrier.

Lieu des photos : l’hôtel Bel-Air, « l'hôtel le plus secret, le plus protégé, le plus ravissant de Los Angeles » selon Bert Stern.

Jouant avec un voile, Marilyn Monroe se livre totalement à l’objectif de Bert Stern qui prend 2 571 clichés en deux séances.

Vogue s’avère déçue : la star est trop déshabillée, et n’arbore pas assez de vêtements de mode.

A la demande de Bert Stern, Marilyn Monroe accepte de poser en juin 1962, tout de noir vêtue.

Le 5 août 1962, elle décède sans voir la publication de ces photos. Elle avait rayé d’une croix rouge les clichés dont elle refusait la divulgation.

Bert Stern décide de vendre en 1982 sa série Last Sitting (La dernière séance). Léon Constantiner, collectionneur new-yorkais l’acquiert à Sotheby’s.

Cinquante-neuf de ces photos sont présentées en 2006 au musée Maillol à Paris dans l’exposition Marilyn, la dernière séance. Dans la collection de Michaela et Leon Constantiner.

Treize de ces photographies sont montrés dans l’exposition au musée Maillol à Banyuls-sur-Mer sous le titre Marilyn photographiée par Bert Stern.

Curieusement, la collection Marilyn Monroe-Dernière séance n’a pas trouvé preneur lors d’une vente aux enchères à New York le 9 mai 2012. Elle était évaluée entre 18 000 et 25 000 dollars par la maison Bonhams.

Les 6 et 9 mars 2016, Arte diffusa, dans le cadre de Personne ne bouge ! un Spécial Marilyn Monroe


"I Wanna Be Loved By You"

L'Hôtel de Caumont-Centre d’Art a présenté l'exposition Marilyn, I Wanna Be Loved By You (22 octobre 2016 - 1er mai 2017).

Marilyn Monroe (1926-1962) "est certainement la star la plus photographiée dans l'histoire du cinéma. André de Dienes, Milton Greene, Philippe Halsman, Eve Arnold, Cecil Beaton, Richard Avedon, Sam Shaw, Ed Feingersh, George Barris, Bert Stern… les meilleurs photographes de son temps l’ont immortalisée, faisant de Marilyn l’icône que tout le monde connaît".

"A travers une soixantaine de tirages photographiques, principalement issus de collections privées, et de nombreux supports multimédia, l’exposition « Marilyn » raconte l’histoire de la relation particulière que Marilyn Monroe a toujours entretenue avec la photographie et les photographes. Une relation centrale dans la construction de son image mythique".

"Plus encore que la caméra, Marilyn aimait l’appareil photo et les photographes le lui rendaient bien. On sait combien Marilyn Monroe s’est prêtée au jeu de la célébrité, renvoyant à chaque paparazzi un sourire éclatant. Très jeune, elle dévore les magazines de cinéma dont les photos idéalisées éveillent son intérêt pour la photographie. Débutant comme modèle puis comme pin-up, elle comprend vite le pouvoir de l’image, dont elle a besoin pour lancer sa carrière cinématographique, et s’en empare. Sa photogénie exceptionnelle et son travail intensif avec les photographes hollywoodiens réputés portent vite leurs fruits et elle apparaît en couverture de nombreux magazines, contribuant au développement de sa popularité comme de son érotisme. C’est sous l’objectif des photographes publicitaires des studios que Norma Jeane Baker, petite fille à l’enfance difficile, devient Marilyn Monroe, la star. Les médias construisent l’image toute faite d’une femme joyeuse, radieuse. Or Marilyn est multiple, complexe. Car l’icône a deux faces : celle, solaire et lumineuse, de la blonde et celle, plus sombre, d’une jeune femme perfectionniste, fragile et vulnérable".

Marilyn "noue un dialogue de confiance avec les photographes, plus qu’avec les journalistes ou même les réalisateurs. Elle initie très régulièrement des séances de photographie pour façonner elle-même son image et se défaire du rôle dans lequel l’enferment les médias et les studios hollywoodiens, la Fox en particulier. Marilyn tient à contrôler chaque image – comme sur ces planches contacts de la « Dernière Séance » de Bert Stern, présentée en fin d’exposition, où elle barre les clichés qui lui déplaisent. C’est cette co-construction de son image, révélant la maîtrise du photographe autant que la sienne, qui est ainsi donnée à voir".

Robe vendue aux enchères

Au fil des enchères - La robe de Marilyn Monroe (Zum Ersten, zum Zweiten, zum Dritten! Das Kleid von Marilyn Monroe) est un documentaire intéressant de Stéphane Carrel (2016, 27 Min).  En novembre 2016, cette robe a atteint le prix de 4,8 millions de dollars lors d'une vente aux enchères, alors qu'elle était estimée entre deux et trois millions de dollars par Julien's Auctions. 

"Le destin de pièces exceptionnelles proposées dans des salles des ventes, qui racontent à elles seules toute une époque. Dans ce volet, nous découvrons la robe de couleur chair portée par Marilyn le 19 mai 1962 au Madison Square Garden, à New York, lorsqu’elle a chanté de manière sensuelle "Happy Birthday" au président Kennedy". 

"Ambiance glamour et champagne : pour sa vente consacrée à l’icône éternelle (la plus importante de ces dix dernières années), Julien’s Auction, maison d’enchères californienne spécialisée dans les effets de stars, n’a pas lésiné sur les moyens. La pièce phare est une robe de couleur chair portée par Marilyn le 19 mai 1962 au Madison Square Garden, à New York, lorsqu’elle a chanté "Happy Birthday" au président John F. Kennedy. 

La robe a été dessinée par Robert Mackie, alors débutant dans l'atelier de Jean-Louis, célèbre créateur oscarisé de costumes à Hollywood. C'est une robe moulante en tulle, parsemée de petits cristaux qui a coûté 12 000 dollars.

Prix de vente estimé : entre 2 millions et 3 millions de dollars !" La robe a été achetée par Believe It Or Not Museum de Ripley.


"The Essential Marilyn Monroe Milton H. Greene: 50 Sessions"
En 2017, ACC Art Books a publié "The Essential Marilyn Monroe Milton H. Greene: 50 Sessions". Un livre conçu par Joshua Greene, fils aîné du photographe et photographe lui aussi.
- "Including over 100 never-before-published images, this archive immortalises Marilyn at the height of her beauty and fame :

- 280 photos, a large percentage of which previously unpublished
- Photographs of Marilyn Monroe in various settings, from swimming pools to ballerina dresses, can finally be viewed as originally intended

- Taken by Milton H. Greene and restored by Greene's son Joshua, these photos document not only Marilyn's ability to light-up on camera but also the effort Joshua dedicated to restoring his father's work".

"Milton H. Greene (1922-1985), famous for his fashion photography and celebrity portraits from the golden age of Hollywood, met Marilyn Monroe on a photo shoot for Look magazine in 1953. The pair developed an instant rapport, quickly becoming close friends and ultimately business partners. In 1954, after helping her get out of her studio contract with 20th Century Fox, they created Marilyn Monroe Productions, Inc. Milton and Marilyn were much more then business partners, Marilyn became a part of the Greene family. By the time their relationship had ended in 1957, the pair had produced two feature films, in addition to more than 5,000 photographs of the iconic beauty. There was magic in Milton and Marilyn's working relationship. The trust and confidence they had in each other's capabilities was on full display in each photo."

"Greene passed in 1985, thinking his life's work was succumbing to the ravages of time. His eldest son, Joshua, began a journey to meticulously restore his father's legacy. A photographer himself, Joshua spent years researching ways to restore his father's photographs as well as cataloging and promoting Milton's vast body of work all over the world. As a result, Joshua established "The Archives," a company committed to the restoration and preservation of photography. After spending nearly two decades restoring his father's archive, Joshua Greene and his company are widely regarded as one of the leaders in photographic restoration and have been at the forefront of the digital imaging and large-format printing revolution."

"Now Joshua Greene, in conjunction with Iconic Images, presents The Essential Marilyn Monroe: Milton H. Greene, 50 Sessions. With 280 photographs, including many never-before published and unseen images, newly scanned and restored classics, as well as images that have appeared only once in publication, Greene's Marilyn Monroe archive can finally be viewed as it was originally intended when these pictures were first produced more than 60 years ago. These classic sessions - 50 in all - cover Monroe at the height of her astonishing beauty and meteoric fame. From film-sets to the bedroom, at home and at play, Joshua has curated a lasting tribute to the work of a great photographer and his greatest muse."
"
Poignant and powerful, joyful and stunning - these breathtaking images of an icon stand above all the rest. The Essential Marilyn Monroe: Milton H. Greene, 50 Sessions is sure to be a book that will become the platinum standard in photography monographs."

"Marilyn, divine et fragile
Le 12 août 2018, Arte diffusa "Marilyn, divine et fragile" (Marilyn Monroe - Eine sterbliche Göttin ; Marilyn:The Mortal Goddess) par Bill Harris. 

"Toute l'histoire de Norma Jean Baker, alias Marilyn : sa jeunesse triste dans les arrière-cours de l'industrie du cinéma, son ascension de top model, sa transmutation en actrice blonde platine à la silhouette parfaite, travaillant avec acharnement. Et en marge de sa carrière, les blessures de l'existence, des trois mariages successifs aux innombrables amants, avant le naufrage final..."

"Depuis des décennies, elle incarne à la fois un emblème de l’Amérique, un sex-symbol et une légende hollywoodienne. Derrière sa gloire cinématographique brille le halo fragile d’une femme peu sûre d’elle, éternellement assoiffée d’amour et de reconnaissance. Disparue à 36 ans, en 1962, dans des circonstances mal éclaircies qui ont encore ajouté à son mystère, l’enfant la plus connue de l’Amérique aurait succombé à une overdose de somnifères, un soir de solitude". 

"Ce documentaire rend hommage à la femme et au mythe, notamment grâce à des interviews de son premier mari James Dougherty, de sa doublure Evelyn Moriarty et d’autres proches tels que la journaliste féministe Gloria Steinem, les comédiens Susan Strasberg (fille de Lee, le fondateur de l’Actors Studio) et Don Murray, son biographe Donald Spoto… Le film raconte ainsi toute l’histoire de Norma Jeane Baker, alias Marilyn : sa jeunesse triste dans les arrière-cours de l’industrie du cinéma, son ascension de top-modèle, sa transmutation en star blonde platine à la beauté parfaite, travaillant avec acharnement. Et en marge de la carrière, les blessures de l’existence, des trois mariages successifs aux innombrables amants, avant le naufrage final."

Livre de prières juives

Le 12 novembre 2018, à New York, le livre de prières juives (sidour, en hébreu) de Marilyn Monroe a été vendu par J. Greenstein & Company, Inc., maison de ventes aux enchères spécialisée dans le judaïca, pour 21 000 dollars, hors taxes. La maison de ventes espérait atteindre 15 000 $. Publié en 1922, ce livre avait été donné à l'actrice après sa conversion au judaïsme en 1956, après son mariage avec Arthur Miller. Il est annoté par Marilyn Monroe.

"Printed in Vienna, 1922. Titled “THE FORM OF DAILY PRAYERS ACCORDING TO THE CUSTOM OF THE GERMAN AND POLISH JEWS”. Published by H. Wagner. Many notations in hand written pencil as if someone were receiving instructions on what prayers to recite/not to recite. Possibly by Monroe when she was learning her newly adopted religion or Arthur Miller. Marilyn Monroe who converted to Judaism in 1956 at the same time as he marriage to American playwright Arthur Miller. Rabbi Robert Goldberg of Connecticut presided over her conversion. Miller’s synagogue was Cong. Torah Vodat-The Avenue N Jewish Center which was reportedly Conservative at the time. Monroe and Miller divorced in 1961 but remained committed to her new religion. Sold in Christie’s in the October 27/28, 1999 sale. Lot number 543. With original Christie’s sticker affixed to back cover. Worn with spine nearly detached. Sold for $26,250".


Golden Globe

Le 17 novembre 2018, le Golden Globe décerné à Marilyn Monroe dans la catégorie Best Actress in a Motion Picture – Comedy or Musical  pour son rôle dans Some Like It Hot, de Billy Wilder, a été vendu aux enchères et acheté 250 000 $. 

Un record pour un Golden Globe, prestigieuse récompense, vendu aux enchères.


Voiture

Le 17 novembre 2018, la Raven Black Ford Thunderbird convertible de 1956 de Marilyn Monroe a été vendue aux enchères pour la première fois.

Une photographie en noir et blanc montre la star hollywoodienne avec son époux Arthur Miller au volant. Marilyn Monroe l'aurait achetée après son succès dans "The Seven Year Itch". L'actrice l'aurait gardée jusqu'à sa mort.

La valeur de ce coupé a été estimée entre 300 000 dollars et 500 000 dollars. Cette automobile a été achetée 490 000 $. Selon according to Hagerty’s Price Guide, ce modèle est vendu d'ordinaire environ 79 000 dollars.


"Divine Marilyn"

La Galerie Joseph dans le Marais "proposa l'exposition "Divine Marilyn". "Pour la première fois en France, cette grande exposition sur 850m² regroupe les trois plus grands noms de la photographie américaine (Sam Shaw, Milton Greene et Bert Stern) qui ont immortalisé Marilyn Monroe à différentes époques de sa vie au travers de près de 200 photos ou documents. Elle est réalisée avec la collaboration de Meta et Edith Shaw, filles de Sam Shaw ; Joshua Greene, fils de Milton Greene, et Olivier Lorquin, Président de la Fondation Dina Vierny – Musée Maillol pour Bert Stern". L'exposition "s'agrandit avec le dispositif "Update Marilyn"

Corner Sam Shaw
"De 1952 à 1962, Sam Shaw capture un grand nombre de clichés de la vie privée de la pin-up, notamment son quotidien de jeune épouse auprès du dramaturge Arthur Miller, une période où elle semble comblée de bonheur. 50 photos respirant la simplicité seront exposées dans ce corner, mais aussi des clichés emblématiques, comme celui de Marilyn retenant l’envolée de sa robe blanche au-dessus d’une bouche de métro à New York, sur le tournage du film de Billy Wilder « Sept ans de réflexion »

Corner Milton Greene
"Un autre corner met en avant 50 photos du photographe Milton Greene. Des clichés iconiques qui ont fait le tour du monde comme ceux de la star en tenue de ballerine. Grâce à son travail tout en finesse et en élégance, Milton Greene rappelle la capacité de cette femme aux mille visages à changer de personnage avec un naturel qui étonne".

Corner Bern Stern
"Mondialement connu pour avoir été le dernier photographe à immortaliser Marilyn Monroe, Bert Stern sera également à l’honneur à travers l’exposition d’une douzaine de tirages grands formats de la « dernière » séance photo de Marilyn qu’il réalise pour Vogue en 1962, quelques jours avant sa disparition. Une séance photos qui durera 3 jours pendant lesquels 2571 photos seront shootées. Stern avait capturé une Marilyn sans fards, dans un moment de liberté et d’abandon mais c’est elle-même qui avait choisi les photos sur les planches contact avec le souci constant de contrôler son image".

Corner Arty
"Symbole de la culture Pop et du Street-Art, Marylin est souvent revisitée sous d’autres formes. Collages, pochoirs et dessins, une quinzaine d’oeuvres d’artistes émergents y seront exposées".

L’exposition "retrace également le parcours et la métamorphose de Norma Jeane Baker en Marilyn Monroe".

Au 123 rue de Turenne, "Update Marilyn" montre huit oeuvres du photographe, né en Hongrie, Andre de Dienes (1913-1985) prêtées exceptionnellement par la Staley Wise Gallery, à New York, ainsi qu'une installation digitale, une pièce de théâtre et une série fiction "Certains l'aiment froid" . 


"La vie du photographe de mode Andre de Dienes bascule un jour de 1945 où il rencontre une charmante apprentie mannequin nommée Norma Jeane Baker, il tombe immédiatement amoureux, les deux vont pendant un temps être fiancés. Le photographe de mode de Dienes perçoit l’instinct de Marilyn, par la simple vision de ce corps aux formes vivantes, au visage d'enfant. Certaines séances seront particulièrement touchantes avec des messages de désespoirs, ses demandes d'amour et d'affection, ses dérobades. Le reste est affaire de magie, de mystère, de lumière qui allait propulser Norma Jeane jusqu'en haut de l'affiche. De Dienes rassemble vite bon nombre de clichés, qui vont aider la petite brune souriante à réaliser le rêve de sa vie. De Dienes saura capturer Marilyn sur toute les coutures : le bonheur, la mélancolie, l’introspection, la sérénité, la tristesse, le tourment, le désarroi, allant jusqu'à lui demander d’interpréter la mort".

"Update Marilyn" est né du coup de foudre pour le livre "Confessions inachevées" de Marilyn Monroe, recueillies par Ben Hecht.


Marilyn durant la guerre de Corée 
"Alors qu’elle était en voyage de noces en Japon avec son mari Joe DiMaggio, Marilyn s’est rendue en Corée pour divertir les soldats américains à la fin de la guerre de Corée en 1954. Un épisode méconnu de sa vie que les commissaires d’exposition ont pu recréer grâce à des films d’archives et des clichés réalisés par les quatre photographes officiels mais aussi par des photos prises par les soldats eux-mêmes".

L’histoire du tournage de « 7 ans de réflexion »
Un "corner consacré à l’histoire de la photo la plus célèbre et la plus sulfureuse du cinéma hollywoodien. Une scène culte qui élèvera Marilyn au rang des légendes mondiales, mais qui provoquera aussi son divorce avec Joe DiMaggio".

L’exposition "vise à montrer à travers des clichés inédits que Marilyn était loin d’être la “Pin-up blonde” qu’elle prétendait être et qui lui avait servi de masque lors de chaque sortie publique, mais qu’elle était également une femme enjouée et vraie, loin de l’image à laquelle elle est souvent rattachée. Marilyn a réussi à construire sa propre histoire et sa légende, au-delà de l’image emblématique que les industries de la publicité et du cinéma ont fait d’elle

Les "commissaires  Patrice Gaulupeau et Ghislaine Rayer  de Display productions ont réalisé ces trois dernières années les expositions consacrées à Steve McQueen puis à Johnny Hallyday, ainsi que les expositions  « Pop-Art/Pop-Up », « Bikini, la légende », « Pin-Up » et « Lingerie Treasures »… aussi bien à la Galerie Joseph qu’à Milan, New-York ou Shanghai. La simplicité sont exposées dans ce corner, mais aussi des clichés emblématiques, comme celui de Marilyn retenant l’envolée de sa robe blanche au-dessus d’une bouche de métro à New York, sur le tournage du film de Billy Wilder « Sept ans de réflexion ».

"Mort d’une icône - Le mystère Marilyn Monroe"
Arte diffusa le 6 octobre 2023 à 15 h 40 
"Mort d’une icône - Le mystère Marilyn Monroe", documentaire allemand d'Albert Knechtel et d'Ira Beetz.

"Son acte de décès porte la mention "suicide probable". Marilyn Monroe s’est-elle donné la mort dans la nuit du 4 au 5 août 1962 ou a-t-elle été victime d’un assassinat ? Une passionnante enquête sur l’une des disparitions les plus mystérieuses de Hollywood."

"1962. L'Amérique perd son icône blonde : Marilyn Monroe est retrouvée morte à son domicile de Los Angeles dans la nuit du 5 au 6 août". 

"Officiellement, la star hollywoodienne a succombé à un "suicide probable", mais, si sa santé mentale était fragile, de nombreux éléments laissent penser à un meurtre : son corps sans vie est étonnement drapé, sa chambre montre des signes d’effraction, des éléments de l’enquête ont disparu…"

"Alors, qui aurait eu intérêt à la tuer ? Son psychiatre, Ralph Greenson, qui risquait de ne plus exercer si ses probables relations sexuelles avec elle s’ébruitaient ? Le président John F. Kennedy, et son frère, Bobby Kennedy, ministre de la Justice, avec qui Marilyn Monroe entretenait une liaison ?"

"En pleine crise des missiles à Cuba, la vedette, qui notait ses échanges avec les Kennedy dans un carnet rouge – dont nul ne sait où il se trouve – détenait des informations confidentielles qu’elle menaçait de révéler aux médias..."

"Déclarations contradictoires de la gouvernante, départ à l’étranger de l'attachée de presse le lendemain du décès ou enquête policière tronquée sont autant de zones d’ombre que l’actrice allemande Florence Kasumba (Captain America: Civil War, Black Panther…) tente d’éclaircir dans ce documentaire."

"Aux côtés d’un médecin légiste, de biographes, de détectives privés et de criminalistes, cette dernière reconstitue heure par heure la nuit du drame et rassemble de précieux témoignages audios de proches de Marilyn Monroe ou de personnes intervenues à son domicile ce soir-là."

"Soixante ans après sa mort, le mystère demeure, mais la boîte 39, gardée sous scellés à l'université de Californie, contient des documents appartenant au psychiatre de la comédienne susceptibles d’apporter de nouveaux éléments à l’enquête. Elle ne pourra être ouverte qu’en 2039".


« Marilyn Monroe, la célébrité à tout prix »
Arte diffuse sur son site Internet « Marilyn Monroe, la célébrité à tout prix », série documentaire de Ian Ayres. 
« Marilyn Monroe, la célébrité à tout prix » ou « de Norma Jeane Baker à Marilyn Monroe : une série documentaire  en trois parties qui questionne le mythe Marilyn et révèle de nombreux détails de sa vie. C’est l’histoire d’une jeune fille qui se sent rejetée et privée d’amour et qui décide d’obtenir à tout prix l’attention de ses pairs qui lui manque tant. Tout au long de sa carrière, elle sera soutenue par de nombreux hommes et femmes qu’elle fascine, mais aussi par des personnages troubles issus de la nébuleuse mafia. »

« De son enfance chaotique aux plateaux hollywoodiens, retour sur l’ascension fulgurante de l’iconique Marilyn Monroe , à l’occasion du centenaire de sa naissance. 
Comment cette gamine au destin cabossé, victime d’abus sexuels dès l'enfance et affamée de reconnaissance, est-elle devenue une légende planétaire dont l'éclat survit au temps ? Quel prix a-t-elle payé en retour ? »

« Fruit de dix années de recherches, cette série documentaire offre un portrait exhaustif, et en partie inédit, de l’étoile incontestée de Hollywood : nourrie d'extraordinaires archives, d'extraits de films et de très nombreux témoignages – ceux de biographes et de figures du Tout-Hollywood, comme Tony Curtis, qui partagea avec elle l’affiche de Certains l'aiment chaud, et Jerry Lewis, qui fut son ami, mais aussi de proches méconnus, dont sa sœur adoptive ou un amoureux de jeunesse –, ce foisonnant récit en trois actes dévoile des facettes méconnues de l’actrice, comme la rigueur avec laquelle elle préparait ses rôles, entre autres aux côtés de Natasha Lytess, coach à la fois autoritaire et maternante. »

« Le réalisateur s’attache également à éclairer la personnalité complexe de la star, à travers ces points de vue inédits. Des récits qui peuvent sur certains points être discutés (notamment concernant les thèses entourant sa mort), mais qui dévoilent de nouveaux pans de la femme et de l'artiste derrière l’icône, sans pour autant entamer son pouvoir de fascination. »

1ère partie 
« Privée de l’affection de sa mère, Gladys, qui va l'abandonner avant son adolescence, et marquée par l’absence d'un père illégitime qu'elle n'a jamais vu, Norma Jeane Mortenson, née à Los Angeles le 1er juin 1926, est ballottée dès sa prime enfance d’orphelinat en famille d’accueil. »

« Quand Gladys la reprend auprès d'elle, la fillette, alors âgée de 8 ans, est agressée sexuellement par l'un des locataires de la maison : l'acteur Murray Kinell, qui s'était proposé, comme un mentor, de préparer Norma Jeane au destin de star dont sa mère rêve pour elle. »
« Mariée à 16 ans, alors qu'elle n'a que peu de contacts avec Gladys, désormais internée pour troubles psychiatriques, la jeune fille divorce quatre ans plus tard alors qu’elle s’est lancée dans le mannequinat, tremplin qui lui ouvre les portes du cinéma. En 1946, la pin-up signe un contrat d’essai avec la 20th Century Fox... »

2e partie
« En 1947, la Fox ne renouvelle pas son contrat. Résolue à percer, la jeune actrice, qui adopte le prénom de Marilyn et prend le nom de jeune fille de sa mère, se retrousse alors les manches pour se former et perfectionner son jeu. »
« Elle prend notamment des cours de chant, de danse et d’art dramatique. Sa détermination attire l’attention de l’impresario Johnny Hyde qui, convaincu de son potentiel, parvient à lui décrocher un nouveau contrat avec la Fox en 1950. Ce sésame lui donne accès à des rôles de premier plan et la propulse sur le chemin du succès. »

3e partie
: « En 1955, au sommet de sa gloire, Marilyn Monroe fonde sa société de production à New York, cherchant à reprendre le contrôle sur sa carrière et à choisir des rôles plus complexes. »
« Ses ambitions professionnelles sont toutefois entravées par les turbulences de sa vie privée. Broyée par deux mariages brisés et deux fausses couches, l’icône hollywoodienne sombre dans la drogue et meurt le 8 août 1962, à 36 ans, dans des circonstances restées mystérieuses. Suicide ou assassinat ? Ian Ayres penche pour la seconde hypothèse. »

« Marilyn Monroe : 100 ans ! »
La Cinémathèque française propose et produit l’exposition « Marilyn Monroe : 100 ans ! » 
dont la commissaire est Florence Tissot. 

« Que cache l’aura mythique de Marilyn Monroe, star absolue, secrète, à la fois femme fatale et icône féministe ? À travers une riche sélection de costumes originaux, d’extraits, de photographies et de documents rares, une grande exposition pour redécouvrir l’actrice au travail, ses talents d’interprète et sa place dans la grande histoire du star-system hollywoodien. » 

La Cinémathèque française a organisé une rétrospective. « De ses débuts de jeune recrue (Les Reines du music-hall, Ève) à sa starification absolue (Niagara, Certains l'aiment chaud), Marilyn Monroe se sera constamment vu nier son statut d'actrice. Revoir tous ses films, en parallèle de la grande exposition que lui consacre la Cinémathèque française, c'est aussi saisir rétrospectivement l'évolution d'une artiste, ses mues successives, et le jeu au travail (dont sa rencontre avec Paula et Lee Strasberg). C'est redécouvrir une comédienne, derrière l'ombre envahissante de l'icône. »

AU FIL DE l’EXPOSITION 
TEXTES DES SALLES 

Introduction 
« Actrice américaine à la renommée internationale, Marilyn Monroe (1926-1962) joue dans 32 longs métrages. Mille fois photographiée, elle tourne avec de nombreux cinéastes expérimentés (Fritz Lang, Henry Hathaway, George Cukor, Howard Hawks…) et affronte l’impitoyable système des studios hollywoodiens. 
En dépit de ses succès, Monroe est beaucoup dénigrée et sa carrière est souvent perçue au prisme de ses problèmes émotionnels. L’exposition déploie le travail d’interprétation de la comédienne à l’écran, sa filmographie et ses rôles culte : Les hommes préfèrent les blondes, Sept ans de réflexion, Bus Stop, Certains l’aiment chaud, Les Désaxés… 
À l’occasion du centenaire de sa naissance, le parcours interroge aussi les légendes autour de la star, devenue aujourd’hui le symbole des actrices traversant courageusement une carrière difficile. Tour à tour métamorphose spectaculaire d’une jeune fille spontanée en produit de consommation, femme fatale, icône féministe ou encore personnalité borderline : cette figure de l’ultra-féminité ne cesse d’être revisitée au cinéma, dans la mode, l’art et la pop culture. »

Un mythe 
« Si les acteurs et actrices sont reconnus pour leurs personnages et leur travail, on pourrait dire que les stars se caractérisent, en outre, par leur vie privée. 
Immortalisée lors du tournage de Sept ans de réflexion (1955), la robe se soulevant sur une bouche d’aération cristallise les rôles parodiques dans lesquels la Twentieth Century-Fox maintient alors Monroe. Cette forme d’exhibitionnisme est intéressante pour l’industrie, qui affiche la star comme une victoire sur la censure. 
L’ambition de l’actrice à accéder cette même année à des rôles plus complexes coïncide avec l’émergence de l’échec dans son image publique, comme si ses prétentions artistiques avaient été sanctionnées. Ses aspirations personnelles auront, de fait, du mal à aboutir tant son symbole de « blonde idiote » à la vie dure. 
Cette tension est la source des légendes, amplifiées par sa mort non élucidée, ainsi que par les nombreuses (et souvent opportunistes) révélations sur « la vraie femme » derrière l’icône. Le contre-champ de la scène où des centaines (des milliers ?) de badauds et journalistes sont rassemblés par le département de publicité du studio, interroge nos croyances sur la star. »

Métamorphose 
« Monroe démarre une carrière de mannequin qui la place en moins d’un an en couverture de nombreux magazines, et lui permet d’obtenir un premier contrat à la Fox. 
En 1946, les studios élaborent les profils des nouveaux acteurs comme des scénarios, dans lesquels Hollywood et le rêve américain ressortent triomphants. Celui de Marilyn est un mélodrame à la Cendrillon : le père absent, la mère dangereuse (parfois morte comme le déclarera aussi l’actrice qui participe à son propre mythe), la pauvreté et les mauvais traitements au cours d’une enfance malheureuse précèdent la reconnaissance, atteinte grâce à l’adhésion spontanée des spectateurs qui la repèrent dans ses petits rôles. 
L’idée de la star partie de rien occulte particulièrement bien les conditions d’exploitation derrière le système économique, qui façonne l’image des jeunes recrues. Celle de Monroe est associée aux rôles secondaires de « blondes idiotes », mais l’actrice parvient à en donner des interprétations diversifiées, et à obtenir, après une quinzaine de tournages, deux personnages plus dramatiques. »
 
Femme Fatale 
« Monroe atteint la consécration avec Niagara d’Henry Hathaway qui sort en salle en janvier 1953, et génère plus de 6 millions de dollars (pour un coût de production de 1,25). Ce film noir, à petit budget, met l’accent sur le côté sombre de la vie américaine après-guerre. 
Il se focalise sur la sexualité dangereuse de la femme fatale, et sur l’inquiétude des hommes par rapport à leur propre masculinité et leur capacité à soumettre les femmes. Hathaway met en scène l’actrice avec flamboyance dans ce rôle d’ennemie, à la fois idéalisée et vilipendée pour ses moeurs. 
Monroe devient par ailleurs un objet de fascination à la suite de « l’affaire du calendrier » révélant en 1952 des photos de nus datant de 1949. Elles sont publiées sans son autorisation dans le premier numéro de Playboy, tiré à des milliers d’exemplaires : l’image de Monroe est désormais définitivement accolée à la sexualité. À l’instar de la scène d’ouverture de Niagara, les photographes la montrent régulièrement lascive ou nue dans son lit, reflétant le fantasme collectif de la « capturer ». 

La revanche d’une blonde 
« Monroe est vue rétrospectivement comme une figure féministe à travers son ascension sociale, son ambivalence sur la sexualité, ses dénonciations des stéréotypes ou encore ses rôles de gold diggers
À l’âge de 27 ans, elle devient l’une des plus grandes stars du monde : elle génère 25 millions de dollars en quelques mois, incruste ses empreintes dans le Walk of Fame aux côtés de Jane Russel, épouse le célèbre joueur de baseball Joe DiMaggio et entreprend une autobiographie, dont l’authenticité a été par la suite discutée. Monroe est désormais la star qui incarne par excellence les enjeux spectaculaires d’Hollywood en matière d’opulence visuelle. 
Que l’actrice ait été motivée par l’argent, le pouvoir ou le besoin d’être mieux respectée, elle commence à partir de 1954 une longue bataille juridique et médiatique avec la Fox. Elle s’installe à New York où elle poursuit sa formation à l’Actors Studio et crée sa propre société de production. Après avoir travaillé à la création de son image, Monroe tente de la transformer avec Bus Stop et Le Prince et la danseuse. »

Borderline 
« À partir de la fin des années 1950, les discours sur Monroe exacerbent une sorte d’indiscipline généralisée (de ses retards à ses fausses couches) que l’on retrouve dans certains de ses personnages à tendance alcoolique ou à la carrière ratée. 
Ces anecdotes ont depuis été relues avec plus de recul et d’empathie. Consciente de son pouvoir, plus exigeante que capricieuse, capable de propositions, Monroe a-t-elle considéré son expérience et sa renommée comme suffisamment valables ? A-t-elle froissé l’ego de certains en partageant ses points de vue ? Ses absences et pertes de mémoires étaient-elles des formes de résistance face à des collaborateurs abusifs autant que des effets des médicaments ? 
Dans ce flot de conjectures, ses performances à l’écran sont communément réduites à un tempérament, relevant de la névrose plus que d’une mystérieuse profondeur psychologique. 
Pourtant, ses quatre derniers films (Certains l’aiment chaud, Le Milliardaire, Les Désaxés et Something’s Got to Give) font aussi état de la maturité et de la détermination de la comédienne. »

Performer Marilyn 
« En 1962, le décès de Monroe lié à une overdose, amplifie les légendes sensationnalistes autour de la star. Elle est depuis associée aux questions de santé mentale, à présent assumées par certaines célébrités, quand l’industrie et les médecins des années 1950 avaient une bien moindre vigilance sur l’addiction et la toxicité des barbituriques. 
Aujourd’hui, l’actrice glamour incarne aussi une forme de nostalgie pour cette époque : une plastique féminine et un imaginaire « rétro » reposant sur des rapports de genre très stéréotypés. 
Ces derniers sont particulièrement promus par les revues de mode et les marques, mais aussi repensés dans l’art contemporain, la littérature et le cinéma. 
De Madonna à Beyoncé en passant par Michelle Williams, Margot Robbie, Isabelle Adjani ou encore Channing Tatum et Ryan Gosling, nombreuses sont les personnalités à avoir revisité Monroe. Elle résonne tout particulièrement avec les questionnements actuels autour des femmes hypersexualisées au cinéma : peuvent-elles être attirantes et lutter contre une industrie patriarcale ? Comment les mettre en scène sans les exploiter ? »

« Célébrer la star, exposer l’actrice » 
par Florence Tissot, Commissaire de l’exposition 

« Célébrer la star, exposer l'actrice 
« Je peux être intelligente quand c'est important, mais la plupart des hommes n'aiment pas ça. » La célèbre réplique des Hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks (1953) pourrait, dans un sens, bien résumer les choses : Marilyn Monroe affronte l'impitoyable système des studios pendant sa courte carrière d'actrice à Hollywood (1946-1962) et reste aujourd'hui autant déconsidérée, comme interprète, qu'adulée en tant que star. Du fait de ses possibilités scénographiques, l'exposition est particulièrement appropriée à l'opulence visuelle que Monroe cristallise dans les années 50. Sa trajectoire à l'heure du Technicolor et de l'écran large s'illustre par le matériel publicitaire glamour, la garde-robe sexy, les portraits d'artistes de renom (Eve Arnold, Richard Avedon, Andy Warhol...) mais aussi les actualités analysant chaque décision de la célébrité. Ou commentant sa disparition qui ouvre, à l'âge de 36 ans, le spectaculaire chapitre de « sa vie » post mortem. Cet héritage est célébré dans une installation inspirée de la culture ballroom que Madonna – incarnation de la pop culture dans sa capacité à s'approprier les tendances pour les faire rayonner – popularise bien avant Drag Race. 

Séparer la star de l'actrice ? 
Monroe est d'abord connue en tant que phénomène culturel, dont on se souvient à travers ses photographies davantage que ses films. Elle est plus rarement appréhendée comme une actrice qui incarne et compose des rôles à l'écran. L'un des enjeux de l'exposition est de remettre ses performances cinématographiques au centre et de proposer aux visiteurs de les regarder autrement. Car à ce jour, c'est comme si ses rôles étaient le simple reflet d'états émotionnels, éprouvés sur des tournages chaotiques, et plus proches de la névrose que de la mystérieuse profondeur psychologique des autres comédiens passés par l'Actors Studio. 
La célébration de son centenaire repose sur un deuxième constat : Monroe est traversée par toutes sortes de légendes, et sa foisonnante exégèse biographique converge vers l'irrésoluble question : quelle est la « vraie femme » derrière le sex-symbol ? Or, ce que l'on sait de Monroe est pour beaucoup documenté par des témoignages contradictoires, et ces lectures semblent elles-mêmes s'adosser à certaines préconceptions, à la fois des icônes hollywoodiennes, mais aussi des femmes en général. L'exposition propose ainsi de regarder non pas seulement l'actrice, mais aussi les croyances qui ont participé à l'émergence de la star au sein des studios, et l'ont accompagnée tout au long de sa carrière. 

L'interprétation à l'écran 
Au mieux, on concède que Monroe était une bonne actrice de comédies, mais l'idée la plus courante est qu'elle ne jouait que son propre rôle. Les observations de ses proches et collaborateurs ne relèvent pas, à l'époque, d'une malveillance particulière, mais le recul du temps montre à quel point elles contribuent à la disqualifier : « Elle savait exactement quel effet elle avait sur les hommes. Et c'est tout » (Fritz Lang), « Elle ne jouait pas » (John Huston), « Dans tout ce qu'elle fait, elle est "elle-même" » (Arthur Miller). En abolissant le rapport entre être et incarner, ces commentaires masquent d’une part le fait que Monroe pensait ses rôles, les préparait mais aussi, au-delà, l’idée même de l'interprétation comme création. 
Or, l'actrice ne joue pas les « blondes idiotes », vamps et autres séductrices invariablement, quel que soit le metteur en scène, ou les conventions associées aux genres cinématographiques. Comme le démontre Acting in the Cinema (1988) de James Naremore – contributeur du catalogue –, observer minutieusement les expressions du visage, s'attarder sur les gestes dans un cadre et les rapports aux partenaires de jeu permet de montrer un travail de composition, un style, un talent. Chez Monroe, ceci s'illustre déjà dans sa palette d'émotions plus vaste que celle des autres acteurs de Quand la ville dort de Huston (1950) et ce, malgré la brièveté de ses apparitions. Sa formation au jeu ou les écarts subtils qu'elle crée, à l'écran, avec l'image attendue de la star, sont d'autres moyens de saisir ses stratégies d'actrice dans un système esthétiquement et économiquement contraignant. 

Décris-moi ta Marilyn et je te dirai qui tu es 
Au-delà de nos habitudes de cinéphiles aimant décrypter les films au prisme des réalisateurs-auteurs, on peine à appréhender Monroe comme comédienne à cause de la naïveté qui lui est associée. Et pour comprendre pourquoi nous tendons à la voir seulement « prendre la pose », telle une mannequin, et pourquoi l'innocence est au coeur de son identité, il faut revenir au fonctionnement du star-system. Difficile de passer à côté des travaux de Richard Dyer (également dans le catalogue) qui propose en 1986 l'idée suivante : Monroe cristallise les contradictions des années 50, à la fois puritaines et obsédées par la sexualité, par sa supposée spontanéité, provenant de son image de pin-up. 
En 1945, devenir modèle permet à Monroe de divorcer et d'échapper à sa condition d'ouvrière. Elle se propulse en moins d'un an en couverture de nombreux magazines. La Twentieth Century Fox reprend cet idéal de femme enjouée, érotisée sans jamais être vulgaire, dès ses premiers films. Mais aussi dans toutes ses apparitions publiques et tout le matériel promotionnel, élaboré par les départements de publicité du studio à renfort de fictions sur la jeune recrue. Les critères promotionnels de la Mmm Girl seront repris par ses premiers biographes, dont les données sont encore recyclées aujourd'hui. En bref, comme le résume Sarah Churchwell dans son historiographie critique des biographies existantes sur Monroe : les croyances précèdent souvent les faits et elles en disent plus sur nous que sur la star. 

Exposer Marilyn 
Dans Sept ans de réflexion (1955), Billy Wilder et Monroe proposent la version la plus parodique et exhibitionniste de la pin-up. Cette même année, l'ambition de l'actrice qui cherche à accéder à des rôles plus complexes – en premier lieu Bus Stop de Joshua Logan (1956) – correspond à la dégradation de son image publique, désormais teintée d'échec, comme si ses prétentions artistiques avaient été sanctionnées. Ses aspirations personnelles auront, de fait, du mal à aboutir, tant son symbole de « blonde idiote » a la vie dure. Cette tension entre les deux est la source des innombrables légendes, décuplées par sa mort brutale et l'éparpillement de ses biens. Exposer Marilyn Monroe, c'est ainsi d'abord se confronter à un certain type de discours (teinté d'une fascination pour la mort d'une belle jeune femme) et à un accès relativement difficile aux archives qui nourrissent, main dans la main, le mythe. 
« Sois raisonnable, chérie, on ne met pas de muscles dans un compte en banque », conseille le personnage incarné par Monroe à son amie Dorothy, irrépressiblement attirée par les silhouettes athlétiques dans Les hommes préfèrent les blondes. La star, tout juste promue sex-symbol international, est déjà elle-même un capital fructueux dont on pourrait commodément dire que l'essentiel est aujourd'hui détenu par une poignée de milliardaires : qu'il s'agisse de ses effets personnels – entre les mains de collectionneurs privés – ou de ses droits et revenus, exploités par une holding financière. Le mythe est là pour perdurer. »

« Marilyn Monroe : A Silent Life »
La Peter Fetterman Gallery
 propose l'exposition « Marilyn Monroe : A Silent Life » (« Marilyn Monroe : Une vie silencieuse »).

« Je savais que j’appartenais au public et au monde, non pas parce que j’étais talentueuse ou même belle, mais parce que je n’ai jamais appartenu à rien ni à personne d’autre. »
~ Marilyn Monroe (1926 – 1962)

"Une grande exposition photographique explorant l’image de Marilyn Monroe à travers le regard de photographes de renom, parmi lesquels Eve Arnold, Henri Cartier-Bresson, Elliott Erwitt et Bert Stern. L’exposition rassemble à la fois des clichés pris sur le vif et des images mises en scène, révélant une Monroe à la fois spontanée et profondément théâtrale. Oscillant entre intimité et artifice, ces œuvres montrent une femme qui comprenait et façonnait sa propre image. Plutôt que de séparer le réel du jeu d’acteur, l’exposition trouve son sens dans la tension qui les oppose. Il en ressort un portrait aux multiples facettes — lumineux, insaisissable et jamais tout à fait défini."

"Si l’on se souvient souvent de Monroe à travers des moments d’apparente spontanéité — sans retenue, en quête de quelque chose, seule —, *A Silent Life* met également en lumière l’artifice qui a tant marqué son image. Les séances en studio, les reportages pour des magazines et les photographies mises en scène révèlent une artiste parfaitement consciente de l’objectif, qui se façonne et se réinvente en temps réel. Dans ces œuvres, la mise en scène n’est pas un masque qui cache la vérité, mais un langage à travers lequel celle-ci s’exprime."

"L’exposition oscille avec fluidité entre ces deux registres : le posé et le spontané, le théâtral et l’intime. Une photo de promotion peut dégager une sérénité inattendue ; un cliché pris sur le vif peut donner l’impression d’avoir été discrètement mis en scène. Dans les deux cas, la présence de Monroe reste constante — à la fois lumineuse et insaisissable, pleinement visible mais jamais entièrement connue."

"Plutôt que de séparer le « réel » du « joué », Marilyn Monroe : A Silent Life suggère que son image réside précisément dans la tension entre les deux. Ce qui en ressort n’est pas un récit unique, mais un portrait à plusieurs niveaux — un portrait qui reflète à la fois la construction d’un mythe et la vie intérieure qui scintille en dessous."

"Marilyn Monroe: A Portrait"
La National Portrait Gallery présente l'exposition "
Marilyn Monroe: A Portrait".

"Pour célébrer le centenaire de la star hollywoodienne et en collaboration avec la succession de Marilyn Monroe, l'exposition « Marilyn Monroe : Un portrait »  explore la vie, la carrière et l'héritage de Marilyn Monroe à travers des portraits réalisés par certains des plus grands photographes et artistes des XXe et XXIe siècles."

"Réunissant des œuvres d'Andy Warhol, Pauline Boty, Marlene Dumas, James Gill, Rosalyn Drexler et Audrey Flack, ainsi que celles de plus de 20 photographes emblématiques de leur époque, dont Cecil Beaton, Philippe Halsman, Bernard of Hollywood, André de Dienes, Eve Arnold, Inge Morath, Alfred Eisenstaedt, Milton Greene, Sam Shaw, Richard Avedon et George Barris, l'exposition met en avant l'approche collaborative de Monroe en matière de création d'images et son autonomie créative."

L'exposition "comprend également des objets personnels tels que des manuscrits et des vêtements afin d'enrichir la compréhension de la femme derrière l'image".

"De ses premières photos de charme prises lorsqu'elle était jeune mannequin sous le nom de Norma-Jeane, aux clichés les plus poignants pris sur la plage de Santa Monica en 1962, Marilyn Monroe fut l'une des personnalités les plus photographiées au monde. Figure emblématique de la culture populaire, elle a captivé le public grâce à ses performances dans des films cultes comme Certains l'aiment chaud".

"Dans les années 1950 et 1960, la popularité de Marilyn Monroe lui a valu d'être au centre de l'œuvre d'artistes tels que Richard Hamilton, Pauline Boty et Andy Warhol, dont les portraits de Marilyn figurent parmi les œuvres d'art les plus prisées au monde. Elle continue de fasciner les artistes, attirés par sa présence iconique et sa vie captivante."




Du 4 juin au 6 septembre 2026
Floor 0
St Martin's Place, Londres, WC2H 0HE
Tél. : +44 (0)20 7306 0055
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h00.
Vendredi et samedi de 10h30 à 21h00.
Entrée libre.
Visuel :
Marilyn Monroe,1962 by Allan Grant

Du 30 mai au 5 septembre 2026
Bergamot Station
2525 Michigan Ave., Gallery A1
Santa Monica, California 90404
Rel. : : 310-453-6463
Du mardi au samedi de 11 h à 17 h
Visuels :
Allan Grant (États-Unis, né en 1919 - 2008)
Marilyn Monroe, le 7 juillet 1962
Signé par Karin Grant, daté et numéroté au verso au crayon. Tampon de copyright de l'artiste en relief au recto.
Impression platine/palladium
Image : 13,5 x 19 3/4 po, Papier : 17,5 x 24 po, Passe-partout : 24 po x 30 po

Eve Arnold
Marilyn Monroe sur le tournage de « Les Désaxés » , 1961
Inscription au verso : titre, date, numéro au crayon. Cachet de la succession au verso.
Impression pigmentaire d'archives
Image : 15 x 22 pouces, Papier : 20 x 24 pouces, Encadré : 24 x 30 pouces

 
Du 8 avril au 26 juillet 2026
51, rue de Bercy. 75012 Paris
Tél. : 01 71 19 33 33
Lundi, Mercredi à Vendredi : 12h-19h 
WE, vacances scolaires et jours fériés : 11h-20h. Fermeture les mardis et le 1er mai. 
Nocturnes gratuites réservées aux 18-25 ans le 2e jeudi du mois jusqu’à 21h, sur inscription
Visuels :
© Bruno Bernard, courtesy of the Bernard of Hollywood Foundation
© 2026 Renaissance Road Inc.
© Marilyn MonroeTM: The Estate of Marilyn Monroe, LLC

Marilyn Monroe se parfumant avec le N°5 à l'Hôtel Ambassador le 24 mars 1955 à New York, avant d'assister à la première de "La chatte sur un toit brûlant" de Tennessee Williams, au Morosco Theatre à Broadway.
© Photo Ed Feingersh/Michael Ochs Archives/ Getty Images.
© Marilyn Monroe TM: The Estate of Marilyn Monroe, LLC

Marilyn Monroe sur le tournage des Désaxés (John Huston, 1961), Eve Arnold, 1961
© Eve Arnold/Iconic Images


France, 2022, 3 x 54 mn
Production : French Connection Films
Sur arte.tv du 20/03/2026 au 30/12/2026
Visuels :
DR et © FRENCH CONNECTION FILMS
"Mort d’une icône - Le mystère Marilyn Monroe" d'Albert Knechtel et d'Ira Beetz
Allemagne, 2021, 53 min
Production : ZDF, Story House Productions, en association avec ARTE, ZDF Entreprises, Servus TV
Sur Arte le 6 octobre 2023 à 15 h 40
Disponible du 21/09/2023 au 19/09/2024
Visuels :
© Anthony Cava
© Alamy
© Cecil W. Stoughton
© DR
© Alamy

« Les hommes préfèrent les blondes » de Howard Hawks
Etats-Unis, 1953, 1 h 28mn
Production : Twentieth Century Fox Film Corporation
Producteur : Sol C. Siegel
Auteurs : Joseph Fields, Anita Loos
Scénario : Charles Lederer
Image : Harry J. Wild
Montage : Hugh S. Fowler
Musique : Hoagy Carmichael, Harold Adamson, Jule Styne, Leo Robin, Lionel Newman
Avec Marilyn Monroe (Lorelei Lee), Jane Russell (Dorothy Shaw), Charles Coburn (Sir Francis "Piggy" Beekman), Elliott Reid (Ernie Malone), Tommy Noonan (Gus Esmond Jr.), George Winslow (Henry Spofford III.), Marcel Dalio (Magistrat), Taylor Holmes (Mr. Esmond Sr.)
Sur Arte les 9 octobre 2022 à 20 h 55, 23 octobre 2022 à 13 h 30
Visuels :
Marilyn Monroe (Lorelei Lee) et Tommy Noonan 
Marilyn Monroe (Lorelei Lee)
Marilyn Monroe (Lorelei Lee) et Jane Russell (Dorothy Shaw) dans le film " Les hommes préfèrent les blondes " de Howard Hawks 
© 1953 Twentieth Century Fox Film

"Sept ans de réflexion" de Billy Wilder
Etats-Unis, 1955, 1h40mn
Production : Twentieth Century Fox
Scénario : Billy Wilder et George Axelrod, d’après sa pièce
Avec Tom Ewell, Marilyn Monroe, Evelyn Keyes, Sonny Tufts, Robert Strauss, Oscar Homolka 


« Devenir Marilyn » de Michèle Dominici
France, 2021, 53 min
Coproduction : ARTE France, Brotherfilms
Commentaire dit par Agnès Jaoui, Georgia Scalliet
Sur Arte les 9 octobre 2022 à 22 h 25, 23 octobre 2022 à 15 h, 7 novembre 2022 à 15 h 20
Disponible du 02/10/2022 au 06/04/2023

Du 9 juillet au 22 septembre 2019
A la Galerie Joseph dans le Marais 
116 et 123 rue de Turenne, 75003 Paris 
Tél. : +33 (0)1 42 71 20 22
Tous les jours de 11 h à 20 h y compris jours fériés. Nocturnes jusqu’à 2 h les vendredis et samedis
Visuels :
Marilyn Monroe et Arthur Miller © Sam Shaw Inc., courtesy Shaw Family Archives, Ltd
Marilyn Monroe en ballerine par Milton Greene. © Milton Green
Marilyn Monroe, Artwork, Laurent-Durey
Marilyn Monroe, par Andre de Dienes. Courtesy of Staley Wise Gallery, New York
Marilyn Monroe en Corée. © DR
Marilyn Monroe par SamShaw lors du tournage de "Seven Years Itch". © Sam Shaw
Marilyn Monroe par Sam Shaw. Exclusivité. © Sam Shaw
Marilyn Monroe en 1945. © DR

 "Marilyn, divine et fragile" par Bill Harris
Etats-Unis, 1996, 92 min
Sur Arte les 12 août 2018 à 22 h 55, 19 août 2018 à 16 h 10, 25 août 2018 à 5 h 45

Visuels :
Zur ARTE-Sendung Marilyn Monroe - Eine sterbliche Göttin Marilyn Monroe – wie gewohnt glamourös, perfekt inszeniert © 1996 Twentieth Century Fox Foto: ARTE Honorarfreie Verwendung nur im Zusammenhang mit genannter Sendung und bei folgender Nennung "Bild: Sendeanstalt/Copyright". Andere Verwendungen nur nach vorheriger Absprache: ARTE-Bildredaktion, Silke Wölk Tel.: +33 3 881 422 25, E-Mail: bildredaktion@arte.tv
Credit : © 1996 Twentieth Century Fox
Milton Greene

2016, 27 Min
Sur Arte les 27 août 2017 à 19 h 15 et 23 septembre 2017 à 5 h, 21 janvier 2018 à 11 h 20
Visuels :
La robe emblématique que la star a porté le 19 mai 1962 au Madison Square Garden à New York quand elle a chanté Happy Birthday au président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy, a été vendu dans la salle des ventes des stars : Julien’s Auction.
© Gedeon Programmes

Du 22 octobre 2016 au 1er mai 2017
3, rue Joseph Cabassol. 13100 Aix-en-Provence
Tél. : 04 42 20 70 01
Tous les jours : de mai à septembre : 10 h -19 h, d’octobre à avril : 10 h - 18 h

Marilyn, dernières séances, de Patrick Jeudy et Michel Schneider

Sur Arte les 8, 13, 17 mars 2016, 

Jusqu'au 6 avril 2014
Steinenvorstadt 1 | 4051 Basel 
Tél. :  +41 (0)61 225 95 95
Tous les jours de 10 h à 18 h

1954. Marilyn Monroe en Corée, par Serge Viallet 
numéro de la série Mystères d'archives
Diffusion par Arte, les :
- 13 juillet à 18 h 10 et 19 juillet 2013 à 17 h 35 ;
Du 29 septembre 2012 au 24 mars 2013
St Martin’s Place. Londres WC2H 0HE
Du samedi au mercredi de 10 h à 18 h. Le jeudi et le vendredi de 10 h à 21 h

Jusqu’au 28 octobre 2012
Tél. : 04 68 88 57 11
Ouvert toute l’année sauf le lundi et les jours fériés. Du 1er octobre au 30 avril de 10 h à 12 h et de 14 h à 17h, du 2 mai au 30 septembre de 10 h à 12 h et de 16 h à 19 h

Jusqu’au 13 octobre 2012
14, rue des Jardins Saint-Paul. 75004 Paris
Tél. : 01 48 87 00 63
Du mercredi au samedi de 13 h 30 à 18 h 30. Dimanche sur rendez-vous.

« Marilyn, dernières séances » par Patrick Jeudy
France, 2009, 91 minutes
Les Films d’ici
Diffusions sur Arte les 4 août 2012 à 20 h 45 et 12 août 2012 à 10 h 10 ;

« Bert Stern. Objectif Marilyn » de Shannah Laumeister
Etats-Unis, 2011, 93 minutes
Diffusions sur Arte les 5 août 2012 à 17 h et 30 août 2012 à 10 h 20

Visuels :
© Photos INA, Bert Stern, puis Douglas Kirkland
Affiche de The Prince and The Showgirl, 1957, courtesy Lloyd Ibert Collection

 Sam Shaw, Marilyn Monroe, Amagansett, New-York, 1957. Tirage. 50,8 x 60, 96 cm


Photo by Sam Shaw © Sam Shaw Inc. courtesy Shaw Family Archives, Ltd.

Sam Shaw, Marilyn Monroe with co-star Tom Ewell during the filming of «The Seven Year Itch», New York, NY, 1954.


Photo by Sam Shaw © Sam Shaw Inc. courtesy Shaw Family Archives, Ltd.

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié le 5 août, puis les 27 septembre et 14 décembre 2012, le 13 mars et le 10 juillet 2013 à l'approche de la diffusion de 1954. Marilyn Monroe en Corée, numéro de la série Mystères d'archives, par Histoire le 14 mars 2013, ;
- 24 juin 2013 en raison de My week with Marilyn de Simon Curtis sur Canal + Family les 24 et 25 juin, 1er et 3 juillet 2013,
- 8 août 2013 alors que vient d'être publié These Few Precious Days: The Final Year of Jack with Jackie, par Christopher Andersen qui évoque Marilyn Monroe ;
- 16 janvier 2014 : France 5 a diffusé à 21 h 38 Le secret de la dernière malle de Marilyn ;
- 5 février et 3 avril 2014 ;
- 5 août 2014. Arte a rediffusé 1954. Marilyn Monroe en Corée, numéro de la série Mystères d'archives réalisé par Serge VialletStar hollywoodienne mythique,  Marilyn Monroe est une jeune mariée quand elle accepte en 1954 d'interrompre son voyage de noces au Japon pour aller chanter pour les soldats américains en Corée ;
- 20 mai 2015. Les 21, 24, 27 et 31 mai, 2, 12 et 18 juin 2015, Histoire diffusa Marilyn, dernières séancesde Patrick Jeudy. "Un portrait de Marilyn Monroe totalement inattendu dans sa relation avec le célèbre psychanalyste d’Hollywood, Ralph Greenson. Trente mois durant, de janvier 1960 au 4 août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe et le psychanalyste freudien. Elle lui avait donné comme mission de l’aider à se lever, de l’aider à jouer au cinéma, de l’aider à aimer, de l’aider à ne pas mourir. Il s’était donné comme mission de l’entourer d’amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être comme sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l’avoir vue vivante et la première à l’avoir trouvée morte, on l’accusa d’avoir eu sa peau. Cette rencontre de deux stars nous fait revivre les milieux du cinéma (Cukor, Huston, Wilder), de la littérature (Capote, Miller) et de la politique (les Kennedy, la CIA, le FBI)" ;
- 5 août et 24 novembre 2015. Dans le cadre de Mystères d'archives, Arte rediffusa les 24 novembre, 1er et 8 décembre 2015 1954. Marilyn Monroe en Corée, par Serge Viallet ;
- 8 août et 21 octobre 2016, 22 avril et 28 août 2017, 18 janvier, 12 août et 17 décembre 2018, 6 août 2019, 5 août 2020, 5 août 2021, 7 octobre 2022, 6 octobre 2023. 
 Les  citations sur les films sont d'Arte.