1705
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La
monarchie beylicale est établie. On distingue les Juifs tunisiens (Touansa)
et Granas, originaires de la ville toscane Livourne (Leghorn en
hébreu) et plus généralement de l’ensemble de la péninsule italienne.
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1857
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Le bey Mohamed proclame le Pacte Fondamental qui accorde à tous
ses sujets l’égalité des droits, supprimant ainsi le statut de dhimmis.
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1881
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12 mai. Signature du traité du Bardo qui place la
Régence de Tunis sous protectorat français. La France assume la
responsabilité de la défense et des relations extérieures soumises à
l’autorité du résident général de France.
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1883
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8 juin. La convention de La Marsa complète
le traité du Bardo.
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1940
1941
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Juin. Appel du général de Gaulle à Londres.
Le gouvernement dirigé par le maréchal Pétain signe la convention d’armistice
avec le représentant du IIIe Reich.
Novembre. statut des Juifs de Tunisie à
l’instar de celui édicté en France en octobre
1940. Il est compété le 26 juin
1941.
20 mai. Pogrom contre les Juifs à Gabès - sept Juifs assassinés sur la place de la synagogue et vingt Juifs blessés, maisons saccagées, magasins pillés - commis par des Arabes tunisiens.
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1942
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8 décembre. les armées de l’Axe occupent la
Tunisie. Persécutions contre les Juifs : amendes
collectives, prise d’otages, camps de travail forcé, rafle, amendes collectives, déportations, etc.
9 décembre. Rafle des Juifs de Tunis par les
SS.
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1943
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7 mai. Les troupes Alliées libèrent Tunis.
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1948
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Lors
de l’indépendance d’Israël, environ 105 000 Juifs vivent en Tunisie.
A la suite de l'application du plan Arabe visant l'exil forcé des Juifs de pays arabes, et d'émeutes antisémites dans le quartier Juif de la Hara (Tunis), la plupart d'entre eux quitte ce pays essentiellement de 1948 (recréation de l'Etat d'Israël) aux années 1960.
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1954
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31 juillet. Le président du Conseil Pierre Mendès France annonce à Carthage l'octroi de l'autonomie interne à la Tunisie et la
formation d'un gouvernement tunisien chargé de négocier l’autonomie interne
de la Tunisie.
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1955
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Septembre. Les
conventions d’autonomie interne sont appliquées. Albert Bessis est ministre
de l’Urbanisme du gouvernement de Tahar Ben Ammar.
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1956
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20 mars. La Tunisie obtient son indépendance.
8 avril. L’Assemblée constituante élit Habib
Bourguiba à sa présidence.
L'administration est "tunisifiée".
L’économie tunisienne est mise en coopérative. Les entrepreneurs Juifs sont contraints de se doter d'un associé musulman.
Les relations postales avec l'Etat d'Israël sont rompues.
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1957
1958
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25 juillet. L'Assemblée constituante, élue
le 25 mars, vote l'abolition de la monarchie beylicale et proclame la république.
Elle élit Habib Bourguiba, Premier ministre sortant, président de la république.
La communauté Juive est expropriée du vieux cimetière de Tunis.
11 juillet 1958. "Loi spécifique au judaïsme : Remplacement des communautés juives par des commissions provisoires du culte israélite et suppression du statut personnel des Juifs".
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Après
des mois de crise, et des combats (entre 600 et 2 000 morts côté tunisien),
la France évacue sa base militaire dans le port de Bizerte, près de Tunis. Violences.
Les Juifs fuyant la Tunisie ne peuvent emporter "qu’un dinar (2 euros)".
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1967
1982
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Juin. Lors
de la guerre des Six-jours (5-10 juin), des exactions antisémites ont lieu à Tunis le 5 juin : grande synagogue profanée, magasins pillés, etc. Le
président Bourguiba condamne ces actes. Nouvel exode des Juifs.
Tunis accueille Arafat et le QG de l'OLP.
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1987
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Fin
de la présidence de Bourguiba. Zine Ben Ali est élu président.
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2002
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11 avril. Un camion-citerne de gaz naturel
bourré d'explosifs saute devant de la synagogue de la Ghriba (île de Djerba),
tue 21 personnes et en blesse 30.
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2003
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Environ
1 500 Juifs demeurent en Tunisie.
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2010
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17 décembre. Mohamed Bouazizi, jeune vendeur de
fruits et légumes, s’immole à Sidi Bouzid. Des manifestations et des émeutes
se multiplient ; c’est le début de la « révolution du jasmin »
émaillée d’actes antisémites et du « printemps arabe ».
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2011
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14 janvier. Le président Ben Ali et sa famille
fuient en Arabie saoudite.
17 janvier. Le Premier ministre Mohamed
Ghannouchi nomme un gouvernement d'union.
1er février. Des responsables de la communauté juive de Gabès informent que la synagogue d'el Hamma, récemment restaurée et sise à 15 km de cette ville, a été incendiée, des rouleaux de la Torah brûlés et des tombes saccagées le 31 janvier 2011.
3 mars. Annonce de l'élection d'une Assemblée
constituante de 217 membres.
23 octobre. Le mouvement islamiste Ennahdha est vainqueur de ces élections.
Hamadi
Jebali, secrétaire général d'Ennahda, est nommé Premier ministre du gouvernement
de coalition réunissant le Congrès pour la République (ou Al Mottamar) et Forum démocratique pour le travail et les
libertés (Ettakatol).
12 décembre. Moncef Marzouki élu président
par l’Assemblée constituante.
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2012
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5 janvier. Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement
du mouvement terroriste islamiste palestinien Hamas, dont la charte vise à la destruction d'Israël, est reçu à Tunis par Hamadi Jebali
et le chef du parti Ennahda, Rached Ghannouchi. Une foule l’accueille en
brandissant des drapeaux tunisiens et palestiniens et en scandant :
« Mort aux Juifs », « Avec notre esprit et notre sang nous
libérerons la Palestine ».
Mars-avril. Manifestations violentes
d’islamistes.
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2015
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25 juillet. Rached Ghannouchi, chef du mouvement islamiste Ennahdah, annonce l'avènement du califat et d'une "constitution islamique".
2 octobre. Yamina Thabet, présidente de l’Association tunisienne de soutien aux minorités (ATSM), a alerté sur des agressions commises impunément contre des Tunisiens Juifs sur l'île de Djerba et « a accusé la police de harcèlement », tout en déplorant le laxisme.
26 janvier. Elue le 23 octobre 2011 après la révolution ayant renversé le président Zine el-Abidine Ben Ali, l'Assemblée constituante adopte la Constitution par 200 voix pour, douze contre et quatre abstentions.
27 janvier. Ce texte fondamental "est signé par le président de la République, Moncef Marzouki, le président de l'Assemblée constituante, Mustapha Ben Jaafar, et le chef du gouvernement, Ali Larayedh, au cours d'une cérémonie au siège de l'Assemblée".
Le préambule de cette Constitution "affirme l'attachement du peuple aux droits de l'homme et à son identité arabo-musulmane". Il souligne notamment "que la Tunisie doit participer à l'unification du monde arabe et appuyer les mouvements de libération, dont le mouvement palestinien". L'article 1 de la Constitution précise : « La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain, l'islam est sa religion, l'arabe sa langue et la République son régime ».
18 mars. Attentat islamiste au musée du Bardo (Tunis), ayant causé la mort de 24 personnes, dont 21 touristes.
26 juin. Attentat islamiste revendiqué par l'Etat islamique dans la station balnéaire de Port El-Kantaoui près de Sousse, et ayant fait 39 morts et 39 blessés.
24 novembre. Attentat contre un bus de la garde présidentielle qui a fait au moins 13 morts et 20 blessés, dont trois grièvement, au centre de Tunis. Levé en octobre 2015, l’état d’urgence a été décrété et un couvre-feu mis en place de 21 heures à 5 heures du matin.
10 décembre. Lors de la cérémonie de remise du Prix Nobel de la Paix 2015 au Quarter du dialogue national tunisien "pour sa contribution décisive à l'édification d'une démocratie pluraliste en Tunisie à la suite de la Révolution de Jasmin en 2011", ce Quartet, constitué de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, du Conseil de l'Ordre national des avocats de Tunisie et de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, a exprimé sa "douleur et son indignation à propos de ce qui s'est passé dans de nombreux lieux dans le monde. Voici quelques jours, notre capitale Tunis, et avant cela, Sousse, le musée du Bardo, Beyrouth, Paris, Sharm el-Sheikh et Bamako ont témoigné des incidents barbares et atroces dans lesquels des centaines de gens innocents ont été tués. Les sentiments de compassion et sympathie ne peuvent pas empêcher le chagrin et la souffrance des familles de victimes et autres qui sont tombées dans d'autres villes du monde... Aujourd'hui, nous avons un urgent besoin de dialogue entre civilisations, et de coexistence pacifique dans le contexte de diversité et de variation. Aujourd'hui nous avons un urgent besoin de faire du combat contre le terrorisme une priorité absolue, ce qui signifie la coordination constante et la coopération parmi toutes les nations pour assécher ses ressources et les détacher de leur environnement incubateur. Aujourd'hui, nous avons besoin d'accélérer l'élimination des zones sensibles dans le monde, et particulièrement afin de trouver une solution à la cause palestinienne et permettre au peuple palestinien l’exercice de son autodétermination sur sa propre terre et construire leur Etat indépendant". Il est significatif que ce Quarter n'ait pas évoqué Jérusalem parmi les villes ciblées par le terrorisme, et n'ait pas dénoncé le terrorisme palestinien. L'UGTT, la Ligue tunisienne des droits de l'Homme et l'Ordre des avocats tunisiens sont particulièrement virulents dans leur anti-israélisme.
7 mars. Attentat islamiste de l'État islamique (EI) à Ben Gardane contre les forces de sécurité tunisiennes.
Juillet. La programmation de l'humoriste juif français d'origine tunisienne Michel Boujenah au festival de Carthage, le 19 juillet 2017, a suscité une polémique. Le syndicat UGTT avait demandé par courrier au ministère de la Culture d'annuler la soirée du spectacle du comédien à qui certains ont reproché son sionisme. Le spectacle a été maintenu.
9 mai. Attentat terroriste islamiste à La Ghriba. Le terroriste a été éliminé. Cinq victimes, dont deux cousins pèlerins juifs - Aviel Haddad, un Juif israélo-tunisien âgé de 30 ans résidant à Djerba, et Benjamin Haddad, 42 ans, un boulanger franco-tunisien de Marseille - et trois membres des forces de l'ordre, sont déplorées. Cinq gendarmes tunisiens sont blessés. « L’attaque contre la synagogue de la Ghriba nous bouleverse. Nous pensons avec douleur aux victimes, au peuple tunisien, nos amis. Nous sommes aux côtés de la famille de notre compatriote assassiné », a twitté le Président de la République Emmanuel Macron.
Kaïs Saïed, Président de la République tunisienne, a déclaré : "Il y avait ici un camp de militaires SS nazis, et quelques juifs étaient protégés dans cette maison. Et certains osent nous accuser d'antisémitisme, alors que nos frères palestiniens qui meurent ne leur posent aucun problème, y compris des personnes âgées, femmes et enfants."« Une enquête criminelle préliminaire a été ouverte », a déclaré à l’AFP Fethi Bakkouche, porte-parole du tribunal de Médenine, dont dépend l’île de Djerba. 11 mai. Le parquet antiterroriste français (PNAT) a ouvert une enquête « du chef d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, Les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ».
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